Lucian Freud
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Lucian Michael Freud |
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Goldsmiths, University of London Dartington Hall School (d) Central School of Art and Design (en) East Anglian School of Painting and Drawing (en) |
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Lucie Freud (d) |
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Stephen Gabriel Freud (d) Clement Freud (frère cadet) |
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Annie Freud Annabel Freud (d) Alexander Boyt (d) Rose Boyt (d) Jane McAdam Freud (en) Paul Freud (en) Lucy Freud (d) Isabel Boyt (d) Bella Freud Esther Freud David McAdam Freud (d) Susie Boyt (en) Francis Eliot (d) Frank Paul (d) |
| Parentèle |
Sigmund Freud (grand-père paternel) Martha Bernays (grand-mère paternelle) |
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Lucian Freud, né le à Berlin et mort le à Londres, est un peintre et graveur figuratif britannique d'origine allemande.
Considéré comme l'un des peintres figuratifs les plus importants du XXe et du début du XXIe siècle, il est, selon la formule de l'historien de l'art Herbert Read, l'« Ingres de l'existentialisme ».
Il est notamment célèbre pour avoir peint, en 2001, le portrait de la reine Élisabeth II à l'occasion de son jubilé d'or, tableau qui a soulevé une polémique au Royaume-Uni.
Biographie
[modifier | modifier le code]Famille
[modifier | modifier le code]Petit-fils du médecin et fondateur de la psychanalyse, Sigmund Freud, et de sa femme Martha Bernays, Lucian naît à Berlin. Son père, l'architecte Ernst L. Freud (1892-1970), est le plus jeune fils de Sigmund Freud. En 1933, pour échapper à l'antisémitisme nazi, Ernst Freud emmène sa famille à Londres : sa femme Lucie Brasch et ses fils Lucian, Stephen (1921-2015) et Clement (1924-2009). En 1938, à la suite de l'Anschluss, Sigmund Freud[note 1] les y rejoint.
Formation
[modifier | modifier le code]Après ses études secondaires, Lucian entre en 1938-1939 à la Central School of Arts and Crafts de Londres. De 1939 à 1941, il suit les cours de Cedric Morris (en) à l‘East Anglian School of Painting and Drawing à Dedham. Il est alors mobilisé dans la marine marchande puis démobilisé après trois mois de mer. De 1942 à 1943 il étudie à temps partiel au Goldsmith's College à Londres.
Débuts
[modifier | modifier le code]En 1943, il illustre les poèmes de Nicholas Moore. Il expose, pour la première fois, à la galerie Lefèvre à Londres en 1944. Sa peinture est alors influencée par le surréalisme : en témoigne le tableau énigmatique The Painter's Room. Déjà, « l'univers personnel de Freud y est représenté : la fenêtre, la plante, l'animal, tous les éléments de son œuvre sont en place[1]. »
En 1946, Freud visite Paris et la Grèce. Il reviendra très régulièrement à Paris pour rendre visite à Picasso et à Giacometti.
Vie privée
[modifier | modifier le code]En 1948, il épouse la fille du sculpteur Jacob Epstein, Kitty Garman dont il aura deux filles, Annabel Freud et la poétesse Annie Freud. Il divorce de Kitty en 1952 pour se remarier en 1953 avec Lady Caroline Blackwood.
En 1952, il peint dans la chambre 38 de l'hôtel La Louisiane le tableau Hotel Bedroom[2] où il figure avec son épouse. Ce deuxième mariage n'est pas plus heureux et leur divorce intervient en 1958.
Il a peint de très beaux portraits inspirés par ses épouses Kitty (Girl with a white Dog, 1950-51) et Caroline (Girl in a Green Dress, 1952).
Freud, qui n'apprécie pas les contraintes de la vie de famille, vit ensuite en célibataire, avec des compagnes successives dont il a de nombreux enfants et des petits-enfants. Quatorze enfants ont été identifiés[3], dont la styliste Bella Freud (née en 1961), l'écrivaine Esther Freud, l'artiste Jane McAdam Freud (en) (née en 1958) ou encore Noah Woodman.
L'École de Londres
[modifier | modifier le code]Au début des années 1960, sa rencontre avec Francis Bacon, Frank Auerbach, Leon Kossoff, Michael Andrews[4], dans un groupe emmené par R.B. Kitaj fait basculer sa technique. Bacon et Auerbach l’ont convaincu de quitter sa manière fine et linéaire pour se laisser aller aux grands coups de brosse. Sa peinture se fait alors de plus en plus épaisse, appliquée dans des tonalités sourdes, dans les beiges et les gris, rehaussés de blanc. Ce groupe prend le nom d'« École de Londres » (School of London)[5] – groupe auquel sera consacrée une exposition, en 1998-1999, au musée Maillol[6]. Ce groupe de peintres figuratifs se constitue en réaction à la peinture abstraite dominante d'après-guerre et revendique une peinture réaliste dépassant les apparences pour cerner la vérité des sujets.
Lucian Freud peint sa famille, sa mère Lucie et ses filles (Bella and Esther, 1987-1988), ses amis, d'autres artistes, dont Frank Auerbach et Francis Bacon, des gens célèbres et des inconnus, certains ne posant que pour une œuvre, produit un grand nombre de portraits de l'artiste de performance australien Leigh Bowery, et également Henrietta Moraes (en), muse de nombreux artistes de Soho.
Une série d'énormes portraits nus du milieu des années 1990 dépeint la très grande Sue Tilley, ou « Big Sue » aux formes généreuses, certains utilisant son titre d'emploi de Benefits Supervisor dans le titre de la peinture, par exemple le monumental tableau Benefits Supervisor Sleeping (1995).
Il peint face à des modèles vivants dans le huis-clos de son atelier. Les vues de Londres ou de son jardin sont réalisées à partir du point d'ancrage de l'atelier. Il travaille toute la journée, infligeant des séances de pose interminables à ses modèles.
Reconnaissance
[modifier | modifier le code]Le talent de Freud est reconnu à partir des années 1970-1980 avec, en 1974, l'exposition rétrospective de ses œuvres à la Hayward Gallery de Londres, puis, en 1982, avec la publication de la première monographie consacrée à son œuvre par Lawrence Gowing. La première grande exposition itinérante de son œuvre a lieu en 1987-1988 (Washington, Paris, Londres, Berlin). Après l'exposition de l'École de Londres suivent, en 2002, l'exposition de la Tate Britain, celle de la fondation La Caixa Barcelona, celle du Musée d'art contemporain de Los Angeles. En 2005 a lieu une importante rétrospective de son œuvre à Venise.
En 2010 — Lucian Freud a alors 88 ans — est présentée à Paris l'exposition « Lucian Freud - L'Atelier », au Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou, plus de vingt ans après la première rétrospective que lui avait consacrée le Centre, en 1987[7].
Dernières années
[modifier | modifier le code]À la fin de sa vie, les portraits de nus dominent sa peinture révélant l'intimité crue de ses modèles, celle de Leigh Bowery, de Sue Tilley ou de son fidèle assistant David Dawson (Sunny Morning-Eight Legs, 1997). Même les modèles habillés révèlent leur nudité, la vérité de l'être qui perce toute apparence. « Quand je peins des vêtements, je peins vraiment des gens nus couverts de vêtements » explique-t-il. En témoigne le portrait de son ami et compagnon d’équitation Andrew Parker Bowles, dont le splendide uniforme aux nombreuses médailles est entrouvert et montre la tristesse d’une fatigue intérieure (The Brigadier, 2003-4).
Dans ses autoportraits, Freud scrute son visage comme celui des autres, sans bienveillance. Les critiques voient dans son œuvre une quête obsessionnelle, sonder la nature humaine à travers son enveloppe charnelle. Ses grands nus provocateurs et sans complaisance des années 1990 représentés dans des toiles aux grandes dimensions marquent l'apogée de son œuvre.
