Famille Pastur
| Famille Pastur | ||
Armes de la famille. | ||
| Blasonnement | D'azur au chevron d'or chargé de trois croisettes du champ et accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d'une aigle volante, le tout du second. (Image générée par IA) | |
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| Devise | «Per ardua ad lucem» | |
| Période | XVIIe siècle-nos jours | |
| Origine | ||
| Pays | ||
| Demeures | Château de Beaulieu, château Pastur, château Sainte-Anne | |
| Charges | Notaire, député, sénateur, avocat, conseiller communal. | |
| Fonctions militaires | Auditeur militaire, major aviateur, attaché de l'air, colonel aviateur | |
| Récompenses civiles | Officier de la Légion d'honneur, chevalier de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, Member of the British Empire | |
| Récompenses militaires | Commandeur de l'Ordre de Léopold, commandeur de l'Ordre de Léopold II, officier de l'Ordre de la Couronne | |
| Preuves de noblesse | ||
| Autres | 1967 – Concession de noblesse avec le titre personnel de chevalier. | |
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La famille Pastur est une famille contemporaine de la noblesse belge originaire de Braine-l'Alleud, anoblie le avec le titre personnel de chevalier en faveur du lieutenant-colonel Jacques Pastur (1911-1969). Sa filiation remonte à Ferdinand Pastur (mort en 1666), fermier censier et cultivateur à Braine-l'Alleud.
D'abord censiers aisés, la famille connaît une ascension sociale au cours du XVIIIe siècle. Au début du XIXe siècle, une branche de la famille s'établit à Jodoigne, où elle acquiert le château Pastur et le château de Lathuy. Elle devient un grand propriétaire foncier et y donne cinq générations de notaires.
La branche subsistante est anoblie en 1967, par le roi Baudouin, en la personne du diplomate Jacques Pastur (1911-1969), lieutenant-colonel de la Force aérienne, avec le titre personnel de chevalier. Une branche cadette éteinte en 1759 fut illustrée par Jacques Pastur (1659-1723), militaire mercenaire au service du roi d'Espagne puis au service du roi de France qui le nomma chevalier de Saint-Lazare en mars 1706.
Histoire
[modifier | modifier le code]Origines à Braine-l’Alleud
[modifier | modifier le code]La famille Pastur est originaire de Braine-l’Alleud, où ses membres sont attestés dès le XVIIe siècle. Elle est également présente dans les paroisses d’Ohain et de Waterloo, où subsistent plusieurs branches familiales[1]. Sa filiation suivie remonte à Ferdinand Pastur (1605-1666), censier de la ferme du Chenois à Braine-l’Alleud, et à son épouse Isabelle Poets[2].
Les membres de la famille exercent principalement des activités agricoles et comptent parmi les censiers aisés du Brabant wallon[3]. Gérard Pastur, fils de Ferdinand Pastur et baptisé à Braine-l’Alleud le 16 août 1631[2], acquiert la forge et la brasserie Saint-Éloy à Waterloo. Lors du partage des biens de Ferdinand Pastur en 1666, sa fille Marie reçoit la cense du Chenois, comprenant environ quinze bonniers de terres (21 ha), tandis que son fils Gérard dispose d’une somme de 1 000 florins (± 150 000 euros[N 1])[3].
Cette branche est issue de Charles Pastur (1657-1712), fils de Gérard Pastur et Marie Wits. Son fils, Guillaume Pastur (baptisé le 23 janvier 1689 à Braine-l'Alleud et mort le 14 novembre 1742 au même endroit)[4], épouse le 25 avril 1717 à Braine-l'Alleud Marie Josephe Roghe[5] dont il a Philippe Pastur (baptisé le 8 octobre 1731 à Braine-L'Alleud[6] et mort le 6 décembre 1787 à Rhode-Saint-Genèse), qui épouse le 30 juin 1770 à Lillois-Witterzée Bernardine Lejuste[7].
Installation à Jodoigne
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Au début du XIXe siècle, la famille Pastur s’établit durablement à Jodoigne sous l’impulsion du notaire Philippe Pastur (1777-1861)[8]. Originaire de Waterloo, celui-ci est nommé notaire à Roux-Miroir en 1802 avant d’obtenir le transfert de son étude à Jodoigne[8]. Il acquiert successivement le château de Beaulieu en 1804 puis le château de Jodoigne en 1849, futur château Pastur[8],[A 1]. Sa descendance donne cinq générations de notaires à Jodoigne ainsi que plusieurs mandataires politiques locaux.
En février 1806, Philippe Pastur épouse Marie-Clémence Jenar (1786-1842), fille de Jean-Baptiste Jenar, maître des postes à Genappe, et de Marie-Marguerite Tordoir[A 1]. Le couple a seize enfants, parmi lesquels Justinien Pastur (1806-1887), docteur en droit à l’Université de Louvain et notaire à Jodoigne, qui poursuit l’implantation de la famille dans la région.
Au cours du XIXe siècle, la famille renforce progressivement son patrimoine foncier et son influence locale, notamment par des alliances avec les familles de Brouckère, Waucquez, Claes et Idiers. À la mort de Philippe Pastur en 1861, son patrimoine foncier est estimé à un million de francs belges (± 200 millions euros[N 2])[9]. Le journaliste Éric Meuwissen qualifie cette somme de « colossale pour l’époque »[9].
Issue de la bourgeoisie catholique brabançonne, la famille joue également un rôle dans la vie politique locale et parlementaire à partir de la seconde moitié du XIXe siècle.
Léon Pastur (1845-1918)
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Le notaire et sénateur Léon Pastur naît le 13 janvier 1845 au château Pastur à Jodoigne[A 2]. Il est le fils du notaire Justinien Pastur (1806-1887) et de Victoire Deville (1814-1880), fille de Théodore Deville (1785-1850), bourgmestre de Loupoigne et membre du Congrès national belge. Il a deux sœurs, Laure (1843-1921) et Adèle Pastur (1851-1910)[A 2].
Après des études au Collège Notre-Dame de la Paix à Namur, il obtient un doctorat en droit à l’Université de Louvain en 1868 ainsi qu’une candidature en notariat[A 3]. Clerc de notaire entre 1865 et 1875, il reprend ensuite l’étude notariale familiale à Jodoigne[A 3]. Son étude joue un rôle important dans la gestion foncière et successorale de plusieurs familles de notables de l’est du Brabant[A 3].
En janvier 1878, il épouse Virginie de Brouckère (1852-1914), fille du notaire Charles de Brouckère, bourgmestre de Roulers et président de la Chambre de commerce locale[A 4]. Le couple a un fils unique, Maximilien Pastur (1878-1930), qui lui succède dans la vie politique locale[A 3].
Membre du Parti catholique, Léon Pastur se présente sans succès au poste de bourgmestre de Jodoigne avant d’être élu député de l’arrondissement de Nivelles en 1884[A 5]. Il siège à la Chambre des représentants jusqu’en 1894 puis au Sénat jusqu’en 1912. Dans un contexte politique marqué par l’opposition entre catholiques et libéraux dans le Brabant, il contribue à renforcer l’implantation du courant catholique dans l’est du Brabant wallon[A 5]. Il participe également à plusieurs œuvres et associations catholiques locales liées à l’enseignement et à la vie paroissiale.
Parallèlement à ses activités notariales et politiques, il développe plusieurs périodiques locaux à vocation publicitaire et notariale, parmi lesquels L'Utilité, L'Annonce Brabançonne, Le Petit Waterloo, Le Courrier de Genappe, L'Echo de la Hulpe. Il meurt le 21 mars 1918 à Jodoigne.
Maximilien Pastur (1878-1930)
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Le sénateur Maximilien Pastur naît le 15 septembre 1878 au château Pastur à Jodoigne. Il est le fils unique du sénateur et notaire Léon Pastur (1845-1918) et de Virginie de Brouckère (1852-1914), fille du notaire Charles de Brouckère (1825-1889), bourgmestre et président de la Chambre de Commerce de Roulers[A 6].
En mars 1905, il épouse Germaine Waucquez (1884-1958), fille de l'industriel Charles Waucquez (1851-1920), qui fit fortune dans le commerce de textile, et de Maria Idiers (1863-1956), fille de Émile Idiers, échevin d'Auderghem[A 7]. Le couple a trois enfants: Christiane, Claire et Jacques.
Après des étude Collège Notre-Dame de la Paix à Namur, il obtient un doctorat en droit à l'Université de Louvain. En 1911, il est élu conseiller communal de Jodoigne. Député des arrondissement de Nivelles puis de Bruxelles entre 1912 et 1921, il devient ensuite sénateur de l’arrondissement de Nivelles de 1921 à 1925[A 8]. À partir de 1913, il exprime des réserves à l’égard de la politique linguistique défendue par une partie du parti catholique et participe ensuite au mouvement wallon[A 8]. Il s’oppose notamment à la généralisation du bilinguisme administratif et à la flamandisation de l’université de Gand[A 8].
Au début de la Première Guerre mondiale, il envoie sa famille au Royaume-Uni puis s’engage comme volontaire de guerre. Nommé auditeur militaire avec le grade de major, il est décoré après le conflit commandeur de l'Ordre de Léopold, member of the British Empire et officier de la Légion d'honneur[A 9].
Malade à partir de 1929, il met un terme à sa carrière politique et part se faire soigner à Prangins, en Suisse, où il meurt le . Il est inhumé dans le caveau familial à Jodoigne[A 9].
Jacques Pastur (1911-1969)
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Le chevalier Jacques Pastur naît le au château Pastur à Jodoigne. Il est le fils unique du sénateur et notaire Maximilien Pastur (1878-1930) et de Germaine Waucquez (1884-1958), fille de l'industriel Charles Waucquez (1851-1920), propriétaire des magasins Waucquez[A 10].
Il effectue ses études secondaire au collège Saint-Benoît, où il se lie d'amitié avec le comte Rodolphe de Grunne et le baron Jean de Selys Longchamps[A 11]. Après son service militaire à l'académie royale militaire de Brasschaat, il intègre le 1er régiment de Guides (en charge de la protection du roi Albert Ier)[A 12]. Destiné à reprendre l'étude de son père, après son service militaire, il entreprend un doctorat en droit à l'Université de Louvain d'où il sort diplômé en 1937[A 11].
Durant la Seconde Guerre mondiale, il quitte la Belgique pour rejoindre la Royal Air Force en Afrique du Sud comme pilote[A 13],[A 14]. En 1944, il épouse Lady Elizabeth Bowling (1925-1992)[10], fille du Colonel Wilfred Bowling (1900-1971), CEO de Imperial Chemical Industries (ICI)[A 15] et président de la Chambre de Commerce[A 16], et de Lady Gertrude Harvey (1901-2000), petite-nièce de Lady Kathleen Harvey,1er Vicomtesse Simon. Le couple a un fils et trois filles[A 10].
Après la guerre, Jacques Pastur s'installe au château Sainte-Anne à Auderghem, propriété de son grand-père Charles Waucquez (1851-1920). En 1952, devenu Major d'aviation, il est nommé attaché militaire à l'ambassade de Belgique à Londres, auprès du marquis Alain du Parc Locmaria (1892-1973), ambassadeur au Royaume-Uni[A 12]. De retour en Belgique en 1959, il commande ensuite la base aérienne de Gossoncourt[A 14].
Le chevalier Jacques Pastur meurt le 16 juillet 1969, à l'âge de 58 ans, des suites d'une longue maladie. En décembre 1976, sa veuve, Lady Elizabeth Bowling, épouse en secondes noces le baron Gilbert Thibaut de Maisières, général-major et chef de la maison royale du Prince de Liège.
Branche de Jacques Pastur dit « Jaco »
[modifier | modifier le code]Jacques Pastur (1659-1723)
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Jacques Pastur (1659-1723), dit « Jaco », naît le 12 juin 1659 à Roussart, hameau de Waterloo. Fils de Gérard Pastur et de Marie Wets, il entreprend une carrière militaire au service de l'Espagne vers 1681 avant de rejoindre les armées françaises en 1690. Il participe à la guerre de Succession d'Espagne et commande le régiment Royal des Dragons entre 1702 et 1705[A 17].
Le 17 août 1705, alors qu'il surveille les mouvements des troupes alliées commandées par John Churchill, duc de Marlborough, il dirige une opération militaire dans la forêt de Soignes, près du Vivier d'Oie. Cet engagement, parfois désigné dans l'historiographie comme la « première bataille de Waterloo », se solde par le repli des forces alliées[A 17].
En récompense de ses services, Jacques Pastur est reçu à Versailles le 18 mars 1706 par Louis XIV, qui lui accorde des lettres de noblesse avec le titre de chevalier. Il est également admis dans l'ordre de Saint-Lazare[A 17]. Promu maréchal de camp en 1716, il poursuit sa carrière militaire jusqu'à sa mort survenue à Bruxelles le 3 mai 1723[A 18]. Marié en premières noces à Anne-Marie Du Tomboy puis en secondes noces à Jacqueline Delle, il laisse six enfants. Son fils Philippe Pastur meurt lors de la bataille de Wagram en 1809, entraînant l'extinction de cette branche de la famille en ligne masculine[A 18].
Propriétés et demeures
[modifier | modifier le code]Château de Beaulieu
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En 1804, le notaire Philippe Pastur achète le château de Lathuy, aussi connu sous le nom de «château de Beaulieu», du nom de son ancien propriétaire le baron Jean-Pierre de Beaulieu, général dans l'armée autrichienne. Construit en 1777 et remplacé par un nouveau château en 1803.
Il resta dans la famille jusqu'en 1930, il fut hérité par Christiane Pastur, fille aînée de Maximilien Pastur, et son époux Marcel Waucquez. Après les dommages de guerre pendant la seconde guerre mondiale, seuls les bâtiments de service sont restés. Dans les années 1960, un nouveau manoir a été construit.
Château Pastur
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En 1849, déjà propriétaire du château de Lathuy, Philippe Pastur achète, avec son épouse Clémence Jenar (1786-1860), le château de Jodoigne. Au XIIe siècle, le duc Henri Ier de Brabant ordonna l'édification d'un château à Jodoigne, sur les ruines d'un vieux donjon. Surnommé «La Comté», le roi Philippe II d'Espagne offrit cette seigneurie au prince Philippe-François d'Arenberg, 7e duc d'Aerschot. Devenu la propriété du marquis Théodore d'Yves de Bavay (1797-1884), qui l'avait hérité de son père, il le vendit à son tour au notaire Philippe Pastur (1777-1861) et son épouse Clémence Jenar (1786-1860).
Renommé le «château Pastur», se succèdera cinq générations de notaire, qui laisserons une empreinte forte dans la commune de Jodoigne. Occupé par les allemands durant la seconde guerre mondiale, le château restera dans la famille Pastur pendant plus d'un siècle. En 1960, confronté à des droits de succession prohibitifs en cascade, Jacques Pastur (1911-1969), dernier châtelain de Jodoigne, décidera de vendre le château à la congrégation des soeurs de l'Union du Sacré-Coeur de Hoegaarden.
Château Sainte-Anne
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En 1946, le chevalier Jacques Pastur et son épouse emménagea au château Sainte-Anne, qu'il avait hérité de ses grand-parents Charles Waucquez (1851-1920) et Maria Idiers. D'abord propriété d'Henri de Brouckère (1801-1891), bourgmestre d'Auderghem et frère de Charles de Brouckère, Henri agrandit le domaine pour atteindre 27 ha. En 1902, l'industriel Charles Waucquez (1851-1920), qui avait fait fortune dans le textile, achète le château. Voulant déplacer le château de quelques mètres, afin de se trouver dans le prolongement de l’avenue de Waha, il rasa donc la maison et fit construire le château actuel par l’architecte Louis Sauvage en s'inspirant du Petit Trianon de Versailles.
En 1930, préférant vivre dans son hôtel particulier au 57 avenue des Arts, sa veuve Maria Idiers légua son château à son petit-fils Jacques Pastur. Le 23 décembre 1959, la veuve de Charles Waucquez décéda et moins d'une heure plus tard, sa fille Marguerite, qui avait épousée le notaire Charles Claes et dont l'union était resté sans enfant, décéda à son tour. Confronté à des droits de succession prohibitifs, Jacques Pastur vendit château Sainte-Anne au gouvernement belge[11].
Noblesse et héraldique
[modifier | modifier le code]Branche aînée : concession de noblesse de 1967
[modifier | modifier le code]| Blasonnement :
D'azur au chevron d'or chargé de trois croisettes du champ et accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d'une aigle volante, le tout du second[A 19].''
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Armes de la branche de 1706
[modifier | modifier le code]Devenu colonel de dragons, Jacques Pastur veut se donner une origine aristocratique et obtient en septembre 1702 sous le nom de « Jacques de la Pastur » un certificat de Jean-Baptiste de Grez, héraut d'armes de la province et comté de Hainaut, qui lui certifie les armes de « l'ancienne famille de la Pasture, originaire du Brabant wallon »[12].
| Blasonnement :
D'or semé d'étoiles de gueules, à trois lionceaux de sable, armés et lampassés de même, deux en chef et un en pointe brochants[A 20].
Commentaires : Versailles, 18 mars 1706, le roi Louis XIV l'élèvera au rang de chevalier de l'ordre de Saint-Lazare[A 17],[A 20]. |
Généalogie
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- Philippe Pastur (1777-1861), notaire à Jodoigne, bourgmestre et propriétaire du château de Lathuy, épouse Clémence Jenar (1786-1860), fille de Jean-Baptiste Jenar et de Marie Tordoir.
- Justinien Pastur (1806-1887), docteur en droit de l’Université de Louvain et notaire à Jodoigne. Il épouse en 1842 Victoire Deville (1813-1880), fille de Théodore Deville et de Marie Marcq.
- Léon Pastur (1845-1918), docteur en droit de l'Université de Louvain, notaire à Jodoigne, député (1884-1894) et sénateur (1894-1912) de l'arrondissement de Nivelles, chevalier de l'Ordre de Léopold. Il épouse (1874) Virginie de Brouckère (1852-1914), fille du notaire Charles de Brouckère et Anna Ritter. Du mariage naquit 1 fils unique.
- Maximilien Pastur (1878-1930), docteur en droit de l'Université de Louvain, notaire à Jodoigne, député (1912-1921) et sénateur (1921-1925) de Nivelles et major de l'auditorat militaire, commandeur de l'Ordre de Léopold, member of the British Empire, officier de la Légion d'honneur. Il épouse Germaine Waucquez, fille de Charles Waucquez et Maria Idiers.
- Christiane Pastur (1906-1944), en 1928, elle épouse le Colonel Marcel Waucquez au château Pastur à Jodoigne. Il était le fils de l'industriel Victor Waucquez et de Gabrielle Limpens.
- Claire Pastur (1907-1976), elle épouse l'écuyer Antoine de Wasseige au château Pastur. Il est le fils de l'écuyer Maximilien de Wasseige et Magdeleine Henry de Frahan.
Chevalier Jacques Pastur (1911-1969), Lieutenant-colonel d'aviation et docteur en droit de l'Université de Louvain, commandeur de l'Ordre de Léopold II, chevalier de l'Ordre de Léopold, chevalier de l'Ordre de la Couronne. En 1945, il épouse (1945) Lady Elizabeth Bowling, fille du Colonel Wilfred Comorin Bowling et Lady Gertrude Winifred Harvey[A 10].
Max Pastur (1945), écuyer, docteur en droit de l'Université de Louvain, lieutenant de réserve honoraire para-commando, chevalier de l'Ordre de la Couronne. En 1970, il épouse Chantal Hachez, fille de Roger-Jacques Hachez, ingénieur civil et de Thérèse Tyberghien. - Chef de famille- Wendy Pastur (1946), née à Bruxelles, elle épouse en 1967 le comte Bernard de Traux de Wardin et du Saint-Empire, président de l'IBW, président de la Fondation Reine Paola[A 21], fils du baron Jean de Traux de Wardin et du Saint-Empire et de la comtesse Louise Cornet de Ways-Ruart. Le couple a six enfants[A 21].
- Christiane Pastur (1951), née à Bruxelles, elle épouse en 1972 le comte François de Radiguès de Chennevière, banquier d'affaire et CEO de la banque BNP Paribas Luxembourg[A 22], fils du baron Gérard de Radiguès de Chennevière et de Claire de Thier. Du mariage naquit quatre enfants[A 22].
- Ariane Pastur (1965), elle épouse en 1988 l'écuyer Michel de Wilde d'Estmael, agronome de la raffinerie tirlemontoise fondée par la famille de Wilde d'Estmael[A 23]. Né à Saint-Trond le 29 décembre 1961, il est le fils de l'écuyer Philippe de Wilde d'Estmael et de Anne-Marie de Grady de Horion et du Saint-Empire. Du mariage naquit trois enfants[A 23].
- Maximilien Pastur (1878-1930), docteur en droit de l'Université de Louvain, notaire à Jodoigne, député (1912-1921) et sénateur (1921-1925) de Nivelles et major de l'auditorat militaire, commandeur de l'Ordre de Léopold, member of the British Empire, officier de la Légion d'honneur. Il épouse Germaine Waucquez, fille de Charles Waucquez et Maria Idiers.
- Léon Pastur (1845-1918), docteur en droit de l'Université de Louvain, notaire à Jodoigne, député (1884-1894) et sénateur (1894-1912) de l'arrondissement de Nivelles, chevalier de l'Ordre de Léopold. Il épouse (1874) Virginie de Brouckère (1852-1914), fille du notaire Charles de Brouckère et Anna Ritter. Du mariage naquit 1 fils unique.
- Justinien Pastur (1806-1887), docteur en droit de l’Université de Louvain et notaire à Jodoigne. Il épouse en 1842 Victoire Deville (1813-1880), fille de Théodore Deville et de Marie Marcq.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Sur la base du contenu métallique, 1 000 florins brabançons de 1666 représentaient environ 10,3 kg d’argent fin, soit ± 9 000 à 10 500 € en valeur métallique actuelle ; en pouvoir d’achat réel, cela correspondrait plutôt à plusieurs dizaines de milliers d’euros actuels. Source : Essential Vermeer – Money and the Dutch Economy of the 17th Century.
- ↑ En 1861, un patrimoine foncier d’un million de francs belges représentait environ 0,03 % du PIB belge, soit l’équivalent d’environ 200 millions d’euros actuels rapportés au poids économique national. Compte tenu de la place prépondérante du foncier dans la richesse du XIXe siècle, l’équivalent patrimonial réel peut être estimé entre 150 et 250 millions d’euros en valeur foncière contemporaine. Sources : GGDC – Historical National Accounts Belgium ; IMF DataMapper – Belgium GDP.
Références
[modifier | modifier le code]- 1 2 Tordoir 1993, p. 4.
- 1 2 Tordoir 2003, p. 287.
- 1 2 3 4 Tordoir 2003, p. 288.
- ↑ Féaux 2014, p. 41-44.
- 1 2 Tordoir 2003, p. 289.
- ↑ Houtart 2008, p. 347.
- ↑ Blocteur 2018, p. 613.
- 1 2 3 Delforge, Destatte et Libon 2001, p. 1240-1241.
- 1 2 Preter 1930, p. 1.
- 1 2 3 Marnix 2011, p. 76.
- 1 2 Dayez 1947, p. 166.
- 1 2 Boin 1953, p. 5.
- ↑ Dever 1953, p. 17.
- 1 2 Dever 1953, p. 19.
- ↑ Sandars 1955, p. 68.
- ↑ Pennell 1974, p. 290.
- 1 2 3 4 Lonchay 1901, p. 678.
- 1 2 Vander Cruysen 2014.
- 1 2 Janssens et Duerloo 1992, p. 1612.
- 1 2 Stein 1867, p. 334.
- 1 2 Marnix 2011, p. 225.
- 1 2 Marnix 2011, p. 416.
- 1 2 Marnix 2011, p. 362.
- ↑ François de Cacamp, La famille namuroise de Wasseige : histoire, biographie, généalogie, Bruxelles, Genealogicum Belgicum, 1970, page 151.
- 1 2 Houtart 2008, p. 347.
- 1 2 Jean R. Cayron, La véritable histoire de Jacques Pastur dit Jaco brigadier de cavalerie et de dragons au service de l'Espagne, Bruxelles, 1953, page 18 : « On a généralement supposé que Gérard Pastur appartenait à une famille de forestiers, mais le commerce du bois ne fut, semble-t-il, qu'une activité secondaire des nombreux Pastur de Braine l'Alleud; presque tous furent censiers ou cultivateurs aisés et parmi eux Ferdinand, grand-père de Jacques Pastur, posséda certes une fortune assez rondelette pour l'époque, puisque, en 1666, lors du partage de ses biens par ses héritiers, Marie Pastur, sa fille, reçut pour sa part la cense du Chenois, comprenant 14 à 15 bonniers et que Gérard put disposer d'une somme de 1 000 florins ».
- ↑ Registres en ligne des baptêmes (janvier 1689) et décès (novembre 1742) de Braine-L'Alleud
- ↑ Registres en ligne des mariages de Braine-L'Alleud (avril 1717)
- ↑ Registre des baptêmes de Braine-L'Alleud (1726-1761) 8 octobre 1731, folio 24.
- ↑ Lillois (Braine-l'Alleud) : Sainte Gertrude 1723- 1794, acte de mariage 30 juin 1770.
- 1 2 3 Joseph Tordoir, Nouvelle biographie nationale : Notice sur Léon Clément Pastur, vol. 7, Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, (lire en ligne), p. 287-289.
- 1 2 Meuwissen 1993.
- ↑ La famille Bowling (ou «Bolling»), issue de la gentry de Bradford, dans le Yorkshire, tire son nom du manoir Bolling Hall, propriété familiale.
- ↑ Achat du château Sainte-Anne.
- ↑ Baron Isidore de Stein d'Altenstein, Annuaire de la noblesse de Belgique : Famille de Jacques de La Pasture, Bruxelles, Decq, (lire en ligne), p. 334-335.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
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: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
Ouvrages
[modifier | modifier le code]- Henri Lonchay, Biographie nationale, t. 16, Bruxelles, Bruylant, (lire en ligne).

- Paul Janssens et Luc Duerloo, Armorial de la noblesse belge du XVe au XXe siècle, Bruxelles, Editions Crédit Communal, (ISBN 2-871931-68-2).

- Paul Delforge, Philippe Destatte et Micheline Libon, Encyclopédie du Mouvement wallon, t. III, Bruxelles, Institut Jules Destrée, (ISBN 2-87035-021-X, lire en ligne)
- Jules Tarlier et Alphonse Wauters, La Belgique ancienne et moderne : Géographie et histoire des communes belges, t. I, Bruxelles, Decq et Duhent, (lire en ligne)
- Paul Van Molle, Le Parlement Belge, 1894-1972, Anvers, Editions scientifiques Erasme, (ISBN 9-002121-95-4, lire en ligne)
- Humbert de Marnix de Sainte Aldégonde, État présent de la noblesse belge, Bruxelles, Collection "État présent", .

- Jean Cayron, La véritable histoire de Jacques Pastur dit Jaco brigadier de cavalerie et de dragons au service de l'Espagne, Bruxelles, coll. « d'histoire militaire belge »,
- François de Cacamp, La famille namuroise de Wasseige : histoire, biographie, généalogie, Bruxelles, Genealogicum Belgicum, (lire en ligne)
- Valmy Féaux, Histoire politique du Brabant wallon : Du duché de Brabant à l'éclosion démocratique (1919), Bruxelles, Academia, (ISBN 978-2-8061-0142-6, lire en ligne)
- Louis Derie, Sénat Belge : En 1894-1898, Bruxelles, Société belge de librairie, (lire en ligne)
- Jean-François Houtart, Anciennes familles de Belgique, Bruxelles, Recueil LXI de l'Association royale office généalogique et héraldique de Belgique, .

- Joseph Tordoir, Léon-Clément Pastur (1845-1918) : Notaire à Jodoigne, Incourt, Cercle d'Histoire de l'Incourtois, .

- Isidore de Stein d'Altenstein, Annuaire de la noblesse de Belgique, vol. XX, Bruxelles, Decq, (lire en ligne).

- Basile Dayez, Mémorial des anciens élèves de Maredsous morts pour la Patrie 1939-1945, Bruxelles, Edition de Maredsous, (lire en ligne).

- Paul Blocteur, Nimelette et le château Goffin, les Hauts-marais, Bruxelles, Edition Riézes, .

- Joseph Tordoir, Nouvelle biographie nationale, t. 7, Bruxelles, Chauveheid Stavelot, (lire en ligne).

Revues
[modifier | modifier le code]- Victor Boin, La Conquête de l'air : bulletin officiel de l'Aéro-club de Belgique, Bruxelles, Le Club, (lire en ligne).

- Simone Dever, Icare : revue des ailes brisées de Belgique, Bruxelles, Aeronautics, (lire en ligne).

- Peter Sandars, China revisited, Londres, ICI Magazine, (lire en ligne).

- Wilfred Pennell, A lifetime with the Chinese, Shanghaï, South China Morning Post, (lire en ligne).

Articles
[modifier | modifier le code]- Eric Meuwissen, « Léon-Clément Pastur, le seul parlementaire à avoir vécu à Jodoigne au XXe siècle », Le Soir, (lire en ligne, consulté le ).

- Charles de Preter, « La mort de Monsieur Max Pastur », La Gazette du Centre: Brabant wallon, no 9, .
- Yves Vander Cruysen, « Jacques Pastur, qui vainquit Marlborough le 7 août 1705 », L'Avenir, no 9, (lire en ligne, consulté le ).
- Eric Meuwissen, « Il a donné son nom au Fort Jaco sans jamais y avoir mis les pieds », Le Soir, (lire en ligne, consulté le ).

- Jean-Philippe de Vogelaere, « Hougoumont, «the place to be» », Le Soir, (lire en ligne, consulté le ).

- Philippe Farcy, « Belgique: La Comté, une terre d'élection », La Libre, (lire en ligne, consulté le ).

- PJ.Dr, « La Baronne Thibaut de Maisières a été conduite à sa dernière demeure », L'Avenir, .
- Eric Meuwissen, « Quand Pastur rêvait de chasser Charlot », Le Soir, (lire en ligne, consulté le ).

- Marc Welsch, « Le plus ancien des films tournés à Jodoigne », L'Avenir, (lire en ligne, consulté le ).

- Yves Vander Cruysen, « La bataille de Waterloo qui n'en fut pas une. Celle de Marlborough ! », La Libre, (lire en ligne, consulté le ).

- Philippe Farcy, « Petit salon grands plaisirs », LaLibre, .

- Christian Laporte, « EN MARGE Gilbert Thibaut s'évada cinq fois », LaLibre, (lire en ligne, consulté le ).
