Nicola Formichetti
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| Nom dans la langue maternelle |
ニコラ・フォルミケッティ |
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Nicola Formichetti (ニコラ・フォルミケッティ) est un styliste italo-japonais né le à Tokyo. Collaborateur de plusieurs magazines et consultant « mode », il travaille de à comme directeur artistique avec la marque Mugler. Mais il est plus largement connu pour avoir collaboré avec Lady Gaga et comme directeur artistique de la marque Diesel jusqu'en 2017.
Biographie
[modifier | modifier le code]Nicola Formichetti est né à Tokyo d'une mère japonaise hôtesse de l'air et d'un père italien pilote de ligne[1]. Il regagne l'Italie à l'âge de douze ans pour ses études. Quelques années plus tard, il part à Londres étudier l'architecture[2] mais finalement seulement quelques semaines, même s'il reste durant trois ans dans la capitale[3]. Outre de petits boulots, son premier travail réel est pour une boutique intitulée « Pineal Eye » où il rencontre nombre de personnalités de la mode[1]. C'est là qu'il fait la connaissance de Katy England. Elle l'intègre en 2000 à Dazed & Confused et devient cinq ans plus tard « directeur mode » de ce magazine puis « directeur créatif » en 2008[1],[4]. Après plusieurs années pour Dazed & Confused[5], il collabore également avec V, Another Magazine ou l'édition japonaise de Vogue Hommes[2]. Consultant, il gère en parallèle l'image d'Uniqlo[6] et habille quelques personnalités comme Robert Pattinson ou Chloé Sévigny[3].
Nicola Formichetti fait la connaissance de Lady Gaga lors d'une séries de photos à Malibu qu'il réalise pour Dazed[7]. « Elle est arrivée entièrement habillée, des cheveux au maquillage, portant des épaulettes et cette robe en cuir avec des talons - à 8 heures du matin sur la plage »[1]. Scruté par la presse, cette collaboration le met sous le feu des projecteurs et lui apporte une notoriété publique : il devient « responsable des looks insensés » de Lady Gaga[8] dont la robe en viande ou celle « en cheveux avec soutien-gorge crachant du feu » ainsi que les chaussures en forme de tatou : « à l'époque, […] il fallait aller toujours plus loin, expérimenter » dit-il[9].
En 2010 il prend le poste de directeur de la création de Mugler aux côtés de Sébastien Peigné et Romain Kremer[6], introduisant ainsi des collections « homme »[10]. Rapidement, son travail pour l'entreprise française reçoit de bonnes critiques[7], ses défilés respectant les codes de la maison[11], même si finalement cette expérience ne convainc personne : tel qu'il le décrit, la « femme fantasmatique » de Mugler reste loin de ses principes[3]. Nicola Formichetti quitte Mugler le [12].
« Surconnecté[8] », très présent sur les réseaux sociaux qu'il utilise de façon « intensive »[2], il est à l'origine du développement digital de Diesel lors de son arrivée dans l'entreprise[13] qu'il annonce d'ailleurs sur son tumblr[8]. C'est Renzo Rosso qui l'embauche en [9]. Sa première campagne quelques mois après met en scène Jillian Mercado nue et tatouée avec une burqa en jeans[9], photographiée par Inez & Vinoodh[14]. Il revendique ainsi l'héritage des publicités provocantes de David LaChapelle pour la marque italienne, dans les années 1990[15]. Dès le premier défilé organisé à Venise par Nicola Formichetti au début de l'année suivante, il renouvelle les codes de l'entreprise en organisant un show « radical et inoubliable » comme il le précise[16], fait de jeans et de cuir[3]. La campagne publicitaire suivante est photographiée à sa demande par Nick Knight sur un iPhone[3]. Il se reconnait par d'ailleurs son usage du marketing viral[17]. Après quatre ans à la direction artistique, quitte l'entreprise italienne fin 2017, précisant que « ce n’est pas la fin avec Diesel mais j’ai ma propre marque Nicopanda. »[17]
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 4 Coleman 2011.
- 1 2 3 Bizet 2014.
- 1 2 3 4 5 Brunel 2014, p. 45.
- ↑ Chang 2010.
- ↑ Represa 2016, p. 52.
- 1 2 Madame Figaro 2010.
- 1 2 Menkes 2011.
- 1 2 3 Laffin 2014.
- 1 2 3 Brunel 2014, p. 44.
- ↑ Lidbury 2013.
- ↑ Horyn 2011.
- ↑ « Nicola Formichetti quitte Mugler », sur Vogue,
- ↑ Represa 2016, p. 53.
- ↑ Saner 2014.
- ↑ Brunel 2014, p. 44 à 45.
- ↑ Fontanel 2016, p. 79.
- 1 2 Ottavi 2017.
Sources
[modifier | modifier le code]Presse
[modifier | modifier le code]- Marta Represa, « Tokyo Kid », L'Express Style, no supplément au no 3415 de L'Express, 14 au 20 décembre 2016, p. 52 à 53 (ISSN 0014-5270)

- Sophie Fontanel, « Nicoas Formichetti « La mode a formé trop de gens obéissants » », O, vol. supplément à L'Obs, no 14, , p. 76 à 79

- Charlotte Brunel, « De Lady Gaga à Diesel », L'Express Style, no supplément au no 3267 de L'Express, 12 au 18 avril 2014, p. 44 à 45

Web
[modifier | modifier le code]- Christelle Laffin, « Nicola Formichetti, de la robe en viande de Lady Gaga à Diesel », sur madame.lefigaro.fr, Le Figaro Madame, (consulté le )

- Carine Bizet, « Nicola Formichetti n’habille pas que Lady Gaga », Mode, sur lemonde.fr, M, le magazine du Monde,

- (en) Emine Saner, « Jillian Mercado and Diesel: more than just a fashion campaign », sur theguardian.com, The Guardian, (consulté le )

- (en) Olivia Lidbury, « Diesel name Nicola Formichetti artistic director - Telegraph », Fashion.telegraph.co.uk, (consulté le )

- (en) Suzy Menkes, « Power of the Cyberimage », sur nytimes.com, The New York Times, (consulté le )

- (en) David Coleman, « Dressing Miss Gaga », Fashion, sur wmagazine.com, W, (consulté le )

- (en) Cathy Horyn, « Rethinking the Mugler Man », sur runway.blogs.nytimes.com, The New York Times, (consulté le )

- « Rosemary Rodriguez quitte Thierry Mugler », sur madame.lefigaro.fr, Le Figaro Madame, (consulté le )

- (en) Marcus Chang, « Meet Mr. Gaga - The Stylist Nicola Formichetti », sur tmagazine.blogs.nytimes.com, The New York Times, (consulté le )

- Marie Ottavi, « Nicola Formichetti coupe le Diesel », sur next.liberation.fr, Libération,