Passionné de courses de chevaux et de chiens, Freud est un joueur impénitent. Un de ses grands collectionneurs, Alfie McLean, un bookmaker d'Irlande du Nord, lui permettait de rembourser ses dettes de jeu en tableaux. Mais, au fil des décennies, le peintre lui doit tellement d'argent que les portraits ne suffisent plus à rembourser ses dettes. Lorsqu'en 1992 le marchand américain William Acquavella voulut représenter le peintre, il dut d'abord régler à Alfie McLean le solde de ses dettes de jeu se montant à 2,7 millions de livres sterling. Quand McLean meurt en 2006, il possède 23 œuvres d'une valeur estimée à l'époque à 100 millions de livres sterling. Freud a peint plusieurs portraits du bookmaker dont The Big Man (1976-1977).
Freud a travaillé presque tous les jours durant les trois dernières années de sa vie[8] sur un tableau intitulé Portrait of the Hound[9], tableau resté inachevé. Il s’agit du portrait de son ami David Dawson qui était aussi son assistant.
Mort
[modifier | modifier le code]Lucian Freud meurt dans la nuit du 20 au , dans sa résidence de Londres[10]. Il est enterré au cimetière de Highgate[11].
Bien qu'étant devenu très riche, l'artiste vivait simplement, dans une maison avec jardin située dans le quartier de Notting Hill, où il avait installé ses ateliers à l'étage.
Distinctions
[modifier | modifier le code]- Membre de l'Ordre des compagnons d'honneur (CH - 1983)
Membre de l'Ordre du Mérite britannique (OM)
L'œuvre
[modifier | modifier le code]Style
[modifier | modifier le code]L'œuvre de Lucian Freud est divisé en plusieurs périodes : une première période aux compositions surréalistes ; puis une période réaliste dite « néo-romantique », où apparaissent les portraits dans une texture légère ; enfin la période de maturité, qui a fait la réputation de l'artiste.
Peints dans une texture épaisse, dans des tons bruns, gris et blancs, les portraits apparaissent souvent comme vus avec une acuité particulière qui ne veut cacher aucun détail, en particulier du visage, du modèle scruté. Peints sur le vif, ils sont repris de nombreuses fois[12].
Les modèles nus sont vus dans des ateliers désolés – en fait l'appartement vide où travaille le peintre –, sur des lits ou des sofas défoncés dans des poses inhabituelles et avec des attitudes crues. Aucun détail n'est caché. L'éclairage de la scène est souvent électrique, et on remarque des « coups de blanc » sur les chairs des modèles peints qui renforcent la sensation d'éclairage artificiel. Freud parle d'une « déformation particulière » qu'il obtient par sa façon de travailler et d'observer[13].
Pour ses détracteurs[réf. nécessaire], le style particulier de Freud choque par son aspect caricatural, presque morbide dans certaines de ses œuvres.
Freud est également graveur. On lui doit une œuvre gravée sur cuivre abondante, en noir et blanc, qui reprend et réinterprète les thèmes de sa peinture.
Selon Hector Obalk
[modifier | modifier le code]Le critique d'art Hector Obalk a consacré en 2009 à Lucian Freud un épisode de son émission Grand'Art[14]. Il y fait voyager dans l'univers de l'artiste depuis ses débuts jusqu'à son œuvre récente, notamment au travers d'une série d'autoportraits allant de ses toiles des années 1940 à celui de 2005. Obalk y voit un moyen pour décrire l'évolution de la technique de Freud. Il y voit également, tour à tour, la représentation d'un peintre présomptueux, sûr de lui, faussement inquiet, enfin assumant sa nudité et les marques de la vieillesse. Son dernier autoportrait le représente en effet nu, les pieds dans des godillots ouverts, tenant de la main gauche sa palette et de la droite son couteau de peinture, dans le vide de son atelier « qu'il n'a jamais voulu aménager », nous dit Obalk.
Ses portraits traitent de personnes « ordinaires », des proches du peintre. Les sujets non animés ont plutôt tendance à s'intégrer comme éléments du portrait, qu'ils soient détails (remontoir de montre ou ceinture de l'industriel irlandais, cravate de son fils) ou plus importants (fouillis d'objets sur la chaise à côté de son assistant). Quelques œuvres portent exclusivement sur des éléments de décor, comme deux représentations du lavabo de son atelier.
