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Bernard Drainville

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Bernard Drainville
Illustration.
Bernard Drainville en 2024.
Fonctions
Ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie
En fonction depuis le
(2 mois et 20 jours)
Premier ministre Christine Fréchette
Gouvernement Fréchette
Prédécesseur Jean Boulet
Ministre responsable de la Stratégie maritime
En fonction depuis le
(2 mois et 20 jours)
Premier ministre Christine Fréchette
Gouvernement Fréchette
Prédécesseur Jean Boulet

(4 mois et 16 jours)
Premier ministre François Legault
Gouvernement Legault
Prédécesseur Poste créé
Successeur Jean Boulet
Député à l'Assemblée nationale du Québec
En fonction depuis le
(3 ans, 9 mois et 8 jours)
Élection 3 octobre 2022
Circonscription Lévis
Législature 43e
Groupe politique Coalition avenir Québec
Prédécesseur François Paradis

(9 ans, 2 mois et 19 jours)
Élection 26 mars 2007
Réélection 8 décembre 2008
4 septembre 2012
7 avril 2014
Circonscription Marie-Victorin
Législature 38e, 39e, 40e et 41e
Groupe politique Parti québécois
Prédécesseur Cécile Vermette
Successeur Catherine Fournier
Ministre de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs

(4 mois et 16 jours)
Premier ministre François Legault
Gouvernement Legault
Prédécesseur Benoit Charette
Successeur Benoit Charette
Ministre responsable de la région de la Chaudière-Appalaches

(3 ans, 3 mois et 6 jours)
Premier ministre François Legault
Gouvernement Legault
Prédécesseur André Lamontagne
Successeur Samuel Poulin
Ministre de l'Éducation

(2 ans, 10 mois et 21 jours)
Premier ministre François Legault
Gouvernement Legault
Prédécesseur Jean-François Roberge
Successeur Sonia LeBel
Ministre québécois responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne

(1 an, 7 mois et 4 jours)
Premier ministre Pauline Marois
Gouvernement Marois
Prédécesseur Pierre Moreau (Réforme des institutions démocratiques)
Successeur Jean-Marc Fournier (Réforme des institutions démocratiques)
Biographie
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance La Visitation-de-l'Île-Dupas (Québec, Canada)
Nationalité Canadienne
Parti politique Coalition avenir Québec (depuis 2022)
Parti québécois (2007 à 2022)
Diplômé de Université d'Ottawa
London School of Economics
Profession Journaliste
Animateur de radio

Bernard Drainville, né le à La Visitation-de-l'Île-Dupas, est un journaliste, animateur de radio et homme politique québécois.

Entre 1989 et 2007, il mène une carrière journalistique auprès de la Société Radio-Canada où il occupe les rôles de correspondant international et parlementaire ainsi que d'animateur d'émissions d'affaires publiques. Il fait ensuite le saut en politique avec le Parti québécois aux élections générales de 2007. Il siège comme député de Marie-Victorin à l'Assemblée nationale jusqu'en 2016. Ministre dans le gouvernement Marois, il est le défendeur de la controversée Charte des valeurs québécoises.

Il démissionne en 2016 pour devenir animateur de radio, avant d'annoncer son retour en politique dans le cadre des élections de 2022 sous la bannière de la Coalition avenir Québec où il est élu député de Lévis. Il obtient le poste de ministre de l'Éducation qu'il conserve jusqu'en où il est nommé ministre de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs et ministre responsable de la Stratégie maritime.

En , il quitte ses postes ministériels pour se lancer dans la course à la direction de la Coalition avenir Québec, devenue libre après la démission annoncée du premier ministre François Legault. Il est battu par Christine Fréchette, qui devient deuxième femme première ministre du Québec le 12 avril 2026. Il devient alors son ministre de l'Économie et de l'Énergie.

