Aviatik
| Aviatik Automobil und Flugapparatefabrik | |
| Création | 10 décembre 1909 |
|---|---|
| Disparition | 1920 |
| Fondateurs | Georges Châtel |
| Forme juridique | Société par actions et Aktiengesellschaft |
| Siège social | Bourtzwiller, puis Fribourg-en-Brisgau et Leipzig-Heiterblick |
| Activité | Industrie aéronautique et industrie de l'armement |
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Aviatik Automobil und Flugapparatefabrik (également connue sous le nom de Automobil und Aviatik AG) est une entreprise de construction automobile et aéronautique allemande fondée le 10 décembre 1909 à Bourtzwiller (aujourd'hui rattachée à Mulhouse), en Alsace alors allemande, autour de Georges Châtel[1],[2]. Active avant et pendant la Première Guerre mondiale, elle transfère sa production à Fribourg-en-Brisgau en août 1914 puis à Leipzig-Heiterblick en juin 1916[3]. L'entreprise fait faillite en 1920, dans le contexte de l'arrêt imposé à l'industrie aéronautique allemande après la guerre[3].
Historique
[modifier | modifier le code]La société est créée à Mulhouse-Bourtzwiller en décembre 1909[1]. Elle fabrique d'abord sous licence des appareils français Hanriot et Farman, avant de mettre au point ses propres modèles au début des années 1910[2],[3].
À partir de 1912, Aviatik met au point le biplan Aviatik B, qui devient le modèle de référence de la marque pendant les premières années de la guerre[3]. La société utilise le terrain de Mulhouse-Habsheim comme champ d'essais dès 1909, puis développe également des activités d'école de pilotage[4],[3].
Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, la proximité du front conduit au transfert de l'usine de Mulhouse-Bourtzwiller à Fribourg dès le 1er août 1914[3]. En juin 1916, la production est à nouveau déplacée à Leipzig-Heiterblick, tandis que le siège social reste à Mulhouse pendant toute la durée du conflit[3]. Les effectifs passent d'environ 200 ouvriers en 1914 à près de 1 800 au plus fort de l'effort de guerre[3].
Aviatik crée aussi une filiale austro-hongroise à Vienne, connue sous le nom d’Ö-UF Aviatik ou Aviatik-Berg. La maison mère allemande produit principalement des avions de reconnaissance, mais construit aussi des appareils sous licence et participe en 1916, avec Zeppelin, à un programme de bombardier géant[3].
Après la guerre, l'entreprise ne survit pas à l'interdiction de la construction aéronautique allemande. La faillite est prononcée en 1920[3].
Une tradition locale a parfois voulu relier Aviatik aux débuts de William Boeing, mais cette hypothèse est contestée par les travaux historiques récents[3].
Production aéronautique
[modifier | modifier le code]Les principaux types attribués à la maison mère allemande sont les suivants :
Avions de reconnaissance non armés et d'entraînement
[modifier | modifier le code]- 1914 : Aviatik B.I (P.15B)
- 1914 : Aviatik B.II (P.15A)
Avions de reconnaissance
[modifier | modifier le code]- 1915 : Aviatik C.I (P.25)
- 1915 : Aviatik C.II
- 1915 : Aviatik C.III
- 1916 : Aviatik C.V
- 1916 : Aviatik C.VI — modèle DFW C.V fabriqué sous licence
- 1917 : Aviatik C.VIII
- 1918 : Aviatik C.IX
Avions de chasse
[modifier | modifier le code]- 1916 : Aviatik D.II
- 1917 : Aviatik D.III
- 1918 : Aviatik D.VI
- 1918 : Aviatik D.VII (en)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 « L'Aviatik B, avion mulhousien », sur DNA, (consulté le )
- 1 2 « MULHOUSE-HABSHEIM Aviation. L’Aéroclub du Haut-Rhin fête ses 90 ans », sur DNA, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 « Turlot Jean-Jacques, Aviatik Flugzeuge. L’épopée aéronautique mulhousienne, 1909-1918 », sur Revue d’Alsace, (consulté le )
- ↑ « Qui sommes-nous ? », sur Planeurs Mulhouse, (consulté le )