D'un point de vue technique, Obalk remarque au début du travail de Freud un attachement aux reflets dans les yeux, certaines exagérations touchant presque à la caricature et, toujours, une recherche obsessionnelle du rendu de la lumière. Sur le tard, Freud ne dessine pour ainsi dire plus, il pose les touches de teintes des carnations, dessinant ainsi des visages, parfois englués sous une épaisse couche de peinture.
Obalk relève trois changements dans la technique picturale de Freud. D'abord, un changement d'outil, une brosse plus dure. Ensuite, le passage à un blanc contenant plus d'oxyde de plomb, ce qui lui permet de rendre encore mieux les contrastes de lumière. Enfin, après être passé maître de sa technique, une remise en question totale qui lui fait abandonner en 1988 le dessin des formes, pour l'application de touches de couleur, remise en question que seul un Titien avait été auparavant en mesure de faire, risque rendu possible du fait de la grande maîtrise technique, mais aussi de l'âge avancé atteint par les deux peintres.
L'intimité du processus
[modifier | modifier le code]« I think great portrait has to do with the way it is approached. {...} So I think portraiture is an attitude[note 2]. »
— Lucian Freud
Freud parle d'impulse quant au choix de ses modèles. Ces impulsions — ou furieuses envies selon la traduction — sont un premier indice du lien serré qui est entretenu entre lui et ses images. C'est pour cela qu'il a toujours évoqué son œuvre comme quelque chose d'autobiographique. « Everything is autobiographical[note 3] » écrit Martin Gayford à propos de Freud dans l'édition de ses sketchbooks[15]. L'introduction du livre de Sarah Howgate explique que le Arts Council of England (en) légua à la National Portrait Gallery « this fascinating body of material includes 47 sketchbooks […] and 35 letters[note 4]. » Elle trouva important d'inclure les lettres comme partie intégrante de sa pratique artistique. De même que beaucoup de ses carnets de dessins sont recouverts d'écritures, de mémos, de numéros de téléphone, de rendez-vous et d'esquisses de lettres d'amour, le lien entre la vie et l'art sont indémêlables.
Les peintures de Freud sont des représentations de ses proches, de ses amis à ses enfants, ses femmes, son assistant, son lévrier whippet. Même si Freud refuse de façon catégorique de laisser entrevoir ses sentiments dans ses tableaux, on ne peut rester neutre face à la précision et à la vérité des personnes représentées. Tout est montré, les muscles tendus par la pose, les amas de graisse et les bourrelets, l'ossature. La justesse dans la représentation fait ressortir l'observation précise de ce qui est peint, l'attention primordiale qu'il met pour représenter ses proches et la fidélité du détail.
Le lieu est clos, toujours le même : l'atelier du peintre. Un lieu personnel, vide, tout ce qui est présent n'a qu'un seul but, servir sa peinture. Des sofas, des canapés, des draps et chiffons, des matelas, un lavabo, quelques plantes, et rien d'autre. Les murs sont vides, recouverts de couleur, trace d'un geste rapide pour enlever la matière picturale présente sur ses pinceaux.
Sebastian Smee dans Beholding the animal[16] utilise le terme « naked portrait[note 5] », l'opposant au traditionnel mot « nude ». Robert Hugues continue dans ce sens en ajoutant « while fiercely preserving respect[note 6]. »
La nudité joue un rôle précis dans l’œuvre de Freud, et elle arrive exactement où l'intimité s'arrête, au niveau de l'image produite. Elle sert son propos au niveau biologique des choses : de la même façon qu'il peint des animaux et des plantes, le corps humain nu est vu comme une bête au repos. Aucun sentiment ne transparaît ou ne doit être présent au moment de la peinture, au risque de la laisser inachevée, comme c'est arrivé en 1977 avec son Last Portrait[17], une huile sur toile resté inachevée, mais quand même exposée au public avec son titre évocateur, Le Dernier Portrait.
La série de portraits de sa mère pourrait aussi laisser croire à un certain lien entre la mère et le fils, mais la raison est bien moins sentimentale. En 1970, après la mort d'Ernst L. Freud, le père de Lucian, sa mère tente de se suicider puis tombe en dépression d'avoir été ramenée à la vie par sa sœur qui passait par là. Freud dira : « She'd lost interest in every thing, including me[note 7]. » Le fait qu'elle ait perdu tout intérêt pour son fils la propulsait donc à la place de modèle idéal, il la peindra sans interruption pendant une quinzaine d'années, avant que celle-ci ne s'éteigne aussi.
Pour aller jusqu'au bout de son propos, Freud prend comme modèles les personnes qu'il connaît le plus intimement, ses enfants. Il réalise plusieurs portraits de ses filles, enfants, puis jeunes adultes et enfin femmes enceintes, nues, bras et jambes écartés devant le peintre. Il a ainsi cassé tout rapport à l'érotisme que l'on pouvait voir dans son œuvre, et a appuyé son propos sur l'observation du corps pour ce qu'il a de matériel, au même titre que son lévrier. Il dira lui-même : « If I had thought it odd to paint them, I would never have done so[note 8]. »
Le processus de création s'imprègne de l'intime et du lien avec ses proches. La scène de son atelier est vide, sans personne d'autre puisque même Dawson qui a été son assistant durant de longues années devait sortir au moment où Freud commençait à peindre. Freud était complètement imperméable à ses sentiments dans son œuvre. Il s'expliquera clairement à ce sujet :
« ce n'est jamais une situation érotique, le modèle et moi, nous faisons un tableau, pas l'amour[16]. »
Cote de l'œuvre
[modifier | modifier le code]- After Cézanne (2000) est achetée en 2001 par la Galerie nationale d'Australie pour 7,4 millions de dollars. L'œuvre est remarquable en raison de sa forme inhabituelle : la partie supérieure gauche du tableau a été « greffée » sur la partie principale en dessous[note 9],[18].
- Naked Woman on a Sofa (1984-1985), vendu aux enchères, en 2005, pour 4,353 millions d'euros.
- Le , un nu intitulé Benefits Supervisor Sleeping, daté de 1995, est vendu par Christie's à Londres. Le montant final des enchères, près de 34 millions d'euros (33,6 millions de dollars), fait de cette œuvre la plus chère pour un artiste encore vivant[19],[20].
- Le , le petit portrait de Charlie Lumley, Boy's Head (tête de garçon), daté de 1952, est vendu par Sotheby's à Londres pour 3,2 millions de livres (5 millions de dollars)[21].
- Le , le petit portrait du jeune Garech Browne, daté de 1956, est vendu par Sotheby's à Londres pour 6 700 000 €.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes et traductions
[modifier | modifier le code]- ↑ Ses quatre sœurs – octogénaires – resteront à Vienne et mourront en camp de concentration.
- ↑ « Je pense que ce qui fait un grand portrait, c'est la manière dont on l'envisage [comment on le met en place]. Ainsi je pense que le portrait relève d'une attitude. »
- ↑ « Tout est autobiographique. »
- ↑ « ce fascinant ensemble qui comprend 47 carnets de dessins […] et 35 lettres. »
- ↑ « portrait nu ».
- ↑ « tout en conservant un profond respect. »
- ↑ « Elle avait l'intérêt pour tout, moi y compris. »
- ↑ « Si cela m'avait paru étrange de les peindre ainsi, je ne l'aurais jamais fait. »
- ↑ On peut discerner une ligne horizontale montrant où ces deux parties ont été réunies.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Lucian Freud. L'atelier », exposition du Centre Pompidou, 10 mars-19 juillet 2010, from livret de l'exposition.
- ↑ « Hotel Bedroom, 1954 - Lucian Freud », sur wikiart.org (consulté le ).
- ↑ Voir article nécrologique du Figaro, édition du 23 juillet 2011.
- ↑ Michael Peppiatt, A School of London: Six Figurative Painters: Michael Andrews, Frank Auerbach, Francis Bacon, Lucian Freud, R. B. Kitaj, Leon Kossoff. London, The British Council, 1987 (ISBN 0-86355-051-7).
- ↑ (en-GB) Tate, « School of London », sur tate.org.uk (consulté le ).
- ↑ Voir sur museemaillol.com.
- ↑ Présentation de l'exposition de Lucian Freud au Centre Pompidou.
- ↑ (en) Geordie Greig, Breakfast with Lucian, New York, Farrar, Straus and Giroux, , 260 p. (ISBN 978-0-374-11648-4), p. 9-10.
- ↑ (en) Mark Brown, « Lucian Freud's final work to be shown in 2012 National Portrait Gallery show », The Guardian, (lire en ligne).
- ↑ (en) William Grimes, « Lucian Freud, Figurative Painter Who Redefined Portraiture, Is Dead at 88 », The New York Times, (lire en ligne).
- ↑ (en) - Find A Grave, consulté le 20 novembre 2019.
- ↑ In « Bacon-Freud Expressions », Fondation Maegh, 1995.
- ↑ In Lucian Freud, scènes d'atelier, Thames and Hudson, 2007.
- ↑ Diffusée sur Arte en ; présentation de l'émission.
- ↑ Lucian Freud's Sketchbooks, National Portrait Gallery, 2016.
- 1 2 (en) Sebastian Smee, Lucian Freud : l'observation de l'animal, Taschen, , 96 p. (ISBN 978-3-8228-5805-9).
- ↑ Last portrait sur museumsyndicate.com.
- ↑ Catherine Lampert, Rolf Lauter, Lucian Freud: After Cézanne, National Gallery of Australia, Canberra, 2001 (ISBN 0-6425-4147-7).
- ↑ « Record de vente pour l'œuvre d'un artiste vivant ». Montpellierplus, 15 mai 2008, no 497, p. 10.
- ↑ "Freud work sets new world record", BBC News. 14 mai 2008.
- ↑ « Une toile de Freud vendue aux enchères pour 3,2 millions de livres » sur le site du Nouvel Obs, 14 octobre 2011.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (en) Matthew Mark, « The Graphic Work of Lucian Freud » ; Roger Bewan, « Freud's Latest Etchings » ; Print Quarterly, vol. 3, no 4, 1986.
- (en) Lucian Freud, works on paper, Thames & Hudson, Londres, 1988.
- (en) Lucian Freud, paintings, Thames & Hudson, Londres, 1988.
- (en) Lucian Freud, Recent drawings and etchings, Matthew Marks Gallery, New York, 1993.
- (en) Lucian Freud, Paints and etchings, Abbot Hall Art Gallery, Kendal-Cumbria, 1996.
- (fr) Lucian Freud 1996-2005, éditions de La Martinière, Paris, 2005.
- (en) Sebastian Smee, Lucian Freud : l'observation de l'animal, Taschen, , 96 p. (ISBN 978-3-8228-5805-9).
- (fr) Lucian Freud, le corps et l'horizon, éditions Ides et Calendes, Neuchâtel, 2010.
- (en) Geordie Greig, Breakfast with Lucian: The Astounding Life and Outrageous Times of Britain's Great Modern Painter, Farrar, Straus and Giroux, New York, 2013.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Art Institute of Chicago
- Art UK
- Bénézit
- Bridgeman Art Library
- British Council
- British Museum
- Grove Art Online
- Kunstindeks Danmark
- Musée des beaux-arts du Canada
- Musée national du Victoria
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- Museum of Modern Art
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- Ressource relative à la musique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Peintre britannique du XXe siècle
- Peintre britannique du XXIe siècle
- Peintre figuratif
- Peintre britannique de nu
- Peintre portraitiste britannique
- Peintre dont l'œuvre est marquée par les thèmes LGBT
- Graveur britannique du XXe siècle
- Graveur britannique du XXIe siècle
- Membre de l'ordre du Mérite (Commonwealth)
- Membre de l'ordre des compagnons d'honneur
- Étudiant de Goldsmiths, University of London
- Personnalité britannique du judaïsme
- Naissance en décembre 1922
- Naissance à Berlin
- Décès en juillet 2011
- Décès à Londres
- Décès à 88 ans
- Famille Freud
- Personnalité inhumée au cimetière de Highgate