Chênex
| Chênex | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Haute-Savoie | ||||
| Arrondissement | Saint-Julien-en-Genevois | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Genevois | ||||
| Maire Mandat |
Olivier CARRILLAT 2026-2032 |
||||
| Code postal | 74520 | ||||
| Code commune | 74069 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
791 hab. (2023 |
||||
| Densité | 147 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 06′ 21″ nord, 5° 59′ 45″ est | ||||
| Altitude | Min. 436 m Max. 724 m |
||||
| Superficie | 5,38 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Genève - Annemasse (partie française) (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Saint-Julien-en-Genevois | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | http://www.chenex.fr | ||||
| modifier |
|||||
Chênex (se prononce Chêné[Note 1]) est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie
[modifier | modifier le code]La commune de Chênex est située dans le département de la Haute-Savoie et la région Rhône-Alpes. La commune s'étend sur 5,4 km2 sur le versant nord de la montagne de Sion et compte 730 habitants au dernier recensement de 2013 ; elle est située à 2 km au sud-ouest de Valleiry, la plus grande ville des environs.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Les communes limitrophes sont Dingy-en-Vuache, Jonzier-Épagny, Valleiry, Vers et Viry.
| Valleiry | Viry | |||
| N | ||||
| O Chênex E | ||||
| S | ||||
| Dingy-en-Vuache | Jonzier-Epagny | Vers |
Située à 506 m d'altitude, le Ruisseau de Chênex est le principal cours d'eau qui traverse la commune de Chênex. La commune est proche du parc naturel régional du massif des Bauges.
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs, Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[6] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[7]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 375 mm, avec 10,5 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Valserhône à 13 km à vol d'oiseau[10], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 184,6 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Chênex est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Genève - Annemasse (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 158 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 3],[I 4].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (52,1 %), forêts (26,1 %), zones agricoles hétérogènes (14,3 %), zones urbanisées (7,5 %)[13].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
- Carte des infrastructures et de l'occupation des sols en 2018 (CLC) de la commune.
- Carte orthophotogrammétrique de la commune.
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la commune se prononce Chênè. Pour les noms multisyllabiques, « x » indique l’accentuation sur la dernière syllabe le différenciant avec le z final qui sert à marquer le paroxytonisme et ne devrait pas être prononcé dans la langue d'origine[Note 1].
En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Shéné, selon la graphie de Conflans[14].
Histoire
[modifier | modifier le code]Au Moyen Âge, Chênex (alors écrit Chainays ou Chesnay) est une seigneurie du bailliage du Genevois appartenant au duché de Savoie. Ce duché devient en 1720 une partie du royaume de Sardaigne.
Au cours des guerres révolutionnaires, la commune devient française en comme tout le duché de Savoie. De 1798 à 1815, Chênex fait partie du département du Léman dont le chef-lieu est Genève. Après la défaite de Napoléon Ier à Waterloo conduisant à la fin du Premier Empire, le traité de Paris de 1815 restitue le duché de Savoie au royaume de Sardaigne. Aux termes du traité de Turin de 1816 fixant la frontière avec la Confédération helvétique, la partie septentrionale du territoire de la commune (à savoir le hameau de la Boutique) est intégrée dans la « zone sarde », zone de libre-échange avec la Suisse qui deviendra après 1860 et le rattachement de la Savoie à la France la zone franche de la Haute-Savoie, toujours en vigueur.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].
En 2023, la commune comptait 791 habitants[Note 4], en évolution de −4,47 % par rapport à 2017 (Haute-Savoie : +6,66 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Église de l'Assomption-de-Marie, église de style néo-roman construite en 1881.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Mgr Léon-Étienne Duval, archevêque d'Alger, cardinal (1903- 1996).
Le , mourait à Alger le cardinal Léon-Étienne Duval. Né à Chênex en 1903, il entra au petit séminaire de La Roche-sur-Foron qu’il quitta en 1921 pour le Grand Séminaire d'Annecy. Après un passage à Rome, il devint vicaire de Saint-Gervais puis enseigna au grand séminaire en 1928. Vicaire général du diocèse d’Annecy pendant la guerre, il fut nommé évêque de Constantine en 1946 puis évêque d’Alger en 1954.
Héraldique
[modifier | modifier le code]Les armes de Chênex se blasonnent ainsi : De gueules à un loup passant d'argent, la taille prise dans le dernier anneau d'une chaine de quatre d'or en pal mouvant du chef. |
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes et cartes
[modifier | modifier le code]- Notes
- 1 2 Le -ex final ne se prononce pas, mais indique que l'accentuation du mot va sur la première syllabe[1],[2],[3].
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- Cartes
- ↑ IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Références
[modifier | modifier le code]Site de l'Insee
[modifier | modifier le code]- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune de Chênex ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Genève - Annemasse (partie française) », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
Autres sources
[modifier | modifier le code]- ↑ Henri Dénarié, « Berlioz ne rime pas avec myxomatose », La Voix des Allobroges, (lire en ligne) (Article publié dans le numéro 13 de La Voix des Allobroges, été 2007)
- ↑ Jean-Baptiste Serron avec Marc Bron, « Comment bien prononcer les noms de nos communes? », L'Essor savoyard, (lire en ligne).
- ↑ « Toponymie arpitane : les noms en -oz, -az, -ex, -ix », sur Arpitan.com - Fédération internationale de l'arpitan (consulté le ).
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Chênex et Valserhône », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Bellegarde », sur la commune de Valserhône - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Bellegarde », sur la commune de Valserhône - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 15Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou..
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.


