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Billie Zangewa

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Billie Zangewa
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Galerie Templon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Billie Zangewa, née en à Blantyre, au Malawi, est une artiste vivant entre Londres et Johannesburg. Elle travaille principalement le textile, notamment la soie, qu'elle utilise pour créer des compositions artistiques.

Sa première exposition personnelle a lieu en 2004. Depuis elle est de plus en plus présente dans les expositions internationales, comme Art Paris Art Fair, fin au Grand Palais à Paris.

Billie Zangewa est née en 1973 à Blantyre, au Malawi. Elle est diplômée en Beaux Arts à l’Université Rhodes, en Afrique du Sud. Sa mère travaille dans le domaine du textile, notamment la couture et la broderie[1].

Au cours de sa formation artistique, elle explore plusieurs modes d'expression avant de se consacrer au travail de la soie, attirée par les qualités de ce matériau, sa luminosité et ses effets de reflet. Elle déclare à ce propos : « La soie a une qualité de reflet fabuleuse mais en même temps, je pense qu’elle est très moderne et à la pointe de la mode »[1].

Après avoir travaillé à Gaborone, au Botswana, puis à Johannesburg et à Londres, elle développe une pratique artistique visant notamment à traduire un regard féminin sur son environnement urbain[2],[3]. Elle évoque dans plusieurs entretiens son intérêt pour la photographie de mode ainsi que pour les approches narratives, notamment celles, d'Ellen von Unwerth. Son travail évolue vers la réalisation de compositions textiles : d'abord des sacs à main représentant des scènes de la vie urbaine de Johannesburg, puis des collages sur soie intégrant textes et images, avec une esthétique influencée par le pop art et enrichie par diverses techniques telles que la broderie, l'ajout de perles et les nattes[2],[3].

Billie Zangewa présente ses premières expositions à Gaborone, et Johannesburg[1],[4], puis au Cap. Dans la seconde moitié des années 2000, elle est sélectionnée pour plusieurs expositions internationales, notamment en France, en Belgique, lors de la Biennale de Dakar en 2006, ainsi qu'aux États-Unis, au Maroc, en Espagne, et aux Pays-Bas. A partir de 2013, son travail est régulièrement présenté dans des expositions telles que 1:54 (foires artistiques consacrées à l'art africain) à Londres ou New York, ou encore Art Paris Art Fair, fin au Grand Palais à Paris[5],[6]. En 2018, ses œuvres sont mises en avant lors du Joburg Art Fair[7]. En 2019, elle partl'exposition I Am... Contemporary Women Artists of Africa au Musée national d'Art africain de Washington[8].

Cet accès au marché international est fondamental : « Un art sans marché, cela n’existe pas », fait ainsi remarquer le critique d'art Simon Njami, « Ces pays émergents ne peuvent à eux seuls créer leur marché, ils sont donc obligés de passer par l’international. »[9].

Depuis 2019, Billie Zangewa est représentée par la Galerie Templon à Paris et à Bruxelles. Certaines de ses œuvres ont intégré des collections permanentes d'institutions culturelles, notamment l'œuvre Constant Gardener, réalisée en 2014, acquise par le Smithsonian's National Museum of African Art (Musée national d'Art africain) à Washington[10].

Expositions

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Références

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  1. 1 2 3 « Biographie de Billie Zangewa », African Success, (lire en ligne)
  2. 1 2 (en) « The Creative Showcase: Exploring the female gaze by Billie Zangewa », Mail&Guardian, (lire en ligne)
  3. 1 2 (en) « Billie Zangewa on expressing her black femininity and being a mother and artist », True Africa, (lire en ligne)
  4. Christine Eyene, « Billie Zangewa. Quintessence de la beauté africaine », Africultures, vol. 3, no 85, , p. 180 (ISBN 9782296546653, DOI 10.3917/afcul.085.0110)
  5. (en) « African artist Billie Zangewa on working with silk », BBC, (lire en ligne)
  6. 1 2 3 Roxana Azimi, « A New York, l’essor d’un marché africain-américain de l’art », Le Monde, (lire en ligne)
  7. (en) « The piece offerings of Malawian Billie Zangewa – artist profile », sur Art Radar,
  8. (en) « Opening events : I Am . . . Contemporary Women Artists of Africa », sur Musée national d'Art africain
  9. 1 2 Emmanuelle Lequeux, « Le continent oublié se rappelle au bon souvenir du marché de l’art », Le Monde, (lire en ligne)
  10. (en) « Constant Gardener », sur Smithsonian: National Museum of African Art (Musée national d'Art africain)
  11. Séverine Kodjo-Grandvaux, « Expressions subsahariennes à Paris », Jeune Afrique, (lire en ligne)
  12. (en) « African art around the globe. Amsterdam », The Guardian, (lire en ligne)
  13. 1 2 Clémentine Gallot, « «Body Talk», Moiteurs africaines », Libération, (lire en ligne)
  14. Roxana Azimi, « « Body Talk », l’art des féminismes en Afrique », Le Monde, (lire en ligne)
  15. Emmanuelle Outtier, « À Londres, la 1:54 prend des allures d'une grande », Diptyk mag, no 35, (lire en ligne)
  16. (en) « Zangewa, Billie », sur le site 1:54

Liens externes

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