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Interparfums

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Interparfums
logo de Interparfums
illustration de Interparfums
Siège social d'Interparfums SA rue de Solférino (Paris 7e)

Création 1982
Fondateurs Philippe Bénacin
Jean Madar
Forme juridique S.A., Société anonyme
Action Euronext : ITP
Siège social Paris
Drapeau de la France France
Coordonnées 48° 51′ 36″ N, 2° 19′ 24″ E
Directeurs Philippe Bénacin et Jean Madar (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Actionnaires INTER PARFUMS, INC. : (72,36 %)[1]
Activité Parfumerie
Produits Parfums
Filiales Interparfums Usa Llc (d)
Interparfums Italia Srl (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Effectif 378 (2025)
SIREN 350219382Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web https://www.interparfumsinc.com
https://www.interparfums.fr

Chiffre d'affaires en augmentation 899,4 millions d'euros (2025)[2]
2 % vs 2024
Résultat net 126,6 millions d'euros (2025)[3]

Interparfums, Inc. est une entreprise américaine, située à New York (États-Unis), qui fabrique et qui distribue des parfums. Elle est dirigée par Jean Madar. Elle possède Interparfums SA (France) à hauteur de 72,36 %. Interparfums Inc. gère plus particulièrement les parfums de moyenne gamme.

De son côté, Interparfums SA est une filiale située en France. Elle est dirigée par Philippe Bénacin et gère les parfums haut de gamme. D'autres filiales existent à travers le monde (Suisse, Espagne, Asie).

Jean Madar et Philippe Bénacin sont entrés en 2024 dans le classement des milliardaires du magazine Forbes[4].

L'entreprise est créée en 1982 par Philippe Bénacin et Jean Madar[5].

Les sociétés se développent tout d'abord sur le marché de la parfumerie bas de gamme avec la conception et la distribution d'eaux de toilette à prix abordables avant d'orienter au début des années 1990 son activité vers le créneau de la parfumerie sélective. En 1993, Interparfums SA (France) signe un accord contrat de licence avec la marque anglaise Burberry[5]. Cette démarche a constitué la première étape pour constituer un portefeuille de marques internationales comme Karl Lagerfeld, de marques de prêt à porter (Lanvin), de haute joaillerie (Van Cleef & Arpels, Boucheron), ou d'accessoires (ST Dupont, Montblanc, Jimmy Choo, Repetto pour l'automne 2013[6]) toujours dans l'univers des parfums et cosmétiques[7].

Depuis , après des négociations[8],[9] entre l'entreprise britannique et Interparfums SA[5], la marque Burberry, qui représentait plus de la moitié du chiffre d'affaires d'Interparfums SA[10], passe chez BPI (Beauté Prestige International), filiale de Shiseido[6]. Burberry verse un montant de 189 millions d'euros en échange de l'arrêt de la licence avec interparfums SA.

En , Interparfums acquiert Rochas, une filiale de Procter & Gamble spécialisée dans les parfums et la mode, pour 108 millions de dollars[11].

En , Interparfums signe un accord de licence d’exploitation avec la marque Coach[12].

Philippe Bénacin.

En 2016, à la suite du rachat de Balmain par la société d'investissement Mayhoola, Interparfums décide de mettre un terme au contrat de licence.

Le , la marque Kate Spade New York et Interparfums annoncent avoir signé un accord exclusif de licence mondiale sur les parfums Kate Spade pour une durée de 11 ans[13].

Le , la marque Moncler et Interparfums annoncent la signature d’un accord de licence parfums jusqu’au avec une possibilité d’extension de cinq ans[14].

Le , Interparfums acquiert 25 % du site « origines-parfums.fr »[15], qui deviendra MyOrigines.

En , le groupe Interparfums, jusqu'alors installé au no 4 du Rond-point des Champs-Élysées-Marcel-Dassault dans le 8e arrondissement de Paris, rachète le 10 rue de Solférino, le célèbre bâtiment du parti socialiste, dans le 7e arrondissement (pour un montant de 45 millions d'euros) via la foncière APSYS l'immeuble, qui gérera aussi des travaux pour un montant de 140 millions d'euros[16].

