Brustem
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Chapelle | |||||
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| Arrondissement | Hasselt | ||||
| Commune | Saint-Trond | ||||
| Code postal | 3800 | ||||
| Code INS | 71053J | ||||
| Zone téléphonique | 011 | ||||
| Démographie | |||||
| Population | 2 771 hab. (1/1/2025[1]) | ||||
| Densité | 305 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 48′ nord, 5° 13′ est | ||||
| Superficie | 908 ha = 9,08 km2 | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région flamande
Géolocalisation sur la carte : province de Limbourg
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Brustem est une section de la ville belge de Saint-Trond située en Région flamande dans la province de Limbourg .C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977. Avant de devenir une section de Saint-Trond lors de la fusion des communes de 1977 les communes de Alost et Ordingen furent annexées lors de la fusion des communes de 1971.
Étymologie
[modifier | modifier le code]Brustem est mentionné pour la première fois par écrit en 1114 sous la forme Brustemia. Le toponyme est dérivé des termes germaniques brust (« petite éminence ») et haima (« habitation »).
Historique
[modifier | modifier le code]Avant 1175, Brustem est peu mentionnée dans les sources écrites. En 1139, le prince-évêque de Liège Albéron II de Namur dresse la liste des églises tenues d'offrir leur contribution à l'abbaye de Saint-Trond lors de la Pentecôte ; l'église de Brustemium y figure.
Les conflits opposant Brustem à Saint-Trond, attestés dès le XIe siècle, sont mieux documentés. En 1086, les habitants de Brustem ravagent la ville de Saint-Trond ainsi que son abbaye. En représailles, Brustem est incendiée en 1160, 1171 et 1180 par le comte de Duras et les habitants de Saint-Trond.
Vers 1170, Louis Ier, comte de Looz, fait ériger à Brustem une puissante tour octogonale, pourvue d'une garnison. L'église et le cimetière sont simultanément protégés par une importante enceinte de terre. La même année, le comte accorde à Brustem des droits urbains. Toutefois, la proximité et le poids économique de Saint-Trond empêchent la localité de s'imposer comme un centre urbain majeur.
À son retour de Terre sainte, le comte Gérard II de Looz envisage d'étendre les fortifications de la ville. Après la guerre de 1171, qui oppose le prince-évêque de Liège, le comte de Duras et les habitants de Saint-Trond au comte de Looz, ce projet est abandonné. Gérard concède alors Brustem et son château en fief à l'empereur, qui confirme les droits urbains de la ville afin de renforcer sa position face à Saint-Trond. À la fin du XIIe siècle, le comte de Looz devient également comte de Duras et avoué de Saint-Trond. Brustem se développe alors comme une petite ville où l'industrie drapière occupe une place non négligeable, trois corporations y étant actives dans ce secteur. Malgré cela, son développement urbain demeure limité en raison de la proximité de Saint-Trond.
Vers 1150 naît à Brustem Christine l'Admirable, dont la réputation de sainteté est associée à une tradition hagiographique.
En 1336, la seigneurie de Brustem est partagée : la moitié de la ville, comprenant le château, passe sous l'autorité du comte de Juliers, tandis que l'autre moitié demeure dans le comté de Looz.
Jusqu'en 1203, le droit de patronage de la paroisse appartient aux seigneurs laïcs. Cette année-là, Thierry d'Altena en fait don à l'abbaye d'Averbode. Le droit de percevoir la dîme relève quant à lui de l'abbaye de Saint-Trond.
Le château de Brustem joue un rôle lors de la bataille de Brustem, durant la Seconde Guerre de Liège, le 28 octobre 1467, au cours de laquelle Charles le Téméraire affronte les Liégeois sous les murs de la forteresse, où se sont retranchés les métiers liégeois. En 1489, la forteresse, occupée par les partisans de la maison de La Marck, est prise d'assaut puis démantelée par le duc de Saxe, allié du prince-évêque de Liège Jean de Hornes.
Par la suite, le château tombe progressivement en ruine.
Le 1er janvier 1971, les communes d'Alost et d'Ordingen sont fusionnées avec Brustem. Le 1er janvier 1977, Brustem devient à son tour une section de commune de la ville de Saint-Trond.
Aujourd'hui, Brustem est un village agricole moderne principalement tourné vers l'arboriculture fruitière. Le quartier de Saffraanberg accueille l'École royale des sous-officiers de la Défense belge. L'ancienne base aérienne de Brustem (code OACI : EBST) est désormais utilisée en partie comme parc d'activités dédié à l'aéronautique et comme aérodrome régional.
La chaussée de Liège est aménagée vers 1717. Elle est aujourd'hui connue comme un secteur de prostitution, ce qui lui vaut le surnom de Chaussée d'Amour.
Démographie
[modifier | modifier le code]Évolution démographique: Avant la fusion des communes
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- Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1961 = recensements
Évolution démographique de la commune fusionnée
[modifier | modifier le code]Graphe de l'évolution de la population de la commune. Les données ci-après intègrent les anciennes communes dans les données avant la fusion de 1971.

- Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976= nombre d'habitants au 31 décembre.
- 1976: Scission en 1971 des hameaux de Kortenbos (à Kozen) et Terstok (à Zepperen)
Patrimoine
[modifier | modifier le code]Parmi les principaux monuments et sites remarquables de Brustem figurent :
- les vestiges du château de Brustem, notamment son donjon (le Torenburcht)
- la chapelle Saint-Eucher, chapelle romane datant du XIIe siècle
- la chapelle du Spikboom
- l'église Saint-Laurent de Brustem, église paroissiale reconstruite en grande partie au XVIIIe siècle
- le domaine du château de Brustem
- plusieurs maisons de style Renaissance mosane
- le tumulus de Brustem, tumulus d'époque gallo-romaine
- la source Clovis (Clovisbron)
- le Vieux Moulin de Brustem, ancien moulin à eau situé sur le Melsterbeek
- Torenburcht
- chapelle Saint-Eucher
- Église Saint-Laurent
- Presbytère
- Source Clovis
Géographie
[modifier | modifier le code]Relief et hydrographie
[modifier | modifier le code]Brustem est située à la limite entre la Hesbaye sèche et la Hesbaye humide, à une altitude d'environ 60 mètres. Le Melsterbeek traverse le village du sud vers le nord.
Le sous-sol est caractérisé par la présence de tuf calcaire, également connu sous le nom de « pierre de Lijsem ». Les nombreuses sources qui alimentent le territoire favorisent la culture du cresson de fontaine, en complément de l'arboriculture fruitière, principale activité agricole de la localité.
Voies de communication
[modifier | modifier le code]Au sud de Brustem passe l'ancienne chaussée romaine reliant Tongres à Boulogne-sur-Mer. Cette voie, orientée d'est en ouest, est aujourd'hui interrompue à l'emplacement de l'ancienne base aérienne de Brustem.