Char moyen
Le char moyen est un concept de char d'assaut.
Concept
[modifier | modifier le code]Dans les années 1920, le char moyen est considéré comme char à la différence des chars légers, qui sont d'avantage des automitrailleuses[1].
Ils peuvent être utilisées pour le commandement[1].
Historique
[modifier | modifier le code]Entre-deux-guerres
[modifier | modifier le code]La définition du char moyen n'est pas aboutie par l'état-major français, ce qui pose des difficultés de descriptions de la doctrine d'utilisation des chars[2].
Le Royaume-Uni développe un projet de char moyen à deux moteurs[3].
Évolution durant la Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Le T34 est le char moyen le plus produit par l'URSS[4].
Le char moyen est utilisé accompagné de chars lourds[5].
Pendant la guerre froide
[modifier | modifier le code]Durant la guerre froide, le concept de char moyen va rapidement disparaître au profit du char de combat principal, qui combine ses avantages avec ceux du char léger et du chars lourd. Cependant, son usage reste prépondérant dans les premiers conflits de la période, notamment la guerre de Corée. Certains modèles de large production (T-34, M4 Sherman) sont considérablement améliorés et exportés.
Des moyens continuent à être développés dans les années 1970[6].
Années 2000
[modifier | modifier le code]Années 2020
[modifier | modifier le code]L’Indonésie développe en 2022 un projet de char moyen Kaplan[8].
Guerre en Ukraine
[modifier | modifier le code]Pendant l'invasion de l'Ukraine, l'Armée française développe l'idée d'un char moyen mieux adapté à l’emploi et déclinable également en Véhicules de combat d’infanterie (VCI) chenillé[9].
Caractéristiques
[modifier | modifier le code]Le type du char moyen de l'entre-deux-guerres se définit autour de trois caractéristiques principales :
- Sa masse ; le char moyen peut faire entre vingt et trente-cinq tonnes[10],[11] ;
- Son blindage ; le blindage est léger[12], le char est protégé du tir des armes légères, mitrailleuses et canons d'infanterie de petit calibre, mais non des canons de gros calibre et des mines[13] ;
- Sa vitesse ; la motorisation possible n'est alors pas en mesure d'apporter un ratio puissance/masse important, elle dépasse rarement les 30 km/h.
La masse limitée permet d'envisager un transport par avion[14],[15] et d'être relativement mobile[9].
Exemples
[modifier | modifier le code]Utilisés au combat :
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 France Armée Troupes d'occupation du Maroc Auteur du texte, Note n°.... Ce que tout officier doit savoir sur les chars, (lire en ligne)
- 1 2 Jean-Baptiste Petrequin, « 1918-1931 : le choix par défaut du char Mark V* », Revue Historique des Armées, vol. 293, no 4, , p. 102–114 (ISSN 0035-3299, DOI 10.3917/rha.293.0102, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Centre d'études des chars de combat. Technique des chars et de l'automobile. Deuxième Volume. Les chars de combat (texte) / par le Capitaine Mozat, (lire en ligne)
- ↑ Thibault Richard, « Démodernisation de l’armée de terre allemande sur le front de l’Est : de l’euphorie au blocage (1941-1942) », Revue Historique des Armées, vol. 278, no 1, , p. 89–104 (ISSN 0035-3299, DOI 10.3917/rha.278.0089, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Adrien Dansette, « 6 - La journée de la libération : (vendredi 25 août) », Hors collection, , p. 305–346 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Éric Gauvrit, « Les forces armées conventionnelles de l'Iran : état des lieux », Outre-Terre, vol. 28, no 2, , p. 109–139 (ISSN 1636-3671, DOI 10.3917/oute.028.0109, lire en ligne, consulté le )
- ↑ André G. Delion et Michel Durupty, « Chronique du secteur public économique », Revue française d'administration publique, vol. 118, no 2, , p. 367–375 (ISSN 0152-7401, DOI 10.3917/rfap.118.0367, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Léo Péria-Peigné et Élie Tenenbaum, « Dynamiques industrielles de l’armement:Performance technique et efficacité tactique », dans Ramses 2023, Institut français des relations internationales, , 143–151 p. (ISBN 978-2-10-083902-5, lire en ligne)
- 1 2 Guillaume François, « Char moyen : proposition pour une voie française », Revue Défense Nationale, vol. 885, no 10, , p. 92–99 (ISSN 2105-7508, DOI 10.3917/rdna.885.0092, lire en ligne, consulté le )
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- ↑ Jean Bourcart, « 5. L’emploi des chars en question », Hors collection, , p. 103–134 (lire en ligne, consulté le )
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- ↑ Jean Lopez, « 4. Les hommes, les armes, le terrain », Champs de bataille, , p. 83–104 (lire en ligne, consulté le ).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Claude Quétel, « 3 - Les nouvelles conditions de la guerre », Tempus, , p. 281–339 (lire en ligne, consulté le )
- Mathias André, « Dans l’ombre de Charles de Gaulle : pionniers des chars et autres « prêcheurs » militaires français oubliés de l’arme blindée dans l’entre-deux-guerres », Stratégique, vol. 109, no 2, , p. 211–233 (ISSN 0224-0424, DOI 10.3917/strat.109.0211, lire en ligne, consulté le )
- Jean Hamiot, « Le char, moteur de l’évolution de l’industrie de guerre », Revue Défense Nationale, vol. 803, no 8, , p. 89–96 (ISSN 2105-7508, DOI 10.3917/rdna.803.0089, lire en ligne, consulté le )