Jeunesse et études

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Né le à La Visitation-de-l'Île-Dupas[1], entre Berthierville et Sorel-Tracy, Bernard Drainville obtient, après ses études secondaires au Collège Champagneur de Rawdon (Clercs de St-Viateur), un baccalauréat en sciences politiques à l'Université d'Ottawa, puis sa maîtrise en relations internationales à la London School of Economics en 1988. La même année, il reçoit une bourse du Commonwealth.

Carrière journalistique

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Il entreprend sa carrière de journaliste à Radio-Canada en 1989 à la radio de Windsor. Il intègre l'équipe du journal télévisé régional de Montréal, pour qui il couvre la scène politique municipale. La qualité de son travail lui mérite le prix Judith-Jasmin en 1997 après qu'il a révélé le financement irrégulier de la formation politique du maire de Montréal, Pierre Bourque[2]. Il devient ensuite correspondant parlementaire de Radio-Canada à Ottawa, où il couvre le gouvernement de Jean Chrétien. Il accompagne le premier ministre canadien dans plusieurs périples à l'étranger[2].

En 2001, il devient le correspondant de Radio-Canada en Amérique latine. Basé à Mexico, il interviewe les présidents Efraín Ríos Montt (Guatemala), Hugo Chávez (Venezuela) et Enrique Bolanos (Nicaragua)[2]. Il constate aussi la pauvreté et l'oppression quotidienne, qu'il présente en ondes aux téléspectateurs. À titre de journaliste, sa sécurité est menacée à quelques reprises. À une occasion, il est arrêté par des policiers mexicains corrompus et pris à partie par une foule hostile. Il est finalement relâché après une intervention du bureau de la présidence mexicaine[3].

Il se rend en Colombie pour rapporter les faits sur le massacre de Bojayá (en) en 2002. Lors de ce voyage, un guide-interprète le mène à un village contrôlé par les FARC qui vont le détenir avant de le relâcher avec son équipe. Il se rendra également dans la région de Medellin interviewer des combattants paramilitaires membres des AUC.

En raison de restrictions budgétaires au service de l'information, il est rapatrié à Montréal. On lui confie l'émission quotidienne la Part des choses au Réseau de l'information (RDI), en remplacement de l'émission de Pierre Maisonneuve. Dans ce rendez-vous, il reçoit des acteurs de l'actualité qu'il interroge sans complaisance; en plus de donner la parole à ses téléspectateurs.

En , il critique publiquement, en compagnie de ses collègues Paule Robitaille et Jean-Michel Leprince, la décision de Radio-Canada de fermer le bureau de Mexico, une décision qui privera le public d'une information sur « la plus grande partie du continent, notre continent, largement négligé de tous les médias du monde occidental. »[4]. En 2005, il anime le débat des chefs entre les candidats à la mairie de Montréal, Gérald Tremblay et Pierre Bourque.

Carrière politique

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Annonce et réactions à sa candidature

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Le , six mois à peine après sa nomination à titre de chef du bureau de Radio-Canada à l'Assemblée nationale du Québec, Bernard Drainville annonce qu'il met sa carrière journalistique en hiatus et demande un congé sans solde de Radio-Canada pour entreprendre une carrière politique sous la bannière du Parti québécois.

Lors de la conférence de presse qui suivit sa décision de se présenter dans la circonscription de Marie-Victorin à Longueuil, il confirme avoir été approché par l'ancien premier ministre Jacques Parizeau.

Certains médias et commentateurs politiques souligneront la possibilité d'un manque à l'éthique journalistique étant donné qu'il aurait fait un certain nombre d'entrevues avec d'autres partis politiques peu avant sa décision. En outre, quelques jours avant d'annoncer sa candidature au Parti québécois, il recevait en entrevue le chef de ce parti, André Boisclair[5]. Toutefois, il se défendra, durant une conférence de presse, d'avoir fait objectivement son métier et d'avoir pris la décision de se porter candidat à la suite d'une seconde offre survenue après l'entrevue avec André Boisclair.

Pour plusieurs[6],[7], il s'agit d'une tempête dans un verre d'eau puisque la colère entourant sa candidature est perçue davantage comme une certaine jalousie de la part des adversaires politiques plutôt qu'un réel manque à l'éthique.

Début de mandat et crise au Parti québécois

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Bernard Drainville en 2010.

Il est élu député à l'élection générale du 26 mars 2007.

Même s'il est à ses premières heures en politique, Drainville a été évoqué comme une possible solution de rechange à André Boisclair[8]. Toutefois, après la démission de Boisclair, le , Bernard Drainville ne tarde pas à appuyer la candidature de Pauline Marois lors de cette course à la direction.

Au début de l'été 2011, après la crise qui éclate au sein du Parti québécois et qui voit quatre députés (Pierre Curzi, Lisette Lapointe, Louise Beaudoin et Jean-Martin Aussant) démissionner du caucus, le nom de Bernard Drainville circule parmi les candidats putatifs pour remplacer Pauline Marois, dont le leadership sort très affaibli par cette crise.

Quelques semaines plus tard, il annonce sur son site Web qu'il lance une consultation citoyenne pour rapprocher son parti des Québécois. Selon lui, « le PQ doit changer ou mourir ». Le , les résultats de cette consultation sont publiés sur son site Web, sous le titre « 10 idées pour redonner confiance aux citoyens »[9]. Depuis ce temps, Bernard Drainville s'est fait le porte-parole d'une grande réforme démocratique, condition sine qua non, selon lui, pour que les Québécois reprennent confiance dans la politique.

À l'automne 2011, la crise s'est accentuée au sein du Parti québécois. Le leadership de Pauline Marois étant d'autant plus fragile, le nom de Bernard Drainville a abondamment circulé dans les médias comme futur candidat à la chefferie du PQ.

Ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne

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Bernard Drainville participe à une rencontre avec des citoyens de Québec, en mai 2013.

Réélu pour un troisième mandat lors de l'élection générale du 4 septembre 2012, Bernard Drainville est nommé ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne et président du Comité sur l'identité dans le gouvernement de Pauline Marois. Dans les mois qui suivent son assermentation, il dépose trois projets de loi visant à rétablir le lien de confiance entre la population québécoise et la classe politique. Ces réformes se retrouvent dans le texte « 10 idées pour redonner confiance aux citoyens », publié en à la suite de la consultation citoyenne qu'il avait engagée[9].

Dès le début des travaux de la 40e législature, Drainville dépose le projet de loi 2, modifiant la Loi électorale afin de réduire la limite des contributions par électeur, de diminuer le plafond des dépenses électorales et de rehausser le financement public des partis politiques du Québec[10] est venu changer de façon importante le financement politique au Québec. En adoptant un financement essentiellement public, le gouvernement du Parti québécois a voulu mettre un terme au stratagème des prête-noms qui avait pour but de contourner la Loi de René Lévesque sur le financement des partis politiques adoptée en 1977[11], ainsi qu’à l’influence des collecteurs de fonds sur le système démocratique[12]. Bien que ce nouveau modèle de financement des partis politiques soit essentiellement public, il demeure permis pour un électeur de contribuer à hauteur de 100 $ à la caisse d’un parti politique québécois[13]. Le projet de loi est adopté à l'unanimité le [10].

Le ministre dépose également le projet de Loi 3, qui prévoit la tenue des prochaines élections québécoises à date fixe[14]. En mettant de l’avant cette réforme majeure des institutions démocratiques, Bernard Drainville a indiqué à plusieurs occasions vouloir mettre fin au pouvoir arbitraire du premier ministre de décider de la date des élections, question de «redonner au peuple l’appel aux urnes»[15]. Le projet de Loi 3 est adopté à l'unanimité par l'Assemblée nationale le [16].

Enfin, considérant que le niveau de participation au processus électoral des jeunes de 18 à 25 ans est des plus préoccupantes étant donné le plus faible taux de participation de ce groupe[17],[18], Drainville dépose le projet de loi 13 afin d'accroître la participation démocratique des jeunes Québécois[19]. En permettant aux étudiants des cégeps, des universités et des centres de formation professionnelle de voter directement sur leur campus, le gouvernement du Parti québécois espère favoriser de façon significative de taux de participation électorale des jeunes. On estime à plus de 450 000, le nombre de jeunes Québécois qui pourront se prévaloir de cette nouvelle possibilité lors de la prochaine élection générale[20]. Le projet de loi a été adopté à l'unanimité le [19].

Charte des valeurs québécoises

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Discours de Bernard Drainville en 2013.

À l'automne 2013, Bernard Drainville est chargé par la première ministre de piloter un projet de Loi sur la laïcité de l’État et sur l’encadrement des demandes d’accommodements religieux, conformément aux engagements électoraux du Parti québécois[21]. Le , il dépose les propositions gouvernementales en matière de neutralité religieuse de l’État et d’encadrement des accommodements religieux[22]. Il lance une vaste campagne de consultation sur les propositions gouvernementales par le biais d'Internet[23] à laquelle participent plus de 26 000 citoyens. Parmi les personnes qui ont communiqué leur avis dans le cadre de l'appel à commentaires, 47 % se sont prononcés en faveur du projet sans modification, alors que 21 % ont suggéré des changements au projet initial du gouvernement[24],[25].

Le , Drainville dépose le projet de loi 60. Intitulé Charte affirmant les valeurs de laïcité et de neutralité religieuse de l’État ainsi que d’égalité entre les femmes et les hommes et encadrant les demandes d’accommodement[10], le projet de loi est conforme aux orientations du gouvernement. Il prévoit en outre que tous les organismes publics québécois devront faire preuve de neutralité en matière religieuse et refléter le caractère laïque de l'État. Il interdit notamment aux employés de l'État de porter tout « objet marquant ostensiblement une appartenance religieuse » et précise un cadre d'analyse pour juger des demandes d’accommodements religieux[26].

Drainville est réélu lors des élections générales québécoises de 2014. Dans l'opposition officielle, il occupe le poste de porte-parole en ressources naturelles et de développement nordique[27], et celui de critique en matière d'éthique et d'intégrité[28]. Il a participé à la course à la direction du Parti québécois de 2015, s'est qualifié en signatures et en argent, puis s'est désisté le . Le , peu après le début de la course à la direction du Parti québécois de 2016, il remet sa démission en tant que député et devient coanimateur de radio[29].

Un intermède de six ans à la radio

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Le , on annonce que Bernard Drainville amorce une nouvelle carrière d'animateur radio[30]. Dès le , Drainville se joint à Éric Duhaime remplaçant Nathalie Normandeau à la coanimation de l'émission du midi sur les ondes du FM-93 à Québec. Un an plus tard, presque jour pour jour, on annonce en grande pompe qu'il sera le successeur de Benoît Dutrizac sur les ondes du 98.5 FM dans la case horaire du midi[31]. Il est aussi collaborateur à l'émission matinale Puisqu'il faut se lever, animé par Paul Arcand ou il analyse l'actualité politique. Le , Bernard Drainville démissionne de son emploi d'animateur radio chez Cogeco pour revenir à la vie politique.

Retour en politique

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Le , Bernard Drainville démissionne de son emploi d'animateur radio chez Cogeco et les médias annoncent qu'il se présentera comme candidat à l'élection provinciale de 2022 sous la bannière de la Coalition avenir Québec[32] dans la circonscription de Lévis[33]. Il prend notamment la défense du 3e lien[34]. Il est élu et prête serment le en tant que député, et le en tant que ministre de l’éducation[35],[36].

En 2024, Bernard Drainville a annoncé un investissement de 300 millions de dollars dans le réseau scolaire pour gérer les effets qu’a laissé la grève générale illimitée[37].

