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Rita Cadillac

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Rita Cadillac
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Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière de Deauville (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Nicole YasterbelskyVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Rita Cadillac, Rita RellaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Danseuse, artiste d'enregistrement, actrice, chanteuseVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
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Prononciation

Rita Cadillac, née Nicole Yasterbelsky, le à Paris 18e et morte le à Deauville dans le Calvados, est une stripteaseuse, danseuse, chanteuse et actrice française.

Elle est d'origine polonaise[1] et a une formation de danseuse[2]. À 13 ans, sous le pseudonyme de Rita Rella[3], elle est reine (locale) de l’accordéon. Après avoir fait les Beaux-Arts, elle se présente aux Folies-Bergère avec ses cartons à dessins emplis de croquis de costumes de théâtre[4] :

« Je suis arrivée un jour au moment où de nouvelles danseuses et des modèles nus devaient faire une démonstration ; on me plaça avec les autres dans un coin et on me dit : Déshabillez-vous, placez-vous trois plumes et installez-vous sur le podium. Allez-y. »

Strip-teaseuse

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Repérée en 1951 par Alain Bernardin, elle est engagée à 15 ans et 9 mois au Crazy Horse qui vient d’ouvrir sur la rive droite parisienne. Elle reçoit le surnom de Rita Cadillac. Elle y invente le style « sophistiqué » qui devient la marque de l'établissement. Régine Deforges en témoigne : « Me reviennent dans le désordre des souvenirs : (…) la guêpière blanche à pois verts de Rita Cadillac qu’elle délaçait de ses mains gantées de tulle noir, avec une lenteur, une science si savantes qu’au lieu des coups de sifflets dont s’accompagne, aux États-Unis, ce genre de numéros, un grand silence s’établit dans la salle. »

« On entendait voler une mouche... », comme l’a noté un chroniqueur de l’époque.

Elle se lie à Alain Delon et acquiert une certaine notoriété[5].

Les Folies Bergère l'engagent pour se produire en même temps chez eux. Celine Colassin l'explique[2] :

« L’impact de Rita Cadillac est tel que la direction des Folies Bergères lui fait un pont d’or pour mener sa nouvelle revue, ignorant que la belle faisait partie de la troupe quelques mois plus tôt ! Rita Cadillac fera le « doublé » : les Folies Bergère avant minuit, le Crazy après. »

Tout Paris se précipite pour admirer Rita Cadillac. Elle devient le symbole de la nuit parisienne, de l’érotisme et de la beauté féminine. Elle gagnait 30.000 francs par mois aux Folies-Bergères en gagne maintenant 60.000…Par soir! (pour 3X7 minutes de représentation)[2].

Pin-up brune puis blonde des années 1960, elle enregistre quelques disques, chez Vogue : Personnalité de Lloyd Price, puis J'ai peur de coucher toute seule.

En 1959, elle rencontre un débutant nommé Johnny Hallyday, et publie Souvenirs, souvenirs, mais sa version est éclipsée par celle de l’Idole[4].

En 1959, elle enregistre Ne comptez pas sur moi pour me montrer toute nue, chanson originale : Robert Dhéry Compositeur de la musique pré-existante : Gérard Calvi. Le réalisateur : Jean Kerchbron tourne pour une émission de Denise Glaser. L'Ina décrit[6] :

« Rita CADILLAC chante en play back Ne comptez pas sur moi...(pour me montrer toute nue), installée derrière un paravent pour suggérer sa nudité. Georges de CAUNES la regarde, l'air intéressé... »

En 1962, elle se produit en marge du festival de la chanson à Beyrouth et le succès est tel que son contrat est reconduit (et augmenté d’autant) de semaine en semaine. Celine Colassin conclut[2] :

« Elle aurait pu y rester pour l’éternité. Rita fut réellement une star et connut une renommée extraordinaire, et strip-teaseuse ou pas, aucune gloire nationale n’aurait rechigné à être surprise en sa compagnie. »

Dans les années 1970, elle enregistre la chanson Erotica, dans lequel elle mime un orgasme sur fond musical. Barclay refuse de mettre son nom sur la pochette, ne considérant pas qu’elle chante. Elle lui intente un procès : « Je ne vous dis pas les fous rires dans la salle du tribunal ! », dit-elle dans un interview au Club des Années 60, n°14. Elle gagne : le 45-tours sort sous son prénom seul[4].

