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Paul Mazon

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Paul Mazon, né le à Privas et mort le à Paris, est un helléniste français.

Paul Mazon est le fils du journaliste et historien Albin Mazon et d'Élise Mallet.

Maurice « Paul » Emmanuel Mazon fréquente le collège Stanislas (de la 8e au baccalauréat) et obtient un baccalauréat ès lettres. Il intègre par la suite le lycée Louis-le-Grand et est admissible à l'École normale supérieure en 1895. Il étudie à la faculté des lettres de Paris et est licencié ès lettres en 1895. Il effectue son service militaire de 1895 à 1896. Il est admissible à l'agrégation de lettres en 1897[réf. souhaitée], avant d'être reçu deuxième en 1900[1]. Il devient élève de l'École pratique des hautes études (philologie grecque) et du Collège de France entre 1898 et 1901, puis obtient un doctorat ès lettres en 1904.

Durant la Première Guerre mondiale, Paul Mazon est mobilisé comme sergent ( - fin ) et est fait prisonnier en Allemagne ( - ).

Il est élu en 1927 à l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Il enseigne le grec à la Sorbonne, où il a une chaire, et au Collège de France. Il est directeur d'études suppléant à l'École pratique des hautes études de 1922 à 1926. Il est admis à la retraite en qualité de professeur honoraire en 1941. Il dirige la fondation Thiers de 1941 à 1955.

Il est l'auteur de traductions et est connu pour avoir été le premier président de la société d'édition des Belles Lettres, de 1919 à 1940[2]. Il est également connu pour avoir présidé l'association Guillaume-Budé en 1944[3] et avoir été membre du comité du Journal des savants en 1940. Il est également à l'origine du groupe de théâtre antique de la Sorbonne. Paul Mazon contribue par ailleurs à de nombreuses revues, telles la Revue de philologie, la Revue des études anciennes, ou encore la Revue des études grecques[4].

Publications

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  • L'Orestie d'Eschyle (1903).
  • Essai sur la composition des comédies d'Aristophane, thèse de doctorat (1904).
  • Hésiode, Les Travaux et les Jours (1914).
  • Eschyle, Tragédies, tome 1 (1920), tome 2 (1925), nouvelle édition, collection Budé (1932-1935).
  • Mme Dacier et les traductions d'Homère en France (1936).

Traductions

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Distinctions

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Paul Mazon a été promu au grade d'officier de la Légion d'honneur. Il est également membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres (1927), lauréat de l'Institut (prix A. Croiset et Osiris), membre de l'Académie royale de Belgique (1926) et docteur honoris causa des universités de Glasgow et de Bruxelles[4].

Références

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  1. « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 », sur rhe.ish-lyon.cnrs.fr (consulté le ).
  2. « Les Belles Lettres », sur lesbelleslettres.com (consulté le ).
  3. Alphonse Dain, « Paul Mazon (1874-1955) », Bulletin de l'Association Guillaume Budé, vol. 1, no 2,‎ , p. 1-10 (lire en ligne, consulté le ).
  4. a et b Christophe Charle, « 76. Mazon (Paul, Maurice, Emmanuel) », Publications de l'Institut national de recherche pédagogique, vol. 2, no 2,‎ , p. 155-156 (lire en ligne, consulté le ).

Bibliographie

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  • Robert Fawtier, « Paul Mazon, membre de l'Académie », Comptes-rendus des séances de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, vol. 99, no 1,‎ , p. 99-102 (lire en ligne).
  • Alfred Merlin, « Notice sur la vie et les travaux de M. Paul Mazon », Comptes-rendus des séances de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, vol. 99, no 4,‎ (lire en ligne).

Liens externes

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