En , dans ses fonctions de ministre de l'Éducation, Drainville annonce la suspension de 11 enseignants de l'école Bedford, relevant du Centre de services scolaire de Montréal (CSSDM), à la suite d'une enquête sur des allégations de manquements professionnels[38],[39],[40]. Parmi les enseignants suspendus, plusieurs sont d'origine nord-africaine et membres de la communauté musulmane locale, tandis que la grande majorité des élèves de l'école ne parlent pas le français, langue officielle du Québec. Le comportement des enseignants est jugé en violation des politiques et règlements du CSSDM[38],[39]. À la suite de cet incident, Drainville ordonne des audits dans trois autres écoles de la région[38], et le premier ministre québécois François Legault exprime son intention d'examiner ses options pour « renforcer les contrôles et la laïcité dans les écoles »[40].

Le , il est muté à la tête du ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, avec comme mission d'épurer les règles et réduire les délais d'autorisation[41].

Après l'annonce le par François Legault de sa démission de son poste de premier ministre et de chef de la Coalition avenir Québec, Bernard Drainville est mentionné comme un candidat potentiel à sa succession[42]. Il officialise sa candidature le , ouvrant donc un duel avec la ministre de l'Économie Christine Fréchette[43]. Du fait de sa candidature, il doit renoncer à ses fonctions ministérielles, qui sont confiées le à son prédécesseur Benoit Charette[44]. Il rassemble 42,1 % des suffrages, et est battu par Christine Fréchette le [45]. Après sa défaite, il intègre le gouvernement formé par Fréchette le , prenant le poste de ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie[46].

Résultats électoraux

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Élection générale québécoise de 2022 dans Lévis [47]
Nom Parti Nombre
de voix
% Maj.
     Bernard Drainville Coalition avenir 18 051 48,8 % 10 374
     Karine Laflamme Conservateur 7 677 20,8 % -
     Pierre-Gilles Morel Parti québécois 4 775 12,9 % -
     Valérie Cayouette-Guilloteau Québec solidaire 4 244 11,5 % -
     Richard Garon Libéral 1 899 5,1 % -
     Mehdi Lahlou Vert 213 0,6 % -
     André Voyer Climat Québec 138 0,4 % -
Total 36 997 100 %  
Le taux de participation lors de l'élection était de 73,7 % et 511 bulletins ont été rejetés.

Vie privée

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Drainville est impliqué, bien malgré lui, dans une controverse au sujet de son mariage, célébré le . Dans une entrevue qu'il accorde à l'écrivain et biographe Georges-Hébert Germain, publiée dans Le Devoir du , le chanteur Jean-Pierre Ferland s'étonne que personne n'ait pris publiquement sa défense lorsqu'un journal à sensation a publié une photo de lui chantant au mariage d'un associé de Maurice « mom » Boucher, le chef des Hells Angels au Québec, surtout qu'il a aussi chanté au mariage de Drainville le même soir[48]. Dans une réplique au Devoir, publiée le mardi suivant, Drainville confirme que Jean-Pierre Ferland avait chanté à son mariage, ajoutant que le chanteur populaire acceptait d'aller chanter aux mariages des gens de sa région qui le lui demandaient. Il a gardé le silence pendant trois mois afin de protéger sa vie privée et celle de ses proches[49].

Controverses

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Parti québécois (2012-2014)

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Pendant son passage au Parti québécois, Bernard Drainville s'attire des critiques pour des prises de position et des projets jugés polémiques. Il est notamment associé à l'initiative de la Charte des valeurs québécoises, déposée en 2013 lorsqu'il est ministre au sein du gouvernement minoritaire de Pauline Marois. Cette charte propose d'interdire le port de signes religieux ostentatoires pour certains employés de l'État et de réclamer une neutralité religieuse stricte dans les institutions publiques, ce qui suscite de vives réactions dans les médias, des débats publics intenses et des critiques de groupes de défense des droits, de minorités religieuses et d'organisations internationales en matière de libertés civiles[50],[51],[52]. Des analystes politiques déplorent également que certaines formulations utilisées lors de la promotion de la charte contribuent à accentuer des tensions identitaires et à polariser le débat public sur la laïcité au Québec.

Coalition avenir Québec (2022- )

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Lors de son mandat comme ministre de l'Éducation au sein du gouvernement de la Coalition avenir Québec, Bernard Drainville fait l'objet de critiques publiques concernant certaines déclarations, son style d'intervention et des décisions administratives touchant le réseau scolaire.

