Renève
| Renève | |||||
Pont sur la Vingeanne, à Renève | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Côte-d'Or | ||||
| Arrondissement | Dijon | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Mirebellois et Fontenois | ||||
| Maire Mandat |
Bernard Petit 2020-2026 |
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| Code postal | 21310 | ||||
| Code commune | 21522 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
487 hab. (2023 |
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| Densité | 34 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 24′ 15″ nord, 5° 24′ 23″ est | ||||
| Altitude | Min. 196 m Max. 241 m |
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| Superficie | 14,4 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Dijon (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Saint-Apollinaire | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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Renève est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.
Géographie
[modifier | modifier le code]Renève est accessible par la route départementale RD70, depuis Essertenne-et-Cecey, à l'est, et depuis Mirebeau-sur-Bèze, à l'ouest.
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est traversée par le Canal de la Marne à la Saône, ainsi que par la Vingeanne. Le Ruisseau du Vollong sert de limite communale, à l'est, avec Essertenne-et-Cecey ; le Ruisseau de l'étang sert de limite communale avec Jancigny, au sud.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]| Champagne-sur-Vingeanne | ||||
| Oisilly | N | Essertenne-et-Cecey (Haute-Saône) | ||
| O Renève E | ||||
| S | ||||
| Cheuge | Jancigny |
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré[3] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Lorraine, plateau de Langres, Morvan » et « Bourgogne, vallée de la Saône »[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 867 mm, avec 12 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Poyans à 7 km à vol d'oiseau[7], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 911,8 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −27 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Renève est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dijon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 333 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[13],[14].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (74,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (59,1 %), forêts (20 %), prairies (15,2 %), zones urbanisées (3,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,3 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous les formes « Rionava vicus, super Vincenna fluvio (Le village de Rionava, sur la rivière Vincenna) » (613) ; Villa que Renavis dicitur (vers 1045) ; Terra de Renavis (vers 1100) ; Renèves (1144) ; Ulricus de Renevis (1106-1112) ; Renaves (1256) ; Molendinum de Renaviis (1294) ; Regnaves (1366) ; Renaves (XIVe-Xe siècle) ; N. de Regnaviis (1414) ; Regnèves (1469) ; Regnesves (1521) ; Renasve (1527) ; Renesves, Renegves, Regnaves l’Église (1528) ; Renesve (1574) ; Regnesve l’Église (1608) ; Renesve l’Église (1610) ; Regnesve (1676) ; Renève l’Église (1782-1786) ; Renève (1783) ; Renève-l’Église (XVIIIe siècle)[16].
Le premier élément Rio-, de la forme Rionava en 613, provient probablement d'une racine celte pour désigner une rivière ou un ruisseau ; à rapprocher du latin rivus.
La terminaison -ava ou -eva est un élément caractéristique des noms de lieux hydronymiques d'origine gallo-roman, celte ou pré-celtique, très fréquent en France pour nommer « l'eau » ou « un cours d'eau ». On retrouve cet élément dans d'autres villes d'origine celto-romaine comme Genève (Geneva) ou Lodève (Luteva).
Le nom de Renève est un héritage direct de la géographie locale, évoquant le cours d'eau de la Vingeanne.
Histoire
[modifier | modifier le code]Probablement fondée par les Celtes, cité gallo-romaine, Renève est certainement occupée par les Burgondes dans la seconde moitié du Ve siècle, faisant partie de leur royaume jusqu'en 523/534 avant d'appartenir au royaume des Francs (royaume de Burgondie).
En 613, la reine franque Brunehaut, princesse wisigothique, y est suppliciée à mort, sa chevelure, un bras et une jambe attachés à la queue d'un cheval indompté qui mit son corps en lambeaux. Sa mort met provisoirement un terme à la longue guerre entre les royaumes mérovingiens de Neustrie et d'Austrasie.
Passé ferroviaire du village
[modifier | modifier le code]De 1882 au , la commune a été traversée par la ligne de chemin de fer de Troyes à Gray, qui, venant du sud-ouest de la gare de Mirebeau-sur-Bèze, contournait le village par le nord, et, après avoir franchi le Viaduc d'Oisilly s'arrêtait à la gare de Oisilly-Renève, gare commune aux villages d'Oisilly et de Renève et se dirigeait ensuite vers la gare de Champagne-sur-Vingeanne.
La gare qui porte le noms des deux communes, dont les bâtiments sont encore présents de nos jours, est située au nord-ouest du village sur le terroir de la commune d'Oisilly.
L'horaire ci-dessus montre qu'en 1914, quatre trains s'arrêtaient chaque jour à la gare d'Oisilly-Renève dans le sens Troyes-Gray et quatre autres dans l'autre sens.
À une époque où le chemin de fer était le moyen de déplacement le plus pratique, cette ligne connaissait un important trafic de passagers et de marchandises.
À partir de 1950, avec l'amélioration des routes et le développement du transport automobile, le trafic ferroviaire a périclité et la ligne a été fermée le au trafic voyageurs puis désaffectée.
Depuis 2013, cette ligne est utilisée par le Vélorail de la Vingeanne, sur le trajet Mirebeau-sur-Bèze, Oisilly-Renève, Champagne-sur-Vingeanne, Autrey-lès-Gray.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Liste des maires
[modifier | modifier le code]Politique environnementale
[modifier | modifier le code]Jumelages
[modifier | modifier le code]Renève est jumelée avec Osthofen, province de Hesse rhénane, en
Allemagne, depuis 1992[17]
Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[19].
En 2023, la commune comptait 487 habitants[Note 3], en évolution de +11,19 % par rapport à 2017 (Côte-d'Or : +1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
[modifier | modifier le code]Manifestations culturelles et festivités
[modifier | modifier le code]Santé
[modifier | modifier le code]Sports
[modifier | modifier le code]Cultes
[modifier | modifier le code]Économie
[modifier | modifier le code]Agriculture
[modifier | modifier le code]Artisanat et Industrie
[modifier | modifier le code]Commerces
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- église Saint-Martin
- Château de Renève
- Pont à tablier mobile sur le canal
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Héraldique
[modifier | modifier le code]| Blason | D'argent au cheval cabré de gueules, mantelé d'azur semé de fleurs de lys. |
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|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à la géographie :
- Renève sur le site de l'Institut géographique national
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Renève et Poyans », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Poyans », sur la commune de Poyans - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Poyans », sur la commune de Poyans - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Dijon », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Alphonse Roserot, Dictionnaire topographique de la France : Dictionnaire topographique de la Côte-d’Or, Paris, Impr. nationale, , p. 322.
- ↑ jumelage
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Cl. Xav. Girault, Dissertation historique sur le lieu du supplice de Brunéhaut, Paris, Sajou, (lire en ligne).



