John Burns
| Président de la Commission du Commerce | |
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| Membre du 30e Parlement du Royaume-Uni 30e Parlement du Royaume-Uni (d) Battersea (d) | |
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| Membre du 29e Parlement du Royaume-Uni 29e Parlement du Royaume-Uni (d) Battersea (d) | |
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| Membre du 28e Parlement du Royaume-Uni 28e Parlement du Royaume-Uni (d) Battersea (d) | |
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| Président du Local Government Board | |
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| Membre du 27e Parlement du Royaume-Uni 27e Parlement du Royaume-Uni (d) Battersea (d) | |
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| Membre du 26e Parlement du Royaume-Uni 26e Parlement du Royaume-Uni (d) Battersea (d) | |
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| Membre du 25e Parlement du Royaume-Uni 25e Parlement du Royaume-Uni (d) Battersea (d) | |
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| Membre du Conseil privé du Royaume-Uni | |
| Membre du London County Council |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nationalités |
britannique (jusqu'au ) britannique |
| Activités |
| Parti politique |
Parti progressiste (en) |
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| Le très honorable |
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John Elliot Burns PC (né à Vauxhall le – décédé le ) est un syndicaliste, homme politique, Membre du Parlement et membre du gouvernement, socialiste puis libéral de la fin du XIXe siècle début du XXe siècle. Pendant sa retraite, il devient historien de la ville dont il a été l'élu : Londres.
Biographie
[modifier | modifier le code]Premières années
[modifier | modifier le code]Fils d'un ajusteur écossais, il quitte l'école à 10 ans et occupe un grand nombre de petits métiers avant d'entrer en apprentissage auprès d'un ingénieur à 14 ans. Il suit des cours du soir et lit de nombreux ouvrages politiques (Robert Owen, John Stuart Mill, Thomas Paine ou William Cobbett).
Un de ses collègues, le français, Victor Delahaye, qui a participé à la Commune de Paris lui fait découvrir les idées socialistes. Il commence à la même époque à prononcer des discours politiques. En 1878, il est arrêté à la suite d'une manifestation à Clapham Common. En 1881, il crée une branche locale de la Social Democratic Federation (SDF) d'Henry Hyndman à Battersea.
Il fait le tour du monde à bord d'un navire en tant qu'ingénieur puis lors d'un congé de six mois. Il découvre le traitement des populations noires d'Afrique contre lequel il proteste. Il étudie les systèmes politiques et économiques français, allemand et autrichien.
Engagement politique
[modifier | modifier le code]Il se fait remarquer par un discours en 1884 lors de l'Industrial Remuneration Conference et devient membre de la direction de la Social Democratic Federation l'année suivante. Il se présente la même année aux élections législatives à Nottingham mais est battu. L'année suivante, il est arrêté pour sa participation aux « émeutes du West End » durant lesquelles des chômeurs brisèrent les vitres de divers clubs privés. Il est jugé pour conspiration et sédition.

Le dimanche , John Burns est parmi les manifestants sur Trafalgar Square qui réclament une amélioration de leurs conditions de vie. La dispersion violente de ce rassemblement pacifique par la police montée est depuis connue sous le nom de « Bloody Sunday » et fait deux morts, une centaine de blessés et une centaine d'arrestations. Il fait aussi partie des personnes arrêtées et jugées pour résistance à agents. Il est condamné à six semaines de prison. À sa sortie, il rejoint la Law and Liberty League créée par Annie Besant et le journaliste William Thomas Stead destinée à aider toutes les personnes arrêtées dans le cadre de leur exercice de leur liberté d'expression.
En , il participa activement à la grève des dockers de Londres. Il quitta la SDF et se lança dans l'action syndicale. Il fut la même année, le premier élu de gauche au London County Council. Ses électeurs se cotisèrent pour lui offrir une indemnité parlementaire de £2 par semaine afin qu'il pût siéger. Au London City Council, il lutta contre les monopoles capitalistes, mais défendit le contrôle de l'économie par l'État ou les municipalités. En 1892, il réussit à faire voter la décision municipale de ne confier les contrats municipaux qu'à des entreprises qui respectaient les droits syndicaux et qui payaient des salaires décents. C'était en fait obtenir un soutien des institutions publiques aux trades-unions. Il fut à l'origine en 1903 de la création des premiers logements sociaux londoniens.
