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Hackbrett

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Hackbrett
Image illustrative de l’article Hackbrett

Classification Instrument à cordes
Famille Instrument à cordes frappées
Instruments voisins Cymbalum, piano

Le hackbrett est un instrument de musique à cordes frappées rencontré dans les pays germaniques. Le terme est attesté dès 1447 en Suisse, et signifie « planche à hacher ». Le hackbrett appartient à la famille des cithares sur table, et est traditionnellement considéré comme étant un descendant direct du santour. Il s'est concentré en une zone géographique restreinte, plutôt alpine, similaire à celle de la cithare autrichienne (zither).

Alors qu'il a servi la musique classique (sous le nom aussi de salterio tedesco) puisque Christoph Willibald Gluck inclut deux parties pour hackbrett dans son opéra Le cadi dupé (Der betrogene Kadi, 1761) et Leopold Mozart dans sa Sinfonia en Ré Majeur Le mariage paysan (Die Bauernhochzeit, 1755) requiert le hackbrett à titre de coloration musicale, il est devenu un instrument purement folklorique au fil des décennies, malgré les efforts de Carl Orff au siècle dernier.

Son fonctionnement est similaire à celui de ses pairs : il s'agit de frapper des cordes à l'aide de deux baguettes, tel un piano archaïque. Il se décline en diverses variétés, cantonnées aux folklores locaux. Ses formes varient : trapèze, demi-trapèze, ou plus rarement rectangle, avec pour toutes, cette particularité d'avoir de grandes ouïes ou des rosaces.

Le hackbrett en Bavière

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C'est le Salzburger Hackbrett, (Chomatisches Hackbrett -cf infra).

Presque complètement disparue à la fin du XIXè siècle, la pratique du Hackbrett a connu un renouveau en Bavière -puis dans le reste de l'Allemagne. grâce à l'invention de Tobi Reiser, à l'influence de la radio[1], à son introduction en Bavière par le musicien Martin Schwab après 1940[2] et aux efforts de Karl-Heinz Schickhaus.

Des musiciens tels que Jörg Lanzinger composent aujourd'hui pour cet instrument qui est enseigné dans les conservatoires régionaux et fait partie de bon nombre d'ensembles.

Le hackbrett en Autriche

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Steirisches Hackbrett

Le hackbrett de Styrie, est diatonique, d'une étendue de quatre octaves ¼ (du la1 au do4), et les chevalets séparant les 116 cordes dans une proportion de 2/3, donnant ainsi la note fondamentale d'un côté et la quinte de l'autre. Il y a quelques pédales de basse. Il est utilisé dans la musique folklorique de danse comme accompagnement rythmique et harmonique[3].

Osttiroler Hackbrett

Le hackbrett de l'est du Tirol, dont l'accord est diatonique mais l'instrument plus petit que le précédent. Les 18 chevalets amovibles sont en "pions d'échiquier" et peuvent être rapidement déplacés pour augmenter ou diminuer les notes d'un demi-ton. Il existe aussi des "perles" (passées dans les cordes) placées sur le dessus de la table d'harmonie, permettant l'accord fin en cours de jeu des 72 cordes (même nombre sur le santur iranien).

Salzburger Hackbrett

Le hackbrett de Salzbourg, dont l'accord est intégralement chromatique (six tons par octave sur le chevalet à gauche et six sur celui de droite) comporte deux chevalets placés près des bords gauche et droit de l'instrument, supportant respectivement la moitié des cordes -qu'on ne frappe que d'un côté, contrairement aux modèles plus anciens . Il a été conçu à partir de 1927 par l'Autrichien Tobi Reiser, en s'inspirant d'un vieil instrument en sa possession, et des exemplaires disponibles dans les musées mais en adoptant l'accordage 6+6, afin de créer un instrument pouvant jouer indifféremment dans tous les tons, et réalisé par le facteur Heinrich Banzauner [4]. Le premier exemplaire de Salzburger Hackbrett est sorti de cet atelier en 1935 [3]. Son étendue, de deux octaves (Sol1-Sol3) à l'origine, est passée progressivement à 27,28,30 pour atteindre le standard de 32 notes -de Sol1 à Ré4, définitif depuis 1971[5]. Suivant la facture (3 ou 4 chœurs, de 27 à 32 notes du Sol1 au La3 . du Sol1 au Ré4), il pèse de 8 à 10Kg. Cet instrument également nommé chromatisches Hackbrett, ou en français tympanon chromatique, est actuellement le plus joué en Autriche , et en Allemagne où des auteurs tels que Jörg Lanzinger écrivent pour cet instrument. Dans les pays francophones, il est connu sous le nom de tympanon chromatique et fait l'objet d'une méthode en français-allemand-anglais due à Gérard Berlioz.

Le hackbrett en Suisse

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Hackbrett d'Appenzell
Hackbrett de 1511
Master of the St Lucy Legend - Mary, Queen of Heaven 1480
Appenzeller Hackbrett

Le hackbrett d'Appenzell présente une étendue de trois octaves chromatiques (du do0 au do3), les chevalets divisant les 125 cordes (chœurs de cinq) en quintes, et sixtes. Il y a aussi des mini chevalets spécialisés, comme sur le cymbalum roumain ou le santouri grec. C'est certainement le Hackbrett le plus vivace en Suisse aujourd'hui, car il existe encore de nombreux musiciens et un riche répertoire folklorique, dont la famille Alder (depuis 1884) et Töbi Tobler sont des représentants marquants[3].

Walliser Hackbrett

Le hackbrett du Valais, est construit comme le Osttiroler Hackbrett, mais il est un peu plus grand, avec 21 chevalets et 84 cordes.

Le hackbrett slovène

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Il est construit comme le Steirischer Hackbrett et est aussi appelé cembale.

Le hackbrett alsacien

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Celui-ci a disparu et n'est attesté que par une sculpture du XIVe siècle sur la collégiale Saint-Martin de Colmar.

Notes et références

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  1. Wie das Hackbrett zu neuem Leben kam, Münich, Bayerischer Landswirtschaftverlag Repris dans Hackbrett Fibel, , 3 p., p. 4-6
  2. (de) KarlHeinz Schickhaus, Über Volksmusik und Hackbrett in Bayern, , p. 129
  3. 1 2 3 (de) Karl Heinz SchickHaus, De la musique populaire et du tympanon en Bavière (Über Volksmusik und Hackbrett in Bayern), Münich/VienneZürich, BLV Verlagsgesellschaft, , 208 p. (ISBN 3-405-12052-7), p. 130
  4. (de) Karl Heinz Schickhaus, Hackbrett Fibel, Münich, Preißler, , 42 p., p. 4-6
  5. (de) Manfred Schuler, Einführung in das Spiel des Hackbrett, Allemagne, Heyn, , 1 p. (ISBN 978-3-7084-0072-3), p. 6
  • (de) Karl Klier, Volkstümliche Musikinstrumente in den Alpen, Kassel, 1956.
  • (de) John H. Meer, Brigitte Geiser, Karle-Heinz Schickhaus, Das Hackbrett : ein alpenländisches Musikinstrument, Herisau-Trogen, 1975.
  • (de) Angelika Mücke, « Die Verwendung des Hackbretts im alpenländischen Raum außerhalb der Volksmusik », Volksmusik in Bayern, 10 Jg., Heft 4, München, 1993.
  • (de) Martin Kesselring, Saiteninstrumente selbst gebaut, Zytglogge, 1990.
  • (en) David Kettlewell, The Dulcimer, History and playing traditions around the world, PhD thesis, 1976

Liens externes

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