Terres lorraines
| Terres lorraines | |
| Auteur | Émile Moselly |
|---|---|
| Pays | France |
| Genre | Roman |
| Éditeur | Plon |
| Date de parution | 1907 |
| Nombre de pages | 296 |
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Terres lorraines est un roman d'Émile Moselly publié en 1907. Il est récompensé la même année par le prix Goncourt, ainsi que Le Rouet d'ivoire et le recueil de nouvelles Jean des Brebis ou le Livre de la misère [1]
Un roman où la terre lorraine l’emporte sur l’histoire
[modifier | modifier le code]Le roman met en scène Pierre, jeune pêcheur sur la Moselle, fiancé à Marthe. Insatisfait de sa condition modeste et attiré par l’aventure, il quitte son village pour embarquer sur une péniche reliant la Lorraine à la Flandre[2].
Ce départ entraîne une rupture tragique : Marthe meurt après son abandon, tandis que Pierre s’enfonce dans une existence errante, coupé de ses racines.
L’intrigue reste volontairement simple et linéaire : elle sert surtout de support à la peinture d’un monde rural fait de pêcheurs, de vignerons, de familles paysannes, avec leurs rites (fêtes, veillées, mariages, deuils).
Le personnage central est moins Pierre que la Lorraine elle-même, omniprésente à travers ses paysages, ses saisons et ses traditions.
Un roman régionaliste dominé par une écriture impressionniste
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L’œuvre s’inscrit pleinement dans le courant régionaliste dont Moselly est un représentant reconnu [3] et il décrit précisément la vie des humbles et les réalités rurales de la Lorraine par ses observations ethnographiques des coutumes lorraines. Ainsi, ce roman constitue un témoignage littéraire précieux sur la vie paysanne du XIXᵉ siècle
L'intrigue du roman est secondaire et l’histoire amoureuse (entre Pierre et Marthe) avec peu de rebondissements une psychologie simple et des trajectoires personnelles prévisibles est quasiment archétipale.
Terres lorraines n’est pas un roman d’action mais un exemple d’écriture impressionniste appliquée au roman
deux forces s'oppose dans terres Lorraines : l’appel du départ (avec Pierre et ses aventures) et l’attachement à la terre (à travers Marthe et le respect des traditions,)
La conclusion implicite est pessimiste : quitter ses racines mène à la perte affective et identitaire.
Mais L’intérêt du roman réside ailleurs : dans les descriptions magnifiées par une écriture impressionniste où Moselly privilégie les sensations (lumières, odeurs, sons), les longues descriptions picturales avec une approche émotionnelle plutôt que narrative d'une nature quasi “personnifiée”. Cela crée une lecture immersive, proche de la peinture ou du cinéma avec une forte dimension poétique et sensorielle et donne au roman une profondeur émotionnelle durable où la terre l’emporte sur l’histoire[4].
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Léon Deffoux, Chronique de l'Académie Goncourt, 1929.
- ↑ jf Chénin, « TERRES LORRAINES, roman », Blog e JF Chénin, (lire en ligne)
- ↑ Pierre Goudot, La vocation régionaliste d'Emile Moselly, Nancy, Université de Nancy, Facultés des lettres,, Nancy, Université de Nancy,
- ↑ jf Chénin, « Emile moselly et la critique », Blog de JF Chénin, (lire en ligne)