close
Aller au contenu

Clara Peeters

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Clara Peeters
Vanité, tableau de Clara Peeters, ca. 1610. La femme représentée dans cette peinture est probablement un autoportrait.
Naissance
Décès
Période d'activité
Activité
Lieu de travail
Mouvement

Clara Peeters (probablement née à Anvers entre 1581 et 1585[1] et morte après 1657) est une artiste peintre active dans les Pays-Bas espagnols ainsi que les Provinces-Unies[2].

Peeters est l'une des peintres flamandes les plus célèbres de son temps. Elle est l'une des rares artistes à avoir exercé professionnellement durant le Siècle d'Or malgré les restrictions limitant les femmes à accéder à une formation et adhérer à une guilde[3].

Connue pour ses natures mortes de tables (en néerlandais appelées ontbijtes : « pièces de petit déjeuner » et banketjes : « pièces de banquet »)[4].

Clara Peeters, probablement née à Anvers entre 1581 et 1585, se marie à Anvers avec le peintre Henrick II Peeters le [1].

Artiste précoce, sa première œuvre connue est peinte lorsqu'elle a quatorze ans. Elle s'adonne très jeune à la peinture et, dès dix-huit ans, elle se spécialise dans les natures mortes, représentant le plus souvent des tables dressées pour des repas soit quotidiens, soit plus raffinés. Elle s'intéresse aux reflets sur les objets métalliques, pièces, plats, vases, coupes, timbales ou bijoux présents fréquemment dans ses compositions, en premier plan sur un fond plus sombre[5]. Ces reflets font apparaître régulièrement, et c'est une caractéristique anecdotique de son œuvre, de minuscules autoportraits tels ceux que l'on peut distinguer dans les volumes de la verseuse en étain de la Nature morte aux noix, friandises et fleurs[6].

Après 1620, sa palette est plus réduite et tend vers des harmonies monochromes de gris et de brun[5].

Elle a recherché une certaine reconnaissance sociale à l'époque où ses collègues masculins tenaient le haut du pavé dans les différentes formes d'art. Elle a ainsi apposé sa propre signature et n'a pas hésité à s'autoportraitiser sur ses toiles[7].

Clara Peeters meurt après 1657, date de sa dernière œuvre connue.

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. 1 2 A. Lafore, Un tableau de Clara Peeters pour le Metropolitan Museum of Art, La tribune de l'art (24 mars 2020).
  2. Seymour Slive et Seymour Slive, Dutch painting, 1600 - 1800, Yale Univ. Press, coll. « Yale University Press Pelican history of art », (ISBN 978-0-300-07451-2 et 978-0-300-06418-6)
  3. Linda Nochlin, « Why Have There Been No Great Women Artists? », dans Women, Art, and Power and Other Essays, Routledge, , 145–178 p. (ISBN 978-0-429-50299-6, lire en ligne)
  4. Delia Gaze, Concise Dictionary of Women Artists, Taylor and Francis, (ISBN 978-1-57958-335-4)
  5. 1 2 Molinié et al. 2013, p. 3390.
  6. Delphine Peresan-Roudil, « Cache-cache, où l’on découvre tout ce qui peut se cacher dans un petit reflet », sur newsletters.artips.fr (consulté le ).
  7. (en) Alexander Vergara, Museo del Prado (Organisme de publication), Getty Publications, Clara Peeters, Los Angeles, Museo del Prado (Organisme de publication), Getty Publications, (lire en ligne), p. 21

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

[modifier | modifier le code]

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]