Caldas da Rainha
| Caldas da Rainha | |
Héraldique |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Ouest et Vallée du Tage |
| Sous-région | Ouest |
| District | Leiria |
| Maire Mandat |
Fernando tinta ferreira 2013 / 2019 |
| Code postal | 2500 |
| Démographie | |
| Population | 51 729 hab. (2011[1]) |
| Densité | 202 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 39° 24′ 26″ nord, 9° 08′ 09″ ouest |
| Superficie | 25 572 ha = 255,72 km2 |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | http://www.cm-caldas-rainha.pt/ |
| modifier |
|
Caldas da Rainha est une ville et municipalité de l’Ouest portugais, dans la province de l’Estremadura, et la région de l'Ouest et Vallée du Tage.
La municipalité a une superficie de 255,72 km2 et est peuplée de 51 729 habitants en 2011. Elle est subdivisée en 16 paroisses civiles (en portugais : freguesias).
La ville proprement dite est constituée de deux paroisses (Nossa Senhora do Pópulo et Santo Onofre) et était peuplée d’environ 29 000 habitants en 2001.
Station thermale de réputation ancienne, Caldas da Rainha est un important centre agricole dont les marchés sont très fréquentés ; c’est également une ville célèbre pour sa céramique aux motifs variés : feuilles de vigne, escargots, figurines caricaturales.
Géographie
[modifier | modifier le code]La municipalité est limitée au nord-est par la ville de Alcobaça, à l’est par Rio Maior, au sud par Cadaval, à l’ouest par Bombarral et par Óbidos et au nord-ouest par l’océan Atlantique.
La municipalité est située près de celle de Lourinhã, Peniche et Nazaré.
Développement urbain et enjeux patrimoniaux
[modifier | modifier le code]Caldas da Rainha est une ville pluriséculaire au patrimoine architectural riche, dont le centre conserve encore plusieurs bâtiments d’époque, notamment influencés par l’Art nouveau. Elle s’est historiquement développée autour de son activité thermale, qui lui confère une identité singulière au sein du paysage urbain portugais.
Cependant, depuis plusieurs décennies, le centre historique a connu un certain délaissement, tandis que l’expansion urbaine s’est faite en périphérie. Cette croissance s’est souvent traduite par la construction de complexes résidentiels standardisés ou de qualité architecturale limitée, au détriment de l’harmonie esthétique et des espaces naturels environnants. Cette évolution tend à modifier profondément le caractère de certains quartiers, en réduisant la place accordée à la nature et aux espaces verts.
Parallèlement, plusieurs éléments majeurs du patrimoine local restent sous-exploités ou en état d’abandon. C’est notamment le cas de l’Hôpital thermal de Caldas da Rainha, considéré comme l’un des plus anciens établissements thermaux du monde encore existants, ainsi que de certains bâtiments historiques situés dans le Parque Dom Carlos I. Leur restauration et leur valorisation pourraient pourtant constituer un levier significatif de développement touristique, économique et social, en générant de l’emploi et en renforçant l’attractivité de la ville.
Plusieurs observateurs soulignent l'importance d'un développement urbain maîtrisé afin d'éviter les erreurs commises par d'autres pays européens au XXe siècle, erreurs que le Portugal semble déterminé à répéter par ignorance ou par manque de vision financière. L'urbanisation rapide a parfois entraîné une dégradation du cadre de vie et du patrimoine historique qui devient rapidement irréversible. La préservation de l'identité locale de la ville apparaît ainsi comme un enjeu central : il s'agit de concilier modernisation et respect du tissu historique, en prenant garde de ne pas transformer la ville en la faisant tomber dans le piège d'un tourisme industrialisé insipide à grande échelle comme c'est le cas aujourd'hui dans plusieurs grandes villes du monde.
Ainsi, l’avenir de Caldas da Rainha repose en grande partie sur sa capacité à protéger son héritage architectural, à réhabiliter ses sites emblématiques et à réintégrer la nature au cœur de son urbanisme. Le maintien de