En 1963, elle joue dans l’opérette de Francis Lopez Le Temps des guitares, où elle interprète La java était partie et Hully gully, hully gulla en compagnie de Tino Rossi.

En 1971, elle est dans la distribution de la pièce de boulevard La maison de Zaza au Théâtre des Nouveautés, avec la vétérane Pauline Carton, reprise sous le titre Madame Pauline, en 1973, au Théâtre des Variétés.

En 1974, elle joue dans le spectacle dénudé Oh! Calcutta! à l’Élysée-Montmartre[5]. Elle en parle ainsi[4] :

« Un fourre-tout sans vergogne et usant d’expédients à la limite du grotesque. On pourrait dire que cela n’avait ni queue ni tête, hormis le fait que tous les comédiens étaient entièrement nus. La salle était souvent remplie de touristes espagnols venus par cars entiers s’encanailler à Paris loin de la censure franquiste. »

En 1953, Rita Cadillac débute avec un second rôle dans la comédie Soirs de Paris avec Henri Genès. De 1960 à 1963, elle tient des rôles d’importance variable dans Me faire ça à moi (1960), Cadavres en vacances (1961), Mélodie en sous-sol (1962), La Prostitution (1962) et Un clair de lune à Maubeuge (1962).

En 1961, aux côtés de Hallyday, elle a tourné un film Dossier 1413, retitré Ballets roses, en Belgique, interdit aux moins de 18 ans (et Johnny n’avait pas cet âge)[4].

Elle joue dans un film espagnol Juventud a la intemperie (1961) et dans la production grecque Aftó to káti állo! (1963) où elle interprète un numéro musical avec Vagelis Seilinos.

À partir de 1973, elle dirigea le night-club du casino de Trouville-sur-Mer[1].

Rita se retire dans sa propriété du Calvados et ne fit plus qu’une très éphémère apparition au cinéma[2]. On la voit dans le film allemand Das Boot de Wolfgang Petersen en 1981, re-diffusé en mini-série télévisée en 1985.

Elle ouvre un cabinet d’astrologie et de thérapie de groupe à Deauville.

Elle meurt d'un cancer[7] à 58 ans, et est inhumée au cimetière de Deauville[8] en 1995[4].

Elle est morte avant de publier son livre de souvenirs : « Faire le tour du monde avec un cache-sexe dans la poche, il y a beaucoup à raconter » (entretien avec Dominique Martin de la Cruz, Club des Années 60, n°14)[4].

Filmographie

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Télévision

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  • 1967 : Max le débonnaire : série télévisée, épisode De quoi je me mêle.
  • 1985 : Das Boot : série télévisée, 3 épisodes de 100 minutes a été diffusée sur BBC Two au Royaume-Uni en , et en Allemagne et en Autriche l'année suivante.

Discographie

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Nota : référence pour l'ensemble de la section[9] :

Super 45 tours
  • 1959 : Ne comptez pas sur moi (pour me montrer toute nue) / Arrivederci / Adonis / Personnalités
  • 1960 : Souvenirs, souvenirs / Y'en avait qu'un comme ça / C'est fou / Jamais je n'oublierai
  • 1962 : J'ai peur de coucher toute seule / Il n'y a qu'à Paris / Non, ce n'est pas dangereux / Chaque fois qu'on aime.

Remarque : les chansons Y en avait qu'un comme ça et C'est fou ont fait l'objet d'un film scopitone.

45 tours (SP)
  • 1969 : Erotica.
  • 1971 : Ne touchez pas à l’animal.

Notes et références

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  1. 1 2 « Rita Cadillac Une égérie du Crazy Horse Saloon », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 « RITA CADILLAC », sur d'autres étoiles filantes (consulté le )
  3. Daniel Lesueur, « Rita Cadillac, strip-teaseuse, chanteuse et actrice méconnue » [archive du ], Suite101 (France) (consulté le )
  4. 1 2 3 4 5 6 7 « Rita Cadillac (1936-1995) », sur Culturesco, (consulté le ).
  5. 1 2 Philippe Pelletier, « Rita Cadillac », sur cineartistes.com (consulté le ).
  6. [vidéo] « Rita Cadillac "Ne comptez pas sur moi....(pour me montrer toute nue)" | INA » (consulté le )
  7. « matchID - Moteur de recherche des décès », sur deces.matchid.io (consulté le )
  8. D'autres étoiles filantes.
  9. http://www.encyclopedisque.fr/artiste/780.html / consulté le 23 novembre 2017.

Liens externes

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