DigiSchool
| Digischool Group | |
| Création | 2005 |
|---|---|
| Forme juridique | SAS, société par actions simplifiée |
| Siège social | Lyon |
| Direction | KUNTZ NEGRI Anthony |
| Actionnaires | |
| Activité | Édition de logiciels applicatifs (d)[1] |
| Effectif | Entre 20 et 49 salariés (donnée 2023) |
| SIREN | 452 124 365 |
| Site web | https://www.digischool.fr/ |
| Chiffre d'affaires | Comptes récents non publiés
6,97 millions € (2020) |
| Résultat net | 2,03 millions € (2020)[2] |
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DigiSchool est une entreprise française qui intervient dans le domaine de l'éducation et de l'orientation.
Histoire
[modifier | modifier le code]Thierry Debarnot et Anthony Kuntz créent digiSchool en 2011 à Lyon[3],[4].
L'entreprise développe une quinzaine d'applications et une vingtaine de sites dans plusieurs domaines de l'éducation, « du brevet des collèges au code de la route, en passant par les différents baccalauréats et des tests d'anglais comme le TOEIC » et met en place une activité de salons dans le domaine de l'orientation[4], en tirant profit d'éventuelles difficultés ou angoisses des familles[5].
En 2016, l'entreprise lève 14 millions d'euros afin de se développer en Grande-Bretagne et en Espagne[6].
L'entreprise, qui fournit des fiches pédagogiques gratuites « pour drainer un maximum d'audience », met en place en 2018 des services payants[4].
En 2018, digiSchool recrute comme directrice du développement Marie-Caroline Missir[7],[8], qui est nommée en à la tête du réseau public Canopé par le ministre Jean-Michel Blanquer dans le contexte d'une importante restriction d'emplois du réseau[9],[10].
Le quotidien Le Monde est partenaire de digiSchool[11],[12].
Le 28 octobre 2025, une procédure de sauvegarde est ouverte. Le 17 juin 2026 cette procédure est convertie en redressement judiciaire[13] .
Financement
[modifier | modifier le code]Les premiers financeurs de digiSchool sont Creadev, la société d'investissement de la famille Mulliez (Auchan), la SEPFI (holding d'investissement de la famille La Villeguerin)[14], et Bpifrance[6],[15].
L'entreprise génère 5 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2015, et revendique 8 millions d'utilisateurs en 2015[6]. Selon le magazine Challenges, il s'agit d'une « véritable mine car digiSchool se rémunère grâce à la publicité ciblée auprès de ces jeunes qui ont renseigné leur profil avant d'accéder aux différents contenus pédagogiques mis à leur disposition. Identité, âge, adresse, niveau d'étude… Autant d'informations qui intéressent les écoles mais aussi les banques ou les assurances »[5].
Elle reste cependant déficitaire en 2016 et 2017[5],[16]. Lea Delpont estime en que les revenus de l'entreprise restent « très dépendants de partenariats avec les instituts d'enseignement supérieur »[4].
Le , Educapital (fonds d'investissement spécialisé dans le secteur des Edtechs) annonce un investissement dans digiSchool pour financer le développement du pass numérique éducatif[17].
Prises de position
[modifier | modifier le code]Thierry Debarnot, fondateur de digiSchool, estime en 2017 qu'il est urgent de « marketer » l'orientation des élèves en accentuant les rencontres et partenariats entre élèves et professionnels[18].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Sirene (registre national des sociétés).
- ↑ https://www.pappers.fr/entreprise/digischool-group-452124365
- ↑ Kira Mitrofanoff, « Le jeu video a maintenant sa business school », Challenges, (lire en ligne)
- 1 2 3 4 Léa Delpont, « Comment digiSchool se développe dans les arcanes de la formation », Les Echos, (lire en ligne)
- 1 2 3 Kira Mitrofanoff, « digiSchool lance une bourse d'un million d'euros », Challenges, (lire en ligne)
- 1 2 3 Elsa Bembaron, « digiSchool lève 14 millions d'euros pour faire réviser les étudiants européens », sur Le Figaro.fr, (consulté le ).
- ↑ « Digischool annonce un "tournant stratégique" et le recrutement de M-C Missir », sur ToutEduc, (consulté le ).
- ↑ Thierry Wocjiak, « Digischool : Marie-Caroline Missir nommée directrice du développement », sur CB News, (consulté le ).
- ↑ fjarraud, « Canopé : "Transformation et non déclin" pour JM BLanquer », sur cafepedagogique.net, (consulté le ).
- ↑ « Jean-Michel Blanquer : "Faire de Poitiers la capitale de l'éducation" », La nouvelle République, (lire en ligne)
- ↑ « Brevet des collèges 2016 : les corrigés de l’épreuve de français », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Bac 2014 : les sujets et les corrigés de philosophie », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Thomas Fraisse, « L'éditeur lyonnais d'applications Digischool en redressement judiciaire », sur Lyon décideurs, (consulté le )
- ↑ Marina Alcaraz, « La Revue fiduciaire mise sur les start-up », Les Echos, (lire en ligne)
- ↑ Kira Mitrofanoff, « Ces empires qui se sont créés dans l'éducation privée », Challenges, (lire en ligne)
- ↑ Amaelle Guiton et Amélie Quentel, « Les lycéens dépassent le stade annales », sur Libération.fr, (consulté le ).
- ↑ Olivia Vignaud, « Le fonds a également pris des parts dans Digischool », sur magazine-decideurs.com (consulté le ).
- ↑ Thierry Debarnot, « Réinventons l’orientation scolaire », Les Echos, (lire en ligne)
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site officiel
- Ressource relative aux organisations :