Élu
[modifier | modifier le code]De 1892 à 1918, il est élu Membre du Parlement pour Battersea. S'il commence en tant qu'élu de l'Independent Labour Party, il passe au parti libéral à la suite des divisions liées à la seconde guerre des Boers. Il entre au gouvernement de Henry Campbell-Bannerman en en tant que President of the Local Government Board (en). Il n'est que la deuxième personne d'origine ouvrière à entrer au gouvernement. Ses qualités font qu'il conserve son poste lorsque le gouvernement passe à H. H. Asquith en 1908. En 1905, il devient membre du conseil privé.
En 1914, il est nommé President of the Board of Trade, mais il démissionne dès la déclaration de guerre car il y est opposé. Il se retire définitivement de la vie politique en 1918.
Dernières années
[modifier | modifier le code]Il passe la fin de sa vie à s'adonner à ses passions : le cricket et l'histoire de Londres. Il collectionne aussi les livres. Il fait don de son immense bibliothèque à l'Université de Londres.
Antisémitisme
[modifier | modifier le code]Burns a été qualifié d’antisémite par plusieurs historiens spécialistes de l’histoire juive, tels que David Feldman, Colin Holmes, Robert Wistrich et Anthony Julius.
Son opposition à la seconde guerre des Boers était étroitement liée à son antisémitisme personnel. Il faisait fréquemment référence à la « piste du serpent financier » (trail of the financial serpent). Lors d’un meeting anti-guerre à Battersea Park en 1900, il déclara notamment :
« Le Juif sud-africain n’a… aucune compassion… toutes les institutions et classes ont été inscrites par le Juif comme son héritage, son moyen et sa dépendance. Là où il ne pouvait intimider, il corrompait ; là où il ne pouvait corrompre, il diffamait… [les Boers] défendent leur terre, non contre une nation armée défendant une juste cause, mais contre un capitalisme militant qui utilise nos soldats comme des agents de change en uniforme, expulsant les mauvais locataires en Afrique du Sud au profit des intérêts des Juifs… Avec sagesse, prévoyance et bienveillance, nous pourrions encore conserver l’Afrique du Sud pour l’Empire et l’humanité, même si nous la perdons pour les Juifs. »
Plus tard, Burns affirma au Parlement :
« Partout où nous examinons, il y a le Juif financier, qui opère, dirige et inspire les forces qui ont conduit à cette guerre. »
Wistrich a comparé cet antisémitisme conspirationniste à celui qui s’était répandu en France au moment de l’affaire Dreyfus. Burns déplorait également que l’armée britannique, autrefois selon lui le « Sir Galahad de l’Histoire », soit devenue la « janissaire des Juifs » (janissary of the Jews). En 1902, il dénonça encore les « Juifs syndiqués qui ne combattent pas mais savent très bien voler » tandis que lors d’une visite dans l’East End, il remarqua que « la ruine de l’Angleterre se trouve dans les limites de notre promenade de cet après-midi parmi les Juifs ». En 1900, David Lindsay nota que Burns lui avait déclaré croire que « le Juif est le ténia de la civilisation » (the Jew is the tapeworm of civilisation).
Références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « John Burns » (voir la liste des auteurs).
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à la vie publique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Naissance en octobre 1858
- Décès en janvier 1943
- Syndicaliste britannique
- Député libéral-travailliste
- Représentant de l'Angleterre à la Chambre des communes
- Membre du Conseil privé du Royaume-Uni
- Député du 25e Parlement du Royaume-Uni
- Député du 26e Parlement du Royaume-Uni
- Député du 27e Parlement du Royaume-Uni
- Député du 28e Parlement du Royaume-Uni
- Député du 29e Parlement du Royaume-Uni
- Député du 30e Parlement du Royaume-Uni
- Décès à 84 ans