Martin Haug
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Martin Haug est un philologue et un orientaliste allemand du XIXe siècle. Il est considéré comme le fondateur de l'iranologie moderne.
Formation
[modifier | modifier le code]Il naît près de Balingen, dans le Württemberg, le [1]. Attiré par les langues, il apprend par lui-même le latin, le grec et l'hébreu[2]. Contre la volonté de son père, il s'inscrit au lycée de Stuttgart[2]. Puis, à l'université de Tübingen, il étudie les langues orientales, dont le sanskrit, et la philologie[1],[2]. Il soutient sa thèse de doctorat en 1852[2]. Une bourse lui permet de poursuivre ses études, à Göttingen, où il approfondit sa connaissance de l'arabe, de l'hébreu, du syriaque, du turc et de l'arménien[2]. En 1854, il est chargé de cours à Bonn puis en 1856 à Heidelberg[1].
Carrière
[modifier | modifier le code]Il est invité à enseigner le sanskrit en Inde, où il séjourne de 1859 à 1866[1],[2]. Il obtient la confiance des parsis, descendants des Perses immigrés en Inde[3], qui l'initient aux principes du zoroastrisme[2]. Il se procure des manuscrits anciens de l'Avesta, conservés à la Bibliothèque Royale de Munich[2].
Sa santé l'oblige à revenir en Allemagne en 1866[2]. Il enseigne à l'université de Munich. Il achève son Old Zend-Pahlavi Glossary (1867)[1]. Sa connaissance du moyen persan et de l'avestique (ou zend) lui permet de publier Essays on the sacred language, writings and religion of the Parsees. Il a publié également A Lecture on an original Speech of Zoroaster (1865)[1] et The book of Arda Viraf[2].
En étudiant l'Avesta, il identifie les Gathas, qu'il est le premier à traduire en Occident, des chants écrits dans une langue plus ancienne, comme étant les textes authentiques de Zoroastre[3],[2].
Sa contribution à la connaissance de l'avestique, du moyen persan et de la littérature zoroastrienne est reconnue[2]. Il est tenu pour le fondateur de l'iranologie moderne[3].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 4 5 6 7 (en) « 1911 Encyclopædia Britannica/Haug, Martin - Wikisource, the free online library », sur en.wikisource.org, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 (en-US) Almut Hintze, « HAUG, MARTIN », sur Encyclopaedia Iranica, (consulté le )
- 1 2 3 Clarisse Herrenschmidt, « Les disciples de Zarathoustra », Les collections de L'Histoire, no 42, , p. 39
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :