Les funérailles donnaient lieu à un rite d’exorcisme. Une sorte de sorcier se livrait à une danse spectaculaire, brandissant une lance, ici autrefois en bois et aujourd’hui disparue. La tombe purifiée des esprits malins et protégée de leurs futures éventuelles ingérences devenait apte à abriter le corps du défunt. De telles figurines éternisent l’action du rituel et, par leur présence prophylactique, écartent toute intrusion maligne dans le tombeau. À l’époque des Han de l’Est et celle des Trois Royaumes (221-265), on ajoutera à ces représentations de danseurs rituels un animal mythique et effrayant, à la colonne vertébrale ponctuée par une rangée d’excroissances pointues.
La terre cuite, trempée dans un léger engobe blanc, était autrefois peinte. La disparition des couleurs confère à la statuette un caractère géométrique qui séduit l’œil occidental moderne mais qui diffère considérablement de son apparence originelle.