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Allemagne de l'Ouest

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République fédérale d'Allemagne (RFA)
(de) Bundesrepublik Deutschland (BRD)

  
(41 ans, 4 mois et 10 jours)

Drapeau
Drapeau de la République fédérale d'Allemagne.
Blason
Armoiries de la République fédérale d'Allemagne.
Devise en allemand : Einigkeit und Recht und Freiheit  Unité et droit et liberté »)
Hymne Ich hab mich ergeben (1949–1952)
Das Lied der Deutschen
Description de cette image, également commentée ci-après
Carte de localisation de l'Allemagne de l'Ouest.
Informations générales
Statut République parlementaire fédérale
Texte fondamental Loi fondamentale de la République fédérale d'Allemagne
Capitale Bonn
Langue(s) Allemand
Religion Protestantisme et catholicisme
Monnaie Mark allemand
Fuseau horaire UTC+1 (été UTC+2)
Domaine internet .de
Indicatif téléphonique +49
Démographie
Population (1990) 63 254 000 hab.
Superficie
Superficie (1990) 248 717 km2
Histoire et événements
23 mai 1949 La Loi fondamentale de la République fédérale d'Allemagne est promulguée.
18 avril 1951 Création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier.
9 mai 1955 Entrée dans l'Organisation du traité de l'Atlantique nord à la suite des Accords de Paris : remilitarisation du pays.
Rattachement de la Sarre.
25 mars 1957 Le Traité de Rome instaure la Communauté économique européenne.
13 août 1961 Construction du mur de Berlin par la République démocratique allemande.
18 septembre 1973 Entrée dans l'Organisation des Nations unies.
12 septembre 1990 Signature du Traité de Moscou.
3 octobre 1990 Réunification allemande.
Président fédéral
(1er) 19491959 Theodor Heuss
(Der) 19841994 Richard von Weizsäcker
Chancelier fédéral
(1er) 19491963 Konrad Adenauer
(Der) 19821998 Helmut Kohl
Parlement fédéral
Chambre haute Bundesrat
Chambre basse Bundestag

Entités précédentes :

La République fédérale d'Allemagne (RFA, en allemand : Bundesrepublik Deutschland ou BRD[note 2]) existe depuis l'effondrement du IIIe Reich en 1945.

Le nom d'usage Allemagne de l'Ouest (en allemand : Westdeutschland), est la partie de l’État couvrant le secteur occidental de l'Allemagne (hormis le Land de la Sarre sous protectorat français[1] et l'Alsace annexée[2]), entre 1949 et 1990[3]. La capitale politique de la république fédérale est alors installée à Bonn[4], sur les bords du Rhin, tandis que le secteur Berlin-Ouest de l'ancienne capitale du Reich bénéficie d’un statut politique spécial, et peut de facto être considéré comme faisant partie de l’Allemagne de l’Ouest, notamment à propos de la circulation des personnes[note 3].

La dénomination « Allemagne de l’Ouest » permettait de la distinguer de la République démocratique allemande, abrégée en « RDA » (en allemand : Deutsche Demokratische Republik ou DDR), appelée de façon usuelle « Allemagne de l'Est ».

Après sa totale désintégration de 1945 (qui suit celle de 1918 avec le même taux de pertes humaines[5] et une inflation du même ordre[6])[7], l' Allemagne recomposée issue de la réunification de 1990, est de jure le résultat de l’absorption des territoires de l'Allemagne de l'Est par l'Allemagne de l'Ouest[8] avec la même monnaie, le Deutsche Mark[note 4]. Elle repose donc sur la même constitution que la RFA d'avant 1990, porte le nom d'usage désormais simplement d'« Allemagne » et se sert des emblèmes de l'Allemagne de l'Ouest dans la continuité dont l'hymne. Seuls la superficie totale et le nombre de Länders de la république fédérale ont changé.

1945-1948 : l'Allemagne occupée, répartie entre les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale.
Depuis le  : La RFA en bleu, la Sarre en violet (sous protectorat français), Berlin-Ouest en jaune orangé et la RDA en rouge.

Cette division résulte de l'occupation de l'Allemagne après la Seconde Guerre mondiale par les Alliés et les Soviétiques et de la guerre froide qui a suivi cependant que la guerre se poursuit contre le Japon[10.1]. Par les Déclarations alliées de Berlin alors que les Soviétiques occupent l'Est de l'Allemagne[note 5], les Alliés, c'est-à-dire les Britanniques, les Américains et les Français, se partagent selon leur vues le gouvernement provisoire des territoires Ouest de l'Allemagne[12] comportant l'administration de la population[note 6] avec son alimentation et son logement[14],[10], ainsi que l'organisation de l'économie avec le travail de la population et les moyens de production[15]. En , à la suite du blocage par les Soviétiques des produits agricoles de leur zone vers les zones de l'Ouest[10.2], les Anglais et les Américains fusionnent leurs zones respectives pour constituer la Bizone[16], où ils instaurent une nouvelle monnaie, le Deutsche Mark en [17]. Les Soviétiques réagissent aussi en mettant en place l'Ostmark (qui devient la monnaie de l'Allemagne de l'Est). En , la France donne son accord pour fusionner son territoire à la Bizone : c'est la création de la Trizone[18]. La RFA est créée par l'adoption de la Loi fondamentale le .

Blocus de Berlin

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Staline, inquiet de la réforme monétaire et de la reconstitution d'une Allemagne hostile (et hors son influence), organise en le blocus de Berlin[19]. Les Occidentaux répondent par un pont aérien de très grande ampleur et ininterrompu en direction de Berlin, notamment par l'aéroport de Tempelhof. Les Soviétiques doivent finalement mettre fin au blocus de Berlin en , après 11 mois.

Loi fondamentale

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Après la fin du blocus de Berlin, les Occidentaux créent la République fédérale d'Allemagne (RFA) à partir de la Trizone (zones d'occupation américaine, britannique et française), sur la base de la Loi fondamentale du adoptée le précédent par le Conseil parlementaire réuni à Bonn[20].

Il s'agit d'une nouvelle Constitution pour l'Allemagne de l'Ouest, initialement destinée à jeter les bases du droit en RFA, et à disparaitre ou à servir de base lorsque les deux Allemagne seront réunies. Finalement, la Loi fondamentale est conservée (mais modifiée) après 1990, et devient la Constitution de toute l'Allemagne.

À la suite de l'adoption de la Loi fondamentale[19], le Conseil parlementaire est invité à désigner le « siège provisoire des organes fédéraux » pour ne pas parler de capitale, ce terme étant réservé à Berlin. Alors qu'une majorité de représentants semble favorable à la nomination de Francfort-sur-le-Main à ce poste, c'est finalement Bonn qui est retenue lors du vote du 1949[21]. Cette décision est confirmée le par le Bundestag, qui réaffirme l'objectif de rapatrier à Berlin les institutions fédérales dès que des élections libres auront eu lieu en « zone d'occupation soviétique ».

L'article 23 de Loi fondamentale fait du Grand-Berlin un Land fédéral. Néanmoins, la Constitution n'y fut appliquée unilatéralement que partiellement à Berlin-Ouest, où les premières élections législatives eurent lieu le . Ce même article donnait également la possibilité aux Länders allemands n'ayant pas pu participer à l'élaboration de ladite Loi fondamentale, de pouvoir y adhérer ultérieurement à titre individuel. Cette disposition visait particulièrement les zones sous occupation soviétique qui furent privées d'élections libres, et constituèrent de leur côté la République démocratique allemande (RDA), le .

La reconstruction et le développement de l'Allemagne de l'Ouest furent supervisés par les alliés occidentaux au sein d'une Haute commission alliée[22].

Échanges économico-politiques entre la RFA et la RDA

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Parce-que l'Allemagne de l'Est comporte une capacité agricole importante (céréales, maraîchage, élevage) des biens sont échangés contre des machines venant de l'Ouest soutenu par le plan Marshall (monnaies différentes sur les deux territoires et flux de trésorerie en réalité permanent pour les contrats passés années après années par les deux gouvernements), des prisonniers politiques (dénazification plus poussée-aboutie à l'Est[13.1]) sont rachetés[23].

Redressement économique et politique de rapprochement avec la France

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Konrad Adenauer au Bundestag en 1955.

Le , la révision du statut d'occupation permet à l'Allemagne d'établir de nouveau des relations diplomatiques et de créer ainsi un Office des Affaires étrangères en Allemagne (équivalent à un ministère).

Le , Konrad Adenauer, ancien maire de Cologne et résistant au nazisme, est élu premier chancelier fédéral de l'Allemagne de l'Ouest. Tout en redressant économiquement le pays (grâce notamment au plan Marshall), il poursuit une politique portant essentiellement sur le regain de la souveraineté allemande. S'éloignant des Soviétiques, il recherche par ailleurs la protection militaire des États-Unis (qui installent leurs bases aériennes en Europe) et intègre la République fédérale d'Allemagne dans le bloc de l'Ouest. Parallèlement, il désire aussi se rapprocher de la France où se sont succédé les deux opinions concernant l'Allemagne en tant que voisin : domination-exploitation pour réparations puis coopération-intégration ( Communauté européenne du charbon et de l'acier )[6.1],[24]. Dont le chef du gouvernement, à partir de 1958, est Charles de Gaulle[25]. Une amitié unit les deux hommes, ce qui facilite le rapprochement franco-allemand. De Gaulle comme Adenauer avaient comme objectif de mettre fin à l'hostilité qui divisait les deux pays[note 7] depuis 1870 et de permettre, à travers une entente franco-allemande, l'édification d'une Europe unie (appel à la« jeunesse »[note 8]). Malgré certaines divergences politiques (de Gaulle, au contraire d'Adenauer, voulait se séparer des États-Unis afin de mettre en œuvre la troisième voie), les deux hommes d'État signent le traité de l'Élysée, au palais de l'Élysée, le , qui devait sceller la réconciliation entre les deux pays[29].

Sur le plan militaire, la France fait partie du Traité de Bruxelles (1948) avec le Royaume-Uni, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Modifié il permet de réorganiser l'armée ouest-allemande fondée en 1955, la Bundeswehr, contrôlée par le parlement. Elle devient pour le nombre de soldats, la plus importante composante des forces armées de l'OTAN en Europe[30]. La RFA retrouve de plus sa souveraineté le , dans le cadre de la convention avec les Trois puissances[31] (dite aussi convention de Bonn) qui signe la fin de son occupation par les Alliés. Malgré ces succès diplomatiques, militaires et économiques, Adenauer est obligé de démissionner en sous les pressions de son propre camp.

Le , la RFA connaîtra son premier agrandissement territorial par l'intégration de la Sarre qui, jusqu'alors, constituait un État indépendant et souverain, sous protectorat français.


Guerre froide et relations est-ouest allemandes

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Willy Brandt (assis à droite, au centre) en conférence de presse le à l'occasion de la coalition SPD-FDP.

Devenu un membre important de l'OTAN après son adhésion en 1955, cet État et la RDA (membre, de son côté, du pacte de Varsovie) furent l'un des points de cristallisation de la confrontation Est/Ouest, appelée « guerre froide ». L'Allemagne de l'Ouest, membre du bloc de l'Ouest et alliée aux États-Unis, s'opposait à l'Allemagne de l'Est, soumise, elle, à l'influence de l'empire soviétique et membre du bloc de l'Est. Cette confrontation et ces désaccords idéologiques s'inscrivaient plus généralement dans la lutte d'influence qui divisait depuis 1945 les États-Unis et l'Union soviétique.

Toutefois, sous le gouvernement du chancelier ouest-allemand Willy Brandt, la RFA organise une politique de rapprochement avec la RDA au début des années 1970. C'est l'Ostpolitik mise en place par Willy Brandt, qui aboutit à plusieurs accords amicaux entre les deux Allemagnes et entre la RFA et la Pologne ( : traité de Varsovie)[32]. L'Allemagne de l'Ouest et la RDA se reconnaissent mutuellement en 1972 en signant le traité fondamental en décembre de la même année (Grundlagenvertrag, entré en vigueur en ), tout en devenant membres de l'ONU peu après.

Grâce notamment au soutien par le plan Marshall, destiné à aider à la reconstruction de l'Europe après la Seconde Guerre mondiale, la croissance économique de l'Allemagne de l'Ouest, appelée Wirtschaftswunder (le « miracle économique »)[15], fit qu'elle devînt rapidement la troisième puissance économique mondiale, après les États-Unis et le Japon. De plus, la RFA, bien qu'au niveau de l'accroissement démographique assez faible, fut l'objet d'une forte immigration en provenance de la RDA, les Allemands de l'Est fuyant le régime socialiste de la RDA et partant s'établir à l'ouest (plus de trois millions d'immigrants entre 1953 et 1961). La construction du mur de Berlin, en , et donc l'interdiction des Allemands de l'Est d'émigrer à l'Ouest, entrava ce mouvement migratoire, mais la RFA favorisa ensuite l'installation d'immigrants turcs, puis, après la chute du bloc de l'Est, des russes, des polonais, ukrainiens et tchèques -anciennement dans le bloc de l'Est[32]-, attirés par la prospérité économique de l'État.

Réunification

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Leipzig, , lors d'une manifestation du lundi.

