Antoine-François Hardy
| Antoine-François Hardy | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député de la Seine-Inférieure | |
| – (3 ans, 1 mois et 21 jours) |
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| Gouvernement | Convention nationale |
| Député au Conseil des Cinq-Cents | |
| – (4 ans, 2 mois et 9 jours) |
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| Député au Corps législatif | |
| – (2 ans, 6 mois et 6 jours) |
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| Président du Conseil des Cinq-Cents | |
| – (1 mois et 1 jour) |
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| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Caen (Normandie) |
| Date de décès | (à 75 ans) |
| Lieu de décès | Ancien 10e arrondissement de Paris |
| Nationalité | |
| Parti politique | Girondins Gauche Bonapartiste |
| Profession | Médecin |
| députés de la Seine-Inférieure | |
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Antoine-François Hardy, né le à Caen (ancienne province de Normandie, actuel département du Calvados[1]) et mort le à Paris, est un homme politique de la Révolution française et du Consulat.
Biographie
[modifier | modifier le code]Antoine-François Hardy, baptisé en la paroisse Saint-Nicolas de Caen, est le fils d'Antoine Hardy, « capitaine dans les fermes du roi », et de Marie Nicolas.
Mandat à la Convention
[modifier | modifier le code]La monarchie constitutionnelle mise en place par la constitution du prend fin à l'issue de la journée du : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En , Antoine-François Hardy, alors docteur en médecine à Rouen, est élu député du département de la Seine-Inférieure, le troisième sur treize, à la Convention nationale[2].
Il siège sur les bancs de la Gironde. Le , aux côtés de son collègues Jean-Denis Lanjuinais (député d'Ille-et-Vilaine), il prend la défense de Jean-Marie Roland de la Platière (ministre de l'Intérieur) attaqué par Jean-Paul Marat (député de Paris) dans son journal[3].
Lors du procès de Louis XVI, il vote la détention, et le bannissement à la paix et se prononce en faveur de l'appel au peuple, et du sursis à l'exécution de la peine[4]. En , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[5]. En mai, il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[6].
Le , après le rapport de Jean-Pierre-André Amar (député de l'Isère), membre du Comité de sûreté générale, Antoine-François Hardy est décrété d'accusation devant le tribunal révolutionnaire[7]. Il se soustrait au décret et se cache. Le 18 ventôse an III (), lui et les autres députés girondins mis hors-de-la-loi sont rappelés à leur poste de député[8].
Hardy adhère à la réaction thermidorienne. Le 2 germinal (), il dénonce violemment Jean-Baptiste-Robert Lindet (député de l'Eure), ancien membre du Comité de Salut public[9] :
C'est Lindet qui a institué la boucherie de Robespierre ; c'est lui qui a institué le tribunal révolutionnaire.
Le 15 fructidor (), aux côtés de Paul Barras (député du Var), de Pierre Colombel (député de la Meurthe), d'Hugues Monmayou (député du Lot) et de Jean-Baptiste Quirot (député du Doubs), il est élu membre du Comité de sûreté générale[10].
Sous le Directoire
[modifier | modifier le code]Sous le Directoire, Antoine-François Hardy est réélu député et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour rester au Conseil jusqu'en prairial an VI ()[11]. Lors des élections de germinal an VI (1798), il est réélu[12].
Hardy soutient le coup d’État du 18 brumaire an VIII (). Il est nommé membre du Corps Législatif où il siège jusqu'en l'an X (1802).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Archives départementales du Calvados, « Registre paroissial de Saint-Nicolas, baptêmes, mariages et sépultures de 1748 à 1760, vue 5 / 553, 4E1315 »
, sur https://archives.calvados.fr (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, Liste des députés par départements »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, séance du 11 octobre 1792 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Froullé, Jacques-François (≃1734-1794) et Levigneur, Thomas (≃1747-1794), « Liste comparative des cinq appels nominaux. Faits dans les séances des 15, 16, 17, 18 et 19 janvier 1793, sur le procès et le jugement de Louis XVI […] »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Barbier, Gaston, Claveau, Louis, Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 75, séance du 3 octobre 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°171, « Convention nationale, séance du 8 ventôse an III (18 mars 1795) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 21 ventôse an 3 (11 mars 1795) (consulté le ) - ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°186, « Convention nationale, séance du 2 germinal an III (22 mars 1795) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 6 germinal an 3 (26 mars 1795) (consulté le ) - ↑ Archives départementales du Calvados, « Journal de Perlet n°1070 »
, sur https://archives.calvados.fr, 17 fructidor an 3 (3 septembre 1795) (consulté le ) - ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°167, « Conseil des Cinq-Cents et Conseil des Anciens, séance du 15 ventôse an V (5 mars 1797) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 17 ventôse an 5 (7 mars 1797) (consulté le ) - ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°205, « République française, 24 germinal an VI (13 avril 1798) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 25 germinal an 6 (14 avril 1798) (consulté le )
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Elphège Boursin, Augustin Challamel, Dictionnaire de la Révolution française, institutions, hommes & faits, Paris, Elphège Boursin, Jouvet et Cie, 1893, p. 315
- « Antoine-François Hardy », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressource relative à la vie publique :
- Médecin français du XVIIIe siècle
- Médecin français du XIXe siècle
- Député de la Convention nationale
- Député de la Seine-Maritime
- Membre du Comité de sûreté générale
- Membre du Conseil des Cinq-Cents
- Naissance en juillet 1748
- Naissance à Rouen
- Naissance dans la province de Normandie
- Décès en novembre 1823
- Décès dans l'ancien 10e arrondissement de Paris
- Décès à 75 ans