Jean-Maurice Faivre

Jean-Maurice Faivre naquit le à Combe-Raillard, hameau, aujourd'hui disparu, de Saint-Maurice-en-Montagne (aujourd'hui Saint-Maurice-Crillat) dans le département du Jura. Il fit ses études à Paris où il exerça. En , il habite au n° 7 de la rue Mignon dans l'ancien 11e arrondissement de Paris, où il fréquente l'avocat et homme politique Robert Lindet [1].
Il s'embarqua, en 1826, pour Rio de Janeiro. Nommé à l'Hôpital Militaire de la Cour, il se fit bientôt apprécier et aimer du monde médical brésilien. En 1829, avec quatre autres médecins, il fondait la Société de Médecine de Rio, qui devint plus tard l'Académie Nationale de Médecine du Brésil. Ses travaux personnels portèrent principalement sur les eaux minérales, notamment sur les sources thermales de Caldas Novas.
En les étudiant, Faivre s'intéressait au pays environnant, qui n'était, à cette époque, que fort peu colonisé, et le voilà échangeant sa carrière de médecin contre celle d'un conquistador. Il part, en 1846, pour la France, d'où il ramène vingt-cinq familles. Avec ces immigrés il fonde la nouvelle colonie, sur les rives du rio Ivahy[2] et reçut le nom de Tereza, du nom de l'impératrice du Brésil.
Jusqu'à sa mort, survenue le , Faivre restera le chef de la colonie, au bien de laquelle il consacrera désormais toute son activité.
À son décès, son neveu, Gaston Rumbelsperger lui succéda. En 1868, la colonie comptait 503 habitants; nationaux, Indiens, Français, Allemands et Portugais[3].
Vers 1875, cette colonie fut émancipée du régime colonial et érigée en freguezia et prit le nom de Therezina[4] .
Ouvrages
[modifier | modifier le code]- Dissertation sur le projet d'établir une maison de santé dans chaque canton de la France, et sur les avantages qui en résulteraient pour les malades, les progrès de la science et la société entière, suivie de quelques propositions de médecine, Paris : Imprimerie de Didot le jeune, 1825
- Analyse des eaux thermales de Caldas Novas, comarca de Santa Cruz, au Brésil : contenant une observation sur les causes du développement du goitre, et suivi d'une étude sur la morphée, en , Rio de Janeiro, 1844
- Principes servant de bases à un mode de colonisation pour le Brésil, manuscrit, 1846
Hommages
[modifier | modifier le code]- Une rue João Maurício Faivre (le nom qu'il porta après sa nationalisation brésilienne), dans le quartier Estrela, à Ponta Grossa (Paraná)
Sources
[modifier | modifier le code]- João Mauricio Faivre médecin et colonisateur, d'après Alfredo Nascimento, in Revista Syniatrica, 1937, dans Revue d'Histoire de la Pharmacie, 1938, n° 102, pp. 312-313

- (pt) Roberto Aparecido de Olivera, De Colônia Thereza à Freguesia de Therezina (1847-1871): A história de uma colônia às margens do Rio Ivaí na perspectiva da história pública, Campo Mourão, 2023 [file:///C:/Users/Utilisateur/Downloads/Disserta%C3%A7%C3%A3o%20PPGHP%20-%20Roberto%20Aparecido%20de%20Oliveira-1.pdf]
- (pt) Jean Maurice Faivre, sur le site de l'Académie nationale du Brésil (Academia Nacional de Medicina), non daté / consulté le
- Colonie Thereza en Paraná, sur le site Patrimônio belga no Brasil , qui le revendique comme belge avec la mention de bas de page : « Il serait Français selon certaines sources. », non daté, consulté le
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Il apparait comme signataire de l'acte de décès de Lindet, dans lequel il se présente comme son ami, et vivant à la même adresse. — Selon Amand Montier, dans Robert Lindet, député à l'Assemblée législative et à la Convention, membre du Comité de salut public, ministre des finances : notice biographique, Paris : chez Félix Alcan, 1899, note 2 pp. 401-402 (lire en ligne)
- ↑ A. Baguet, « La province de Parana (Brésil), ses ressources : Quelques mots sur l'émigration », dans le Bulletin de la Société royale de géographie d'Anvers, tome 9, Anvers : Imprimerie Veuve de Backer, 1884, p. 182 (en ligne)
- ↑ Maurice Francfort, « État de Paranà », dans “France=Brésil” : Organe du Commerce et de l’Industrie de la France et du Brésil, 4e année, n° 37 du 31 aout 1907, p. 237 (en ligne)
- ↑ Alfred Marc, Le Brésil : excursion à travers ses 20 provinces, tome 1 & 2, Paris : au journal Le Brésil, 1890, p. 408 (en ligne)