Début 1989, la perspective d'une réunification de l'Allemagne paraît encore lointaine, le secrétaire général du comité central du SED (parti socialiste unifié d'Allemagne, alors au pouvoir en RDA), Erich Honecker, promettant que le mur de Berlin allait encore vivre « mille ans » de plus. Mais, contre toute attente, les mouvements de protestation se multiplient à travers toute la RDA, les manifestants réclamant pacifiquement mais avec insistance la libéralisation du régime et la mise en place d'élections libres. Les manifestations du lundi (Montagsdemonstrationen), débutées en à Leipzig, prennent de l'ampleur, et devant cet état de fait et les pressions exercées par le vent de contestations qui souffle fin 1989 sur toute la RDA[33], Honecker doit démissionner dans l'année même. Mais les manifestants est-allemands se mettent à réclamer un rattachement à l'Allemagne de l'Ouest. Le , le mur de Berlin tombe, laissant les frontières entre Berlin-Ouest et Berlin-Est ouvertes. De très nombreux citoyens est-allemands se rendent alors en RFA. En 1990, le régime se libéralise enfin, et des élections libres confirment la victoire des partis ligués contre le SED.

Le , la réunification allemande est effectuée et incorpore la « République démocratique allemande » à la « République fédérale d'Allemagne » en utilisant les dispositions de l'article 23 de la Loi fondamentale citées plus haut. Le pays résultant de cette réunification est alors simplement appelé dans le langage courant « Allemagne » (le nom officiel de l'État restant « République fédérale d'Allemagne »).

Organisation

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En vert : la République fédérale d'Allemagne et ses Länders, ainsi que Berlin-Ouest, à la veille de la réunification.

À la veille de la réunification en 1990, l'Allemagne de l'Ouest, qui était un État fédéral, se composait de dix Länders états dont les frontières avaient été déterminées en 1945[19] :

Le statut de Berlin-Ouest faisait quant à lui l'objet d'un traitement particulier.

L'Allemagne de l'Ouest était dirigée par un président fédéral (Bundespräsident), qui était le chef d’État. Le chef du gouvernement portait le titre de chancelier fédéral (Bundeskanzler).

Vie politique

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Photographie du mur de Berlin en 1989 par Thierry Noir.

À partir des années 1960, la RFA connaît un système politique dominé par trois grandes tendances politiques : l'Union chrétienne-démocrate (CDU) et l'Union chrétienne-sociale (CSU), le Parti social-démocrate (SPD) et le Parti libéral-démocrate (FDP).

Pendant une vingtaine années, la RFA a suivi la doctrine Hallstein : elle revendiquait le droit d'être la seule à représenter l'Allemagne et rompait toute relation diplomatique avec les pays qui reconnaissaient la RDA. Cette doctrine fut finalement abandonnée en , au profit de la Ostpolitik du chancelier Willy Brandt, qui préconisait une politique de rapprochement et de détente avec l'Union soviétique et ses alliés du pacte de Varsovie.

Jusqu'aux années 1970, les homosexuels font l'objet de persécutions par les autorités ouest-allemandes. Ils seront 50 000 à être condamnés pour homosexualité sur la base d'une loi instaurée sous le régime nazi mais conservée par la RFA[34].

L'Allemagne de l'Ouest a pour code :

Liste des chanceliers

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Notes et références

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  1. Absorption de la RDA par l’Allemagne de l'Ouest (RFA).
  2. Le sigle est parfois décliné à tort en « République fédérale allemande ». Voir « Demande d'admission à l'Unesco » [PDF], Unesco, (consulté le ), p. 1 : ce texte officiel en français comporte en première page les deux traductions, « République fédérale d'Allemagne » et « République fédérale allemande ».
  3. C'est d’ailleurs à partir de la chute du mur de Berlin, disposé entre les deux secteurs Berlin-Ouest et Berlin-Est, qu'a débuté fin 1989 le processus de réunification de l'Allemagne.
  4. En 1990 le flux des Allemands de l'Est vers l'Ouest est dû à la réussite économique de l'Allemagne de l'Ouest [9]. Lors de la mise en pace de l'Euro, la Banque centrale européenne est en Allemagne, elle est posée pour tous les pays de l'Union Européenne, Espace Schengen.
  5. Les territoires de Saxe, Thuringe et Mecklembourg occupés par les Alliés sont des territoires prévus dans la zone soviétique en échange du zonage de Berlin[11].
  6. Les 4 « D » :démocratisation, dénazification, démilitarisation, décartellisation[13]. Pour la France cela constitue la « ZFO »
  7. L'hostilité des Allemands du XXe siècle vis à vis des Français est en majorité due aux campagnes napoléoniennes établissant cependant pour finir la Prusse comme état dominant facteur d'unification de l'Allemagne contre la France; s'y ajoute la perte après la guerre 1914-1918 de toutes les colonies[26] pour l'Allemagne[27]
  8. Apprentissage de l'allemand comme langue secondaire en France cependant qu'en Allemagne[27] parce-que fonction déléguée de la fédération aux Landers, le français « plus difficile à apprendre que l'allemand » a un enseignement qui décroit selon la classe et dans le temps selon l'époque[28].

Références

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  1. Missions allemandes en France, « La Sarre, une histoire franco-allemande au cœur de l’Europe » Accès libre, sur Missions allemandes en France, (consulté le ) : « Après référendum en Sarre. Des timbres et le franc sarrois sont en usage. »
  2. « Annexions, cession, libération de l’Alsace », sur Alsaciae - Chroniques d'Alsace ©, (consulté le )
  3. Jean-Clément Martin Borella, « En 1949, pourquoi deux Allemagnes sont-elles créées ? » Accès libre, sur Lumni, Ministère de l’éducation nationale (France), (consulté le )
  4. « Bonn, capitale oubliée de la «modeste RFA» », Le Figaro, (consulté le ).
  5. Michel Hubert, « La population allemande entre 1945 et 1955 : rupture et continuité » Accès libre, sur books.openedition.org, Presses Sorbonne Nouvelle, (consulté le ), p. 29
  6. Rainer Hudemann, « Revanche ou partenariat ? À propos des nouvelles orientations de la recherche sur la politique française à l’égard de l’Allemagne après 1945 », sur books.openedition.org, Presses Sorbonne Nouvelle, (consulté le ), p. 100-119
    1. « La coopération entre Bonn et Paris devint le noyau de l’intégration européenne – dans l’intérêt des deux parties. Mais en même temps cela a provoqué aussi la méfiance persistante, voire l’hostilité d’autres partenaires européens. »
  7. (fr + de) Bernard Poloni, « Une brutale désintégration » Accès libre, sur books.openedition.org, Presses Sorbonne Nouvelle, (consulté le ), p. 56
  8. « Réunification allemande - repères chronologiques », sur Encyclopædia Universalis (consulté le ).
  9. Serge L. Gouazé, « Du deutschemark à l'euro : naissance, apogée et mutation d'une monnaie » Accès libre, sur Persée, Allemagne d'aujourd'hui, Année 2009 , thème : 60e anniversaire de la fondation de la RFA et de la RDA, 20e anniversaire de la chute du Mur et réalisation de l’Allemagne unifiée], (consulté le )
  10. Stefan Fisch, « Reconstruction en Allemagne après 1945 à l’exemple de l’administration : entre continuité et changement » Accès libre, sur Persée, Revue d'Allemagne et des pays de langue allemande, (consulté le )
    1. p. 246
    2. p. 247
  11. Henri Ménudier (Sous la direction de ), « L'Allemagne occupée 1945-1949 » Accès libre, sur books.openedition.org, (consulté le )
  12. « Allemagne moderne et contemporaine - ALLEMAGNE », sur Encyclopædia Universalis (consulté le )
  13. Emmanuel Droit, « La 'dénazification' de l’Allemagne : comment s’est opérée 'l’épuration' de la société allemande dès 1945 ? - RTBF Actus » Accès libre, sur RTBF, (consulté le )
    1. « Le camp spécial 'Speziallager' numéro 2 de Buchenwald fut créé en 1945 à l’endroit même où se trouvait l’ancien camp de concentration. Il fut utilisé jusqu’en 1950 comme camp d’internement des nazis mais aussi d’opposants politiques au régime soviétique, environ 28.000 personnes y sont passés. "La mémoire collective se souvient de la brutalité et la rapidité avec laquelle les Soviétiques ont procédé à ce moment épuratoire avec des mesures d’expropriation, de nationalisation, et l’utilisation de plusieurs anciens camps de concentration pour en faire des camps spéciaux" »
  14. (fr + de) Bernard Poloni, « L’intégration et ses limites (Vom fünften Stand zum vierten Stamm) » Accès libre, sur books.openedition.org, Presses Sorbonne Nouvelle, (consulté le ) : « Par le Soforthilfegesetz loi de constitution de l'habitat social nouveau de 1949 », p. 56
  15. 1 2 Volker Hentschel, « Le miracle économique ouest-allemand, Situation de départ, conditions préalables, processus » Accès libre, sur books.openedition.org, Presses Sorbonne Nouvelle, (consulté le )
  16. Serge Bernstein, Pierre Milza (dir.) 1998, p. 49
  17. « Le jour où le deutsche mark est né », sur Les Echos, (consulté le )
  18. (de) « Trizone », sur Geschichte kompakt (consulté le )
  19. 1 2 3 Horst Möller, « Les changements de la politique d’occupation en Allemagne de 1945 à 1949 » Accès libre, sur books.openedition.org, Presses Sorbonne Nouvelle, (consulté le ), p. 85-89
  20. Deutscher Bundestag, Loi fondamentale pour la République fédérale d'Allemagne, Bonn, , 148 p. (lire en ligne)
  21. « 23 mai 1949, la naissance de l'Allemagne de l'Ouest | INA », sur ina.fr (consulté le )
  22. Gilbert Krebs, « « Bilan d’une décennie ». L’Allemagne 1945-1955. De la capitulation à la division » Accès libre, sur books.openedition.org, Presses Sorbonne Nouvelle, 1996, (consulté le )
  23. A. Tirapolsky et T. Globocar, « Les relations économiques entre les deux Allemagnes », Courrier des pays de l'Est Paris, vol. 287, no 287, , p. 3-36 (« Ces relations économiques s'inscrivent dans une logique très particulière héritée de l'histoire: commerce intérieur pour la RFA, commerce extérieur pour la RDA. Le commerce inter-allemand a son régime institutionnel et financier propre qui fonctionne en vase clos et s'entoure de discrétion. Les auteurs présentent ici les différents volets des relations économiques inter-allemandes: commerce, coopération, problèmes de l'enclave de Berlin-Ouest, ainsi que les transferts financiers qu'implique le rachat de prisonniers politiques est-allemands par la RFA. Exposé des résultats financiers, de la balance des paiements et de la dette. Présentation en ligne (non sécurisé) Cnrs : géoprodig »)
  24. René Lasserre, « Les relations économiques franco-allemandes. Le couple franco-allemand en Europe, », sur books.openedition.org, Henri Ménudier, Presses Sorbonne Nouvelle, (consulté le )
  25. « De Gaulle versus Churchill : mémoires de guerre, guerres des mémoires | LCP - Assemblée nationale », sur lcp.fr, (consulté le )
  26. Chantal Metzger, « D’une puissance coloniale à un pays sans colonies : l’Allemagne et la question coloniale (1914-1945) », Revue d'Allemagne et des pays de langue allemande, vol. 38, no 4, , p. 555–569 (DOI 10.3406/reval.2006.5914, lire en ligne, consulté le )
  27. 1 2 Joël-François Dumont, « D'une hostilité séculaire à une alliance fondatrice (2) - European Security » Accès libre, (consulté le )
  28. Hélène Martinez, « Le français en Allemagne », Le français aujourd'hui, vol. 132, no 1, , p. 69–77 (ISSN 0184-7732, DOI 10.3917/lfa.132.0069, lire en ligne Accès libre, consulté le )
  29. Rédaction Toute l'Europe, « Qu'est-ce que le traité de l’Élysée ? » Accès libre, sur Touteleurope.eu, (consulté le )
  30. Wolf Zinn, « 70 ans de la Bundeswehr – l’histoire de l’armée allemande » Accès libre, sur www.deutschland.de, (consulté le )
  31. (fr) « Convention sur les relations entre les Trois Puissances et la RFA (Bonn, 26 mai 1952) », sur www.cvce.eu, (consulté le ).
  32. 1 2 Frédéric Guelton, « Pourquoi le pacte de Varsovie a-t-il vraiment été signé il y a 70 ans ? » Accès libre, sur Historia, (consulté le )
  33. Jérôme Vaillant, « L’effondrement de la RDA (mai 1989 – mars 1990) » Accès libre, sur books.openedition.org, Presses universitaires du Septentrion, (consulté le )
  34. « L'Allemagne réhabilite les homosexuels condamnés après guerre », AFP, (lire en ligne).

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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  • Marie-Bénédicte Vincent, Une nouvelle histoire de l'Allemagne. XIXe – XXIe siècle, Perrin, 2020.
  • Gilbert Krebs et Gérard Schneilin, L'Allemagne 1945-1955. De la capitulation à la division, Presses Sorbonne Nouvelle, 1996, (ISBN 978-2-910212-05-6). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes

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Liens externes

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