Sur l'ensemble de l'année 2021, Interparfums annonce un bénéfice net en hausse de 40 % par rapport à 2019, dernière année avant pandémie, pour un chiffre d'affaires qui s'élève à 71,1 millions d'euros[17].

L'année suivante, en 2022, le groupe Richemont, qui accorde plusieurs licences de marques à Interparfums, annonce vouloir reprendre en main l'activité « beauté » ; cela entraine une chute du cours de bourse du fabricant[18].

En décembre 2022, Interparfums annonce un accord de licence mondial avec la marque Lacoste d'une durée de 15 ans, et qui prendra effet au 1er janvier 2024[19].

Depuis des années, le groupe ne produit plus de licences de parfums grand public, telles que celles de marques Christian Lacroix, Céline, Molyneux, Quiksilver/Roxy, Regine's, Nickel qui étaient auparavant détenues par le groupe. Ces dernières ne font plus partie du portefeuille[20].

Les années 2023 et 2024 voient l'augmentation du chiffre d'affaires de l'entreprises pour atteindre 880 millions fin 2024[21].

En 2025, Interparfums achète tous les droits de propriété intellectuelle liés à la Maison Goutal à Amore Pacific[22]. La même année le groupe lance la marque « Solférino Paris », sa première marque de haute parfumerie[23].

Données chiffrées

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Boutique Solférino Paris rue Saint-Honoré

Interparfums est spécialisé dans la création, la fabrication et la commercialisation de parfums.

Le chiffre d'affaires 2011, en progression de 30 %, est de 398 millions d'euros[24].
Celui de l'année 2012, en progression de 12 %, est de 445,5 millions d'euros[25], mais devrait baisser en 2013 à la suite de la perte de la licence Burberry[6] et malgré la signature d'un long contrat avec Karl Lagerfeld[26].

Touché par la crise économique et sanitaire liée au Covid-19, Interparfums SA déplore pour le premier semestre 2020 un chiffre d'affaires en forte baisse de 41,3 % à 139,3 millions d'euros et un bénéfice net en chute de 67 % à 8,9 millions d'euros[27],[28]. L'annulation du dividende de 2019 a été décidée pour permettre à l'entreprise de se maintenir avec un niveau de trésorerie élevé[29]. En 2025, Interparfums enregistre un chiffre d'affaires en progression de 2 %, à 899,4 millions d'euros, tandis que le résultat net part du groupe recule de 3 % à 126,6 millions d'euros[3].

Répartition du chiffre d'affaires 2025 (899,2 millions d'euros) par marque[30] :

  • Jimmy Choo pour 227,9 millions d'euros soit 25,3 % des ventes totales en 2025
  • Coach pour 200,0 millions d'euros soit 22,3 % des ventes totales en 2025
  • Montblanc pour 193,2 millions d'euros soit 21,5 % des ventes totales en 2025
  • Lacoste pour 95,4 millions d'euros soit 10,6 % des ventes totales en 2025
  • Rochas pour 41,0 millions d'euros soit 4,6 % des ventes totales en 2025
  • Lanvin pour 41,0 millions d'euros soit 4,6 % des ventes totales en 2025
  • Karl Lagerfeld pour 27,1 millions d'euros soit 3,0 % des ventes totales en 2025
  • Van Cleef & Arpels pour 25,0 millions d'euros soit 2,8 % des ventes totales en 2025
  • Boucheron pour 17,1 millions d'euros soit 1,9 % des ventes totales en 2023
  • Solférino Paris pour 1,6 millions d'euros soit 0,18 % des ventes totales en 2025
  • Autres marques pour 30,1 millions d'euros soit 3,34 % des ventes totales en 2025

Résumé de l'historique

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  • 1982 :
    • Création de la société Interparfums en France par Philippe Bénacin et Jean Madar
  • 1985 :
    • Création de la société Interparfums Inc. aux États-Unis, société mère d’Interparfums en France
  • 1988 :
    • Accord de licence sous la marque Régine’s
  • 1993 :
    • Signature d’un accord de licence pour la marque Burberry
  • 1997 :
    • Signature d’un accord de licence pour la marque ST Dupont
  • 1998 :
    • Signature d’un accord de licence pour la marque Paul Smith
  • 2004 :
    • Signature d’un nouveau contrat de licence pour la marque Burberry
    • Acquisition de la marque Nickel
    • Signature d’un accord de licence pour la marque Lanvin
  • 2007 :
  • 2009 :
    • Signature d’un accord de licence pour la marque Jimmy Choo
  • 2010 :
    • Signature d’un accord de licence pour la marque Montblanc
    • Alliance Interparfums SA-Clarins aux États-Unis
    • Expiration du contrat de distribution avec P&G Prestige USA
    • Signature d’un accord de licence pour la marque Boucheron
  • 2011 :
    • Signature d’un accord de licence pour la marque Balmain
    • Signature d’un accord de licence pour la marque Repetto
  • 2012 :
    • Arrêt par anticipation de l’accord de licence avec la marque Burberry
    • Signature d’un accord de licence pour la marque Karl Lagerfeld
  • 2013 :
    • Arrêt de l’exploitation des parfums Burberry[31]
    • Cession de la marque Nickel au groupe L'Oréal
  • 2015 :
  • 2019 :
  • 2020 :
    • Moncler et Interparfums annoncent la signature d’un accord de licence parfums, mondial et exclusif
    • Interparfums acquiert 25 % du site origines-parfums.fr
  • 2022
    • Lacoste et Interparfums annoncent la signature d’un accord de licence parfums
  • 2023 & 2024
    • Augmentation du chiffre d'affaires pour dépasser 800 millions d'euros fin 2024
  • 2025

Affaire judiciaire

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En 2014, la société Interparfums SA (Paris) est poursuivie par l’un de ses anciens salariés, Frédéric Desnard. Celui-ci porte plainte suite à ses idées suicidaires dans le cadre d'une « placardisation », (bore-out, ou inaction forcée par l'employeur).

Après plusieurs années d'un combat juridique, la filiale française Interparfums SA est condamnée pour harcèlement moral par la cour d'appel de Paris le [32],[33], entrainant des complications duent à l'inaction forcée au travail dont il a été victime[34]. Il s'agit en France de la première condamnation pour ce type de harcèlement moral déclenchant dans ce cas précis une maladie physique (crises d’épilepsie résistantes aux traitements)[35],[36].

