Coussegrey
| Coussegrey | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Aube |
| Arrondissement | Troyes |
| Intercommunalité | CC du Chaourçois et du Val d'Armance |
| Maire Mandat |
Gérard Krier 2026-2032 |
| Code postal | 10210 |
| Code commune | 10112 |
| Démographie | |
| Gentilé | Dagonios |
| Population municipale |
180 hab. (2023 |
| Densité | 11 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 47° 57′ 20″ nord, 4° 01′ 05″ est |
| Superficie | 16,16 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Tonnerre (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton des Riceys |
| Législatives | 2e circonscription de l'Aube |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | https://www.coussegrey.fr/ |
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|
Coussegrey est une commune française située dans le département de l'Aube en région Grand Est.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Tonnerre ainsi que dans son bassin de vie, et dans la zone d'emploi de Troyes[I 1].
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Les communes limitrophes sont Bernon, Chaserey, Chesley, Lignières, Mélisey, Molosmes, Prusy et Vanlay.
Géologie et relief
[modifier | modifier le code]La superficie de la commune est de 16,16 km2 ; son altitude varie de 162 à 285 mètres[1].
Hydrographie
[modifier | modifier le code]Réseau hydrographique
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La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le ru de Bernon[2],[Carte 1].
Le Ru de Bernon, d'une longueur de 22 km, prend sa source dans la commune de Chesley et se jette dans l'Armance à Chessy-les-Prés, après avoir traversé cinq communes[3].
Gestion et qualité des eaux
[modifier | modifier le code]Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Armançon ». Ce document de planification concerne le territoire du bassin versant de l'Armançon qui s’étend sur 3 100 km2 et se répartit sur trois départements (l'Aube, l'Yonne et la Côte-d'Or). Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte du bassin versant de l'Armançon (SMBVA)[4].
La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[7] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[8]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 799 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chessy-les-Prés à 11 km à vol d'oiseau[11], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 756,5 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −22,2 °C, atteinte le [Note 3].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Coussegrey est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15].
Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tonnerre, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 38 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[16],[17].
Occupation des sols
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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (78,9 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (74,3 %), forêts (20,3 %), mines, décharges et chantiers (2,2 %), zones agricoles hétérogènes (2 %), prairies (1,3 %)[18].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
Habitat et logement
[modifier | modifier le code]En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 135, alors qu'il était de 132 en 2016 et de 126 en 2011[I 2]. Parmi ces logements, 61,8 % étaient des résidences principales, 14,8 % des résidences secondaires et 23,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 98,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0,8 % des appartements[I 3]. Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Coussegrey en 2022 en comparaison avec celle de l'Aube et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (14,8 %) supérieure à celle du département (5,1 %) et à celle de la France entière (9,7 %).
| Typologie | Coussegrey[I 3] | Aube[I 4] | France entière[I 5] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 61,8 | 85,7 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 14,8 | 5,1 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 23,4 | 9,2 | 8 |
Voies de communication et transports
[modifier | modifier le code]La commune est desservie par le tracé initial de l'ancienne route nationale 444 (actuelle RD 444) qui lui donne accès à Tonnerre et Troyes
Toponymie
[modifier | modifier le code]Histoire
[modifier | modifier le code]Politique et administration
[modifier | modifier le code]Rattachements administratifs et électoraux
[modifier | modifier le code]Rattachements administratifs
[modifier | modifier le code]La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Troyes du département de l'Aube[I 1].
Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Chaource[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
[modifier | modifier le code]Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton des Riceys[I 1].
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Aube.
Intercommunalité
[modifier | modifier le code]Coussegrey était membre de la petite communauté de communes du Chaourçois, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2001 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de la Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe), qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (sauf dérogation), cette intercommunalité a fusionné avec la communauté de communes du Val d'Armance pour former, le , la communauté de communes du Chaourçois et du Val d'Armance dont est désormais membre la commune[I 1].
Liste des maires
[modifier | modifier le code]Équipements et services publics
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[23].
En 2023, la commune comptait 180 habitants[Note 5], en évolution de −5,26 % par rapport à 2017 (Aube : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Église de l'Assomption de Coussegrey :
À l'intérieur, plusieurs statues des XVe, XVIe et XVIIe siècles.
À l'extérieur, un bas-relief datant de 1554 représente la résurrection de Lazare. À la fin du Xe siècle, l'église est donnée par le comte de Tonnerre à l'abbaye Saint-Michel de Tonnerre[25].
- Chapelle Saint-Jacques
Inscrite MH (1925)[26] :
En arrivant de Prusy, juste avant d'entrer dans Coussegrey, se trouve un monument complexe regroupant une mise au tombeau surmontée d'une croix en pierre. L'ensemble est baptisé Chapelle Saint-Jacques. Érigé en 1538 par Gérard de Noiron, il a été classé monument historique en 1925[27]. Très dégradée lors de la Révolution française, l'œuvre est désormais protégée par un abri, qui a pour inconvénient d'étouffer l'ensemble monumental.
- Ensemble croix de pierre et mise au tombeau appelé Chapelle Saint Jacques.
- Détail de la croix de pierre.
- Détail de la mise au tombeau dégradée lors de la Révolution française.
- Blason martelé.
- L'un des graffitis anciens sur la mise au tombeau.
- Bas relief dégradé et graffiti de 1862.
- Le monument aux morts
- Le monument aux morts.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Pour approfondir
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- « Dossier complet : Commune de Coussegrey (10112) », Recensement de la population de 2022, INSEE, (consulté le ).
- Données administratives de la commune sur le site de l'Insee[Note 6]
- Coussegrey sur le site BANATIC du Ministère de l'intérieur (DGCL).
- « Coussegrey » sur Géoportail.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseau hydrographique de Coussegrey » sur Géoportail (consulté le 18 mai 2024).
- ↑ « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le ).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]Site de l'Insee
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 4 5 6 Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Coussegrey - Section LOG T1 » (consulté le ).
- 1 2 « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Coussegrey - Section LOG T1 bis » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans l'Aube - Section LOG T1bis » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans la France entière - Section LOG T2 » (consulté le ).
Autres sources
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ « Fiche communale de Coussegrey », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « le Ru de Bernon »
- ↑ « SAGE Armançon », sur gesteau.fr (consulté le ).
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Coussegrey et Chessy-les-Prés », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Chessy-les-Prés_sapc », sur la commune de Chessy-les-Prés - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Chessy-les-Prés_sapc », sur la commune de Chessy-les-Prés - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Tonnerre », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Réélu pour le mandat 2008-2014 : « Liste des maires de l'Aube », Préfecture de l'Aube, (consulté le ).
- ↑ Répertoire national des maires au 17 juin 2014, Ministère de l'intérieur
- ↑ « Répertoire national des maires » [txt], Répertoire national des élus, sur https://www.data.gouv.fr/, (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Michel de La Torre, Aube : le guide complet de ses 430 communes, Deslogis-Lacoste, 1990
- ↑ « Autel et croix », notice no PA00078093, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Notice no PM10004892, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
- ↑ « Monument funéraire : Mise au tombeau », notice no PM10004892, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture

