Khor Fakkan
| Khor Fakkan | ||
| Administration | ||
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| Pays | ||
| Émirat | ||
| Démographie | ||
| Population | 48 325 hab. (2010) | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | 25° 20′ 49″ nord, 56° 21′ 14″ est | |
| Localisation | ||
| Géolocalisation sur la carte : Émirats arabes unis
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Khor Fakkan, aussi écrit Khawr Fakkan ou Hawr Fakkān, en arabe خورفكان, est un port et une station balnéaire des Émirats arabes unis donnant sur la mer d'Arabie.
La ville constitue une enclave de l'émirat de Charjah entourée par celui de Fujaïrah au nord et au sud et par l'enclave omanaise de Madha à l'ouest. Elle est située sur la côte, en amont du détroit d'Ormuz, pour les navires venant de la Mer d'Arabie et voulant gagner le Golfe Persique. Plus grand port des Émirats arabes unis sur cette côte Est, Khor Fakkan sert longtemps de plate-forme de distribution et de transbordement de marchandises en provenance et en partance pour le golfe Persique, l'océan Indien et le reste de l'Asie. Grâce à ses eaux profondes, le port peut également accueillir des pétroliers pour l'exportation de pétrole. Puis, suite à la guerre d'Iran de 2026 et à la fermeture et prise de contrôle iranien du détroit d'Ormuz, ce port prend une importance nouvelle et est envisagé comme une porte d'entrée pour les transports vers les monarchies du Golfe, des transports multimodes, pouvant associer port, rail et route.
Etymologie
[modifier | modifier le code]« Khor » désigne un îlot découvert à marée basse. « Khor Fakkan » signifie « crique aux deux mâchoires ». Cette ville tire son nom de sa situation dans une baie flanquée de deux caps[1].
Géographie
[modifier | modifier le code]Le site offre peu de place car la ville est prise en étau entre la mer d'Arabie et les montagnes Shumayliyah qui culminent à 1 023 mètres d'altitude au djebel al Hilqah.
Le port se situe dans une baie, la baie de Khor Fakkan, orientée Nord-Nord-Est et protégée des vents dominants par une jetée servant de terminal pour les porte-conteneurs.
Le tourisme, malgré l'interdiction totale de vente et de consommation d'alcool par l'émirat de Charjah, est bien développé grâce aux plages de sable blanc et aux récifs coralliens qui attirent de nombreux plongeurs sous-marins.
- Barrage de Al Rafisah à proximité de Khor Fakkan
- Monument de la Résistance à Khor Fakkan
- Shees Park, un parc de loisirs situé près du village de Shis, à Khor Fakkan
- Une mosquée de Khor Fakkan
- Une plage de Khor Fakkan
- Une plage de Khor Fakkan
- Panorama
- Vue sur le paysage entourant la ville à l'ouest
Histoire
[modifier | modifier le code]Les premières traces de présence humaine sur le site remontent à 2 000 ans av. J.-C. avec 34 tombes et les traces du barrage et du village de Rifaisa[2].
En 1580, les Vénitiens connaissent le site sous le nom de Chorf. La ville est conquise par l’Empire colonial portugais au XVIe siècle[3]. Les Portugais y construisent un fort. En 1623, une invasion persane, menée par le cheikh omanais Muhammad Suhari, est repoussée par les Portugais. En 1737, une nouvelle invasion persane appuyée par les Néerlandais chasse définitivement les Portugais, déstabilisés par une guerre civile omanaise[4]. En 1765, Khor Fakkan appartient à un cheikh de la famille Al Qasimi, la famille régnante de Sharjah, selon le voyageur allemand Carsten Niebuhr. Il existe une carte du cartographe français Rigobert Bonne, datant d’environ 1770, qui représente la péninsule arabique et le golfe Persique et sur laquelle figure Khor Fakkan[5].
Un sous-marin allemand U-533 coule à environ 40 km au large des côtes le 16 octobre 1943 pendant la Seconde Guerre mondiale. Des plongeurs en retrouvent l'épave à une profondeur de 108 mètres en 2009[6].
La région passe ensuite sous influence britannique, puis sous contrôle des Émirats arabes unis qui deviennent un État indépendant en 1971. Tl devient, avec le développement des monarchies arabes du Golfe, un port de « transbordement » : des conteneurs y sont transférés, de grands porte-conteneurs venus d’Asie vers des navires de plus petite taille desservant les ports de ces États arabes dont le développement économique est important[7].
Au début du XXIe siècle, en 2026, suite à la guerre d'Iran de 2026 et à la fermeture du détroit d'Ormuz pendant ce conflit puis à sa prise de contrôle iranienne, ce port est envisagé comme une porte d'entrée vers des transports multimodes, (pouvant associer port, rail et route) destinés a ces États arabes du Golfe pour contourner la route maritime passant par ce détroit d'Ormuz[7]. « Il n’y avait pas plus de 200 camions par jour avant le 28 février et il y en a maintenant 10 000 par jour qui chargent des marchandises et les transportent dans toute la région », précise mi-juin 2026 le patron du conglomérat émirati Crescent Enterprises, qui gère le port par sa filiale Gulftainer[7]. Une aire de 18 hectares y est aménagée pour accueillir les camions[7]
Philatélie
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De 1965 à 1969, l'enclave de Khor Fakkan émet des timbres à son propre compte avec pour légende Khor Fakkan, Sharjah dependencies. Tout comme ceux des émirats voisins avant la création des Émirats arabes unis, la plupart de ces timbres ont été produits de manière disproportionnée par rapport aux besoins de la population locale et ce pour répondre à la demande des philatélistes. Ainsi, ces émissions de timbres sont considérées comme abusives et certaines sont même illégales, notamment celles d'après la création des Émirats arabes unis en 1971.
Personnalités
[modifier | modifier le code]- Hussain Al Jassmi (né en 1979), musicien arabe
- Fayez Banihammad (1977–2001), l'un des pirates de l'air du vol 175 United Airlines impliqués dans les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis.
Annexes
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Khor Fakkan » (voir la liste des auteurs).
- ↑ (en) « Fun Facts: Khor Fakkan », Fujairah Observer,
- ↑ (en) « Hidden histories », Gulf News,
- ↑ (en) « Film captures Khor Fakkan's heroics to resist invasion », Khaleej Times (consulté le )
- ↑ (en) Donald Hawley, The Trucial States, Ardent Media, (ISBN 978-0-04-953005-8, lire en ligne), p. 85
- ↑ (en-US) « Fun Facts: Khor Fakkan », Fujairah Observer, (consulté le )
- ↑ (de) « Untergang vorm Morgenland », Spiegel Online,
- 1 2 3 4 Julien Bouissou, « Détroit d’Ormuz : le Golfe investit dans des routes terrestres de contournement avant une réouverture loin d’être garantie »,