Notes et références

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  1. Interparfums sur zonebourse.com
  2. « Interparfums: bénéfice net en baisse de 3% en 2025 pénalisé par les droits de douane américains », sur boursorama.com,
  3. 1 2 Interparfums
  4. Gaëlle Ménage, « Série d’été – Milliardaires nouveaux entrants | Jean Madar, cofondateur d’Interparfums et leader des parfums de prestige », sur forbes.fr, (consulté le )
  5. 1 2 3 Thiébault Dromard, « La vérité sur... le divorce Burberry-Interparfums », Challenges, no 340, , p. 48 à 49 (ISSN 0751-4417)
  6. 1 2 3 Dominique Chapuis, « Après Burberry, Interparfums en quête d'acquisitions », sur lesechos.fr, Groupe Les Échos, (consulté le ) : « Après vingt ans de collaboration, la société doit en effet compenser la perte de la licence Burberry. C'est BPI, la filiale de Shiseido, déjà responsable des jus Jean Paul Gaultier qui devrait récupérer le contrat de distribution. »
  7. François Schott, « Inter Parfums poursuit sa moisson de licences dans le luxe », sur easybourse.com, (consulté le )
  8. « Burberry rachète sa licence parfum et cosmétique pour 181 millions d’euros », DPH, sur lsa-conso.fr, LSA, (consulté le )
  9. Juliette Garnier, « Burberry et Interparfums : un clash à 181 millions d'euros », Parfums, sur latribune.fr, Capital, (consulté le ) : « Dès 2010, Burberry avait manifesté son envie d'intégrer à 100 % son activité parfums et maquillage, sans passer par un licencié. Depuis, les deux groupes discutent. En avril, ils avaient déjà échoué à boucler la renégociation de leur accord. »
  10. Juliette Garnier, « Burberry et Interparfum divorcent », Cosmétiques, sur latribune.fr, Capital, (consulté le ) : « Philippe Benacin, président d’Interparfum, minimise les conséquences de la perte de ce gros contrat. Burberry lui assurait 55 % de ses ventes mondiales, soit 222 des 398,3 millions d’euros de l’exercice 2011. »
  11. Interparfums set to buy Rochas for $108 million, Reuters, 19 mars 2015
  12. « Interparfums développe des parfums Coach », Le Figaro, (lire en ligne, consulté le )
  13. « Interparfums signe un accord de licence mondial sur les parfums Kate Spade », Le Figaro, (lire en ligne, consulté le )
  14. « Interparfums prend en licence la marque de vêtements Moncler », sur lefigaro.fr (consulté le )
  15. « E-commerce : Interparfums acquiert 25% du site Origine parfums », sur lsa-conso.fr (consulté le )
  16. « A quoi ressemblera le futur siège d'Interparfums (et ex-siège du PS...) », sur challenges.fr (consulté le )
  17. « Interparfums : un bénéfice net en 2021 en hausse de 40% par rapport à avant la pandémie », sur LEFIGARO, (consulté le )
  18. Anne-Marie Rocco, « Une beauté tout sauf éphémère », Challenges, no 799, , p. 59-57 (ISSN 0751-4417)
  19. Lacoste donne une nouvelle impulsion à ses parfums
  20. « LVMH, L’Oréal et Interparfums : les 3 grands groupes du parfum français », sur The Good Life, (consulté le )
  21. Après des bénéfices record en 2024, Interparfums relève déjà ses prévisions pour 2025
  22. Acquisition de la marque Goutal
  23. Interparfums lance Solferino, sa collection de parfums inspirée de Paris
  24. Thiébault Dromard, « Interparfums veut être prêt à vivre sans Burberry », Challenges, no 286, (ISSN 0751-4417)
  25. Nicole Vulser, « Interparfums se prépare à l'après-Burberry », Économie, sur lemonde.fr, Le Monde, (consulté le ) : « Le groupe coté a encore annoncé, mardi 29 janvier, un chiffre d'affaires 2012 "record" de 445 millions d'euros, en hausse de 12 % par rapport à 2011. »
  26. Bénédicte Epinay, « Karl Lagerfeld nouveau licencié chez Interparfums », Beauté, sur lesechos.fr, Groupe Les Échos, (consulté le ) : « Interparfums […] vient de récupérer un licencié de choix avec la maison de prêt à porter Karl Lagerfeld, pour le compte duquel il va créer, fabriquer et distribuer des parfums. »
  27. Le Figaro avec AFP, « Interparfums: le bénéfice net chute au 1er semestre, lesté par la crise », sur Le Figaro.fr, (consulté le )
  28. « Interparfums: résultat net semestriel divisé par trois - EasyBourse », sur www.easybourse.com (consulté le )
  29. « INTERPARFUMS : a bien amorti la crise de la Covid-19 », sur zonebourse.com (consulté le )
  30. Indicateurs financiers
  31. La vérité sur... le divorce Burberry-Interparfums
  32. « Bore out: un employeur condamné pour ne pas avoir donné suffisamment de travail à un salarié », sur La Voix du Nord, (consulté le )
  33. « Premier procès du « Bore-out » : Interparfums condamné pour « harcèlement moral » », sur lemonde.fr (consulté le )
  34. « La justice française reconnaît pour la première fois un cas de bore-out », sur Le Figaro, (consulté le )
  35. Marion Perroud, « Placardisation: la justice reconnaît le bore-out comme une forme de harcèlement moral, une première », sur Challenges, (consulté le )
  36. « Pour la première fois en France, une cour d'appel reconnaît un cas de bore out », sur Franceinfo, (consulté le )

Articles connexes

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Grands groupes de parfums et cosmétiques mondiaux :

Liens externes

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