Un article du Journal de Québec publié en recense plusieurs épisodes ayant suscité des réactions négatives dans les médias et chez ses adversaires politiques[53]. Parmi ceux-ci figurent notamment : des propos jugés maladroits lors de débats entourant la comparaison entre les salaires des enseignants et ceux des députés (des médias ayant rappelé qu'en 2015, alors dans l'opposition, il jugeait injustifiée une hausse de 31 % du salaire des députés pendant que des mesures gouvernementales risquaient, selon lui, « d'appauvrir les infirmières et les enseignantes »[54]); un échange tendu à l'Assemblée nationale avec la députée Marwah Rizqy où il l'a qualifiée à plusieurs reprises de « démagogue » avant de quitter le Salon bleu; des critiques adressées publiquement à un directeur d'un centre de services scolaire après l'annonce de fermeture de maternelles quatre ans, pour ensuite annoncer le report de 2 600 de ces classes; ainsi que l'usage d'un langage familier (« bullshit ») lors d'une entrevue médiatique, jugé inapproprié pour un ministre en fonction. L'article rappelle également la controverse entourant la défense du projet de troisième lien autoroutier durant la campagne électorale, marquée par sa déclaration « Lâchez-moi avec les GES! »[55], avant que le gouvernement n'abandonne quelques mois plus tard le projet de tunnel. Des observateurs soulignent également que certaines de ses interventions publiques donnent l'impression d'une gestion réactive de dossiers sensibles, ce qui contribue à alimenter les critiques sur sa communication politique dans le milieu de l'éducation.

En 2023, il dépose le projet de loi 23, devenu la Loi modifiant principalement la loi sur l'instruction publique et édictant la loi sur l'Institut national d'excellence en éducation, une réforme du système éducatif québécois. Cette loi est critiquée par des syndicats, chercheurs et groupes de parents[56],[57], qui soulèvent des inquiétudes quant à la centralisation des décisions pédagogiques au profit d'orientations ministérielles.

En 2025, l'annonce de réductions budgétaires substantielles dans le réseau scolaire (jusqu'à environ 570 millions $) et la mise en place de mesures de gel ou de redéploiement de dépenses suscitent une importante mobilisation syndicale et associative. Deux grandes centrales syndicales du secteur de l'éducation, la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) et la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), dénoncent ces mesures et affirment que celles-ci vont nuire aux services directs aux élèves. Certains dirigeants syndicaux appellent à ce que le ministre revoie sa gestion, allant jusqu'à remettre en question sa légitimité à ce poste[58].

Des critiques émanent également de coalitions de parents, de groupes de comités scolaires et d'administrateurs qui forment des regroupements pour faire pression contre les restrictions budgétaires, soulignant notamment l'impact sur des services essentiels et l'expérience éducative des élèves[59].

En 2026, il continue à défendre le projet de troisième lien autoroutier lors de sa campagne à la chefferie de la Coalition avenir Québec et pour le poste de premier ministre, affirmant qu'« être à la CAQ, c'est être pour le troisième lien », déclaration qui suscite des critiques au sein même de sa formation politique[60].

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. « Bernard Drainville - Assemblée nationale du Québec », sur www.assnat.qc.ca (consulté le )
  2. 1 2 3 Thérèse Parisien, « Bernard Drainville fait La part des choses », La Presse, , p. 9
  3. (fr-CA) Larry Dufresne, « Un Canadien soupçonné de meurtre est tué au Pérou. - 98,5 fm Montréal »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur 98,5 fm Montréal (consulté le ).
  4. Nathalie Collard, « L'Amérique existe-t-elle pour Radio-Canada? », La Presse, .
  5. Katia Gagnon et Denis Lessard, « Drainville confirme sa candidature », La Presse, (lire en ligne).
  6. Patrick Bourgeois, « «Le courageux Bernard Drainville choque les obséquieux! » », Le Québécois, (lire en ligne, consulté le ).
  7. Christian Charron. 2007. « Bernard Drainville, un des plus grands atouts du Parti Québécois ». Québec-Politique, le 28 mars 2007. Page consultée le 29 mars 2007.
  8. Christian Charron . 2007. « Bernard Drainville doit remplacer André Boisclair à la tête du Parti québécois ». Québec-Politique, le 28 mars 2007. Page consultée le 29 mars 2007.
  9. 1 2 Bernard Drainville, « 10 idées pour redonner confiance aux citoyens »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), (consulté le ).
  10. 1 2 3 Québec. « Loi modifiant la Loi électorale afin de réduire la limite des contributions par électeur, de diminuer le plafond des dépenses électorales et de rehausser le financement public des partis politiques du Québec », L.Q. 2012, chap. 26. (version en vigueur : 1er janvier 2013) [lire en ligne (page consultée le 16 décembre 2013)]
  11. Radio-Canada, « La loi de René Lévesque », Radio-Canada nouvelles, (lire en ligne, consulté le )
  12. Donald Riendeau, « Indépendance des administrateurs - Des liens inquiétants avec les collecteurs de fonds », Le Devoir, Montréal, (lire en ligne, consulté le )
  13. Radio-Canada, « Québec veut plafonner à 100 $ les dons individuels », Radio-Canada Nouvelles, (lire en ligne, consulté le )
  14. Québec. « Loi modifiant la Loi électorale afin de prévoir des élections à date fixe », L.Q. 2013, chap. 13. (version en vigueur : 14 juin 2013) [lire en ligne (page consultée le 16 décembre 2013)]
  15. Radio-Canada, « Des élections à date fixe au Québec », Radio-Canada nouvelles, (lire en ligne, consulté le )
  16. « Québec: adoption unanime du projet de loi sur les élections à date fixe | Martin Ouellet | Politique » (consulté le ).
  17. Directeur général des élections du Québec, « Participation électorale aux élections générales de 2012 au Québec - Les électeurs de 18 – 44 ans sont retournés aux urnes en grand nombre lors de la dernière élection générale », (consulté le ).
  18. François Gélineau, « Vote des jeunes en 2012 - Le printemps érable moins participatif que prévu », Le Devoir, (lire en ligne, consulté le )
  19. 1 2 Québec. « Loi modifiant la Loi électorale concernant le vote des étudiants dans les locaux des centres de formation professionnelle et des établissements d’enseignement postsecondaire », L.Q. 2013, chap. 5. (version en vigueur : 24 avril 2013) [lire en ligne (page consultée le 17 décembre 2013)]
  20. Québec, « 450 000 jeunes pourront enfin voter dans leur établissement d’enseignement », sur Ministère des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, (consulté le ).
  21. Parti québécois, « Programme » (consulté le ).
  22. Québec, « Québec présente ses propositions en matière de neutralité religieuse de l’État et d’encadrement des accommodements religieux », sur Ministère des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, .
  23. Québec, « Parce que nos valeurs, on y croit », sur nosvaleurs.gouv.qc.ca, (consulté le ).
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  25. Québec, « Bilan de la campagne d’information sur la Charte des valeurs québécoises: « Une contribution exceptionnelle à un débat nécessaire » : Présentation du bilan des consultations sur les propositions gouvernementales en matière de neutralité religieuse de l’État et d’encadrement des accommodements religieux », sur Ministère des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, (consulté le ).
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  28. « Point de presse de M. Bernard Drainville, porte-parole de l'opposition officielle en matière d'éthique et d'intégrité », sur Assemblée nationale du Québec, (consulté le ).
  29. « Bernard Drainville quitte la vie politique pour coanimer une émission de radio à Québec », sur Le Journal de Québec (consulté le ).
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  31. « Bernard Drainville remplace Benoît Dutrizac ».
  32. Tommy Chouinard, « Bernard Drainville sera candidat pour la CAQ », Lapresse, (lire en ligne Inscription nécessaire)
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Articles connexes

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