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Miri Regev

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Miri Regev
מרים "מירי" רגב
Illustration.
Fonctions
Ministre israélienne des Transports
En fonction depuis le
(3 ans, 6 mois et 9 jours)
Premier ministre Benyamin Netanyahou
Gouvernement Netanyahou VI
Prédécesseur Merav Michaeli

(1 an et 27 jours)
Premier ministre Benyamin Netanyahou
Gouvernement Netanyahou V
Prédécesseur Bezalel Smotrich
Successeur Merav Michaeli
Ministre de la Culture et du Sport

(5 ans et 3 jours)
Premier ministre Benyamin Netanyahou
Gouvernement Netanyahou IV
Prédécesseur Limor Livnat
Successeur Hili Tropper
Députée à la Knesset
En fonction depuis le
(17 ans, 4 mois et 14 jours)
Élection 10 février 2009
Réélection 22 janvier 2013
17 mars 2015
9 avril 2019
17 septembre 2019
2 mars 2020
23 mars 2021
Législature 18e, 19e, 20e, 21e, 22e, 23e, 24e et 25e
Biographie
Nom de naissance Miriam Siboni
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Kiryat Gat (Israël)
Nationalité Israélienne
Parti politique Likoud (depuis 2008)

Miri Regev (en hébreu : מרים "מירי" רגב), née Miriam Siboni le à Kiryat Gat, est une femme politique et une ancienne générale israélienne.

Membre du Likoud, elle est députée à la Knesset depuis 2009 et ministre de la Culture et du Sport du gouvernement israélien de 2015 à 2020 puis ministre des Transports de 2020 à 2021, et depuis 2022.

Ses parents sont d'origine Tochavim du Maroc. En 1983, elle rejoint la préparation militaire israélienne (Gadna). Elle y reste jusqu'en 1986, et elle obtient un master en Business.

Elle est mariée et a trois enfants.

Elle est nommée porte parole de l'armée israélienne Tsahal en 2005.

En , elle rejoint le parti politique de droite Likoud, disant qu'elle avait été une partisane de la plate-forme du parti depuis de nombreuses années.

Pour les élections de 2009, elle est placée en 27e position sur la liste du parti, juste assez haut pour entrer à la Knesset puisque le Likoud en remporte autant.

Dans le quatrième gouvernement Netanyahou, elle est nommée ministre de la Culture et du Sport à compter du .

Nommée ministre des Transports le , elle devait devenir ministre des Affaires étrangères le , lors du remaniement prévu dans l'accord de partage du pouvoir entre Netanyahou et Benny Gantz[1].

Elle est de nouveau ministre des Transports dans le gouvernement Netanyahou VI depuis le .

Accusations de corruption

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En , l’émission d'investigation “Ezor Milhama” révèle que Miri Regev a favorisé certains projets locaux en échange d’un soutien aux primaires du Likoud[2].

Positionnement politique

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En , Regev participe à une manifestation anti-immigration et désigne les immigrés soudanais de « cancer dans notre corps ». Plus tard, elle dira que sa citation a été dénaturée, avant de présenter ses excuses[3],[4],[5]. La manifestation, dont elle était à l’initiative aux côtés de Danny Danon, a par ailleurs tourné à l’émeute, des Africains ayant été agressés et des magasins pillés[6].

Elle présente en 2013 un projet de loi interdisant le droit d’association à toute organisation « qui nie le caractère juif de l’État »[6].

En , dans l'affaire de la grève de la faim de l'avocat palestinien Mohammed Allan, détenu dans le cadre d'un régime d'emprisonnement extrajudiciaire permettant aux autorités israéliennes de détenir un suspect sans lui notifier d'inculpation pendant six mois renouvelables indéfiniment, et après près de soixante jours de grève de la faim, Miri Regev accuse la Cour suprême de « céder au chantage du terroriste Mohammed Allan » au lieu de le nourrir de force, en invoquant une loi votée en précisément pour faire face à de telles situations[7].

En 2017, elle milite pour la grâce de Elor Azaria, un soldat condamné pour avoir exécuté d'une balle tête d’un Palestinien blessé gisant au sol qui avait attaqué des soldats israéliens[8]. Elle affirme que « ce procès n'aurait jamais dû avoir lieu »[8].

Elle s'en prend en 2017 au film FoxTrot du réalisateur israélien Samuel Maoz, consacré à une bavure de l’armée israélienne, jugeant « scandaleux que les artistes israéliens contribuent à l’endoctrinement de la jeune génération contre l’armée la plus morale du monde ». Elle dénonce le financement de ces films, réclamant des gages de patriotisme aux producteurs[9].

Après la chute de Netanyahou en 2021, elle se montre très critique à l'égard du gouvernement de Naftali Bennett, qu'elle qualifie de « premier gouvernement palestinien de l’histoire » en raison de l'accord passé avec le parti arabe israélien Raam[10].

Elle s'oppose en 2025 à la fin de la guerre de Gaza, soutenant cependant une trêve temporaire afin de permettre la libération des otages israéliens, et estime qu'Israël ne doit pas « craindre » l’occupation de la bande de Gaza[11].

Notes et références

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  1. « Découvrez le 35e gouvernement israélien », sur The Times of Israël, (consulté le ).
  2. Lucas Minisini, « En Israël, la bataille de la chaîne 13 pour préserver son indépendance », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  3. (en) Talila Nesher, « Demonstrators attack African migrants in south Tel Aviv Israel News », Haaretz, (consulté le )
  4. (en) Gil Hoffman, « Miri Regev apologizes for calling migrants ‘cancer' », The Jerusalem Post, (lire en ligne, consulté le )
  5. (en) « Israeli MK: I Didn't Mean to Shame Holocaust by Calling African Migrants a 'Cancer' », sur Haaretz,
  6. 1 2 Yossi Gurvitz, « En Israël, victoires de la « suprématie juive » », sur Le Monde diplomatique,
  7. « Israël - Grève de la faim : le compromis qui ne résout rien », sur Le Point,
  8. 1 2 Pierre Barbancey, « Un soldat meurtrier héros de la droite israélienne », sur https://www.humanite.fr, (consulté le )
  9. « Nadav Lapid, voix discordante du cinéma israélien », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  10. « Israël Faute d’accord budgétaire la coalition gouvernementale menacée », sur L'Humanité, (consulté le )
  11. Par Times of Israel Staff, « Regev : La guerre à Gaza va continuer ; Israël ne doit pas « craindre » l’occupation », sur fr.timesofisrael.com (consulté le )

Liens externes

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