Clair Tisseur
| Président Académie du Gourguillon et des Pierres plantées |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture |
Cimetière de Sainte-Foy-lès-Lyon (d) |
| Nom de naissance |
Barthélémi Clair Tisseur |
| Pseudonyme |
Nizier du Puitspelu |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités | |
| Fratrie |
Barthélemy Tisseur Jean Tisseur (d) Alexandre Tisseur (d) |
| Membre de |
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Clair Tisseur, né le à Lyon et mort le à Nyons, plus connu sous le pseudonyme de Nizier du Puitspelu[1], est un écrivain et architecte français.
Descripteur prolifique de la culture lyonnaise et de ses coutumes, ses ouvrages sont reconnus localement.
Ses œuvres architecturales comprennent plusieurs églises de Lyon et ses environs ainsi que plusieurs maisons.
Biographie
[modifier | modifier le code]Enfance et études
[modifier | modifier le code]Clair Tisseur est né à Lyon, au 34 rue Grenette[2], au sein d'une famille de 6 garçons dont il est le dernier enfant. Deux de ses frères meurent en bas-âge[3]. Les autres, Barthélémy, né en 1812, Jean, né en 1814, et Alexandre, né en 1819, seront aussi des auteurs. Son père, Jean Marie Louis Tisseur, né à Lyon le 2( avril 1782 et mort dans la même ville en 1857) est marchand rouennier et sa mère, Françoise Durafor (née à Lyon le 9mais 1786 et morte dans la même ville en 1868) est femme au foyer.
Issu du milieu marchand de la ville de Lyon sa famille dispose d'assez de moyen pour l'envoyer en nourrice à Saint-Laurent-d'Agny afin de soulager sa santé fragile[3]. C'est là qu'il sera confronté pour la première fois au francoprovençal, le patois régional[4],[3]. Sa santé l'empêchera d'entrer pleinement dans les études, brèves et chaotiques, il n'arrive pas à les suivre et ce sont ses parents et son frère Jean qui lui enseigneront la lecture, l'écriture et le calcul[3]. La lecture devint vite son passe-temps et il dévore la bibliothèque de son grand-père maternel, Pierre Aymé Durafor, lors de ses été à Sainte-Foy-lès-Lyon[3].
À 14 ans, il commence son apprentissage auprès d'un satinaire, puis un veloutier et enfin un canut[3]. Néanmoins, le métier ne lui plait pas et il n'arrive pas à s'y faire. Son père l'envoi alors à l'école des beaux-arts de Lyon où il apprend l'architecture dans les ateliers de Pierre-Marie Bossan puis d'Antoine-Marie Chenavard en 1845[3].
Début de carrière et engagements
[modifier | modifier le code]Au début de 1845, Clair Tisseur rencontre le peintre Joseph Pagnon, et avec un groupe d'amis ils créent un tiers-ordre dominicain nommé « la Fraternité » accompagné par le prédicateur Lacordaire qui les avaient séduits lors de ses prêches[3]. Cette même année 1845, il intègre la Congrégation des Messieurs, assemblée secrète catholique et contre-révolutionnaire[3]. Il sort en 1847 de l'école des beaux-arts avec la première mention d'architecture[4].
Libéral mais aimant l'ordre, il est contre la révolution de 1848 et se réfugie dans la maison familiale à Sainte-Foy-lès-Lyon loin des tumultes[4]. En cette période trouble, il écrit dans plusieurs journaux comme Le Réparateur et la Revue du Lyonnais[4]. En 1851, le coup d'état le force à une vie moins militante et il revient à son travail d'architecte. Il intègre les ateliers de Jean-Amédée Savoye puis d'Antonin Louvier[4]. Il entrera après 1854 dans le service d'architecture de la ville de Lyon sous la direction de Tony Desjardins[4].
Le 18 avril 1855, il épouse Marie Ernestine Victoire Bonnardel[4].
Architecte à son compte
[modifier | modifier le code]Et en 1858, il quitte les services de la ville pour se mettre à son compte et ouvre un cabinet d'architecture avec son collaborateur et élève Joseph Étienne Malaval[3]. Il travaille alors à construire plusieurs bâtiments dans Lyon dont : l’Église Sainte-Blandine, l’Église du Bon-Pasteur, l'hôtel de la Compagnie des forges de Terrenoire, des immeubles de rapport - dont celui qu'il habite au 10 rue Franklin - et le 55 rue de la République.
Il construira également divers églises du département du Rhône comme celles de Tassin-la-Demi-Lune, de Orliénas ou de Brignais[4].
Il est élu membre de la Société académique d'architecture de Lyon le , et de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon le [5].
En 1879, il crée l'Académie du Gourguillon, qui lui survivra et donnera naissance, en 1920, à l'Académie des Pierres Plantées, « fille respectueuse, quoique non reconnue, de défunte l’Académie du Gourguillon »[6].
En 2000, le cinéaste lyonnais Philippe Roger a consacré un documentaire de 55 minutes sur son œuvre : Clair l'obscur.
Réalisations en architecture
[modifier | modifier le code]Il est l'architecte de plusieurs églises de la région et de la mairie du 2e arrondissement de Lyon[7].
- Église Saint-Clair de Brignais, édifiée en 1859-1862 à Brignais (Rhône),
- Église Saint-Jean de Chabeuil, édifiée en 1862 à Chabeuil (Drôme),
- Église Saint-Claude de Tassin, édifiée en 1866-1868 à Tassin-la-Demi-Lune[8] (Rhône),
- Église Saint-Martin d'Orliénas, édifiée à Orliénas (Rhône) (clocher de M. Malaval),
- Église Sainte-Blandine, édifiée en 1863-1869 à Lyon 2e arrondissement[9] (flèche réalisée ultérieurement par M. Malaval),
- Église du Bon-Pasteur, édifiée en 1875-1883 à Lyon,
- Église de Saint-Laurent-d'Agny (Rhône),
- Église de Saint-Ferréol à Saint-Ferréol-d'Auroure (Haute-Loire),
- plusieurs maisons dans la rue de la République à Lyon.
Littérature
[modifier | modifier le code]Passionné par Lyon, il a collaboré à de nombreux journaux et a notamment publié Vieilleries lyonnaises[10] en 1879, le Très humble traité de phonétique lyonnaise[11] en 1885, et le célèbre Littré de la Grand'Côte en 1894. Il s'agit d'un dictionnaire du parler lyonnais, riche d'anecdotes et d'expressions oubliées [7]. On peut aussi citer :
- Joseph Pagnon, lettres et fragments
- Le Testament d'un Lyonnais au XVIIe siècle
- Marie Lucrèce ou le grand couvent de la Monnoie
- Lettres de Valère
- Benoît Poncet et sa part dans les grands travaux publics de Lyon
- Un Noël satirique en patois lyonnais (1882)[12]
- Des verbes dans notre bon patois lyonnais
- Les Oisivetés du sieur du Puitspelu, Lyonnais
- Sur quelques particularités curieuses du patois lyonnais
- Poésies de Jean Tisseur
- Vieilles choses et vieux mots lyonnais
- Les Histoires de Puitspelu, Lyonnais
- Fragments en patois du Lyonnais
- Pauca Paucis (1894)[13]
- Dictionnaire étymologique du patois lyonnais (1887)[14]
- Un conte en patois lyonnais du commencement du siècle
- Modestes observations sur l'art de versifier (1893)[15]
- Au hasard de la pensée
- Biographie d'Antoine Chenavard, architecte (Discours de réception à l'Académie de Lyon)
- Biographie de Morel de Voleine (sous le pseudonyme de Clément Durafor)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Jean-Baptiste Martin, « Paroisse du Bon-Pasteur », dans Jean-Baptiste Martin, Histoire des églises et chapelles de Lyon, Lyon, H. Lardanchet, p. 174.
- ↑ Archives municipales de Lyon, « Baptêmes puis naissances », dans Registres paroissiaux, Lyon (lire en ligne), 2E236 acte 472
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Dictionnaire historique des académiciens de Lyon: 1700-2016, Éditions de l'Académie, (ISBN 978-2-9559433-0-4)
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Bruno Thévenon, Dictionnaire historique de Lyon, S. Bachès, (ISBN 978-2-915266-65-8 et 978-2-35752-044-8)
- ↑ Dict. Académiciens de Lyon, p. 1270.
- ↑ Collectif, Almanach des amis de Guignol : 1922, Lyon, éd. audin imprimerie, 172 p., p. 47.
- 1 2 Dict. Académiciens de Lyon, p. 1271.
- ↑ « Église Saint-Claude », sur Ville de Tassin-la-Demi-Lune.
- ↑ « Église paroissiale Sainte-Blandine », sur Inventaire de Lyon propriété de l'État et de la ville de Lyon, ministère de la Culture et de la Communication.
- ↑ « Les vieilleries lyonnaises de Nizier du Puitspelu », sur books.google.fr (consulté le ).
- ↑ « Très humble traité de phonétique lyonnaise », sur books.google.fr (consulté le ).
- ↑ « Un Noël satirique en patois lyonnais », sur books.google.fr (consulté le ).
- ↑ « Pauca Paucis », sur books.google.fr (consulté le ).
- ↑ « Dictionnaire étymologique du patois lyonnais », sur books.google.fr (consulté le ).
- ↑ « Modestes observations sur l'art de versifier », sur books.google.fr (consulté le ).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Louis David et Dominique Saint-Pierre (dir.), « Tisseur, Clair », dans Dictionnaire historique des Académiciens de Lyon : 1700-2016, Lyon, éd. ASBLA de Lyon, (ISBN 978-2-9559-4330-4, présentation en ligne), p. 1269-1271.

- Antoine Vachez, Clair Tisseur : notice nécrologique, Lyon, Imprimerie Mougin-Rusand, , 9 p.
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Clair Tisseur (1862), Sur un dictionnaire de philosophie de Frédéric Morin, 16 pp.
- Clair Tisseur (1867), Histoire d'André, 202 pp.
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressources relatives à la recherche :
- Ressource relative à la littérature :
- Ressource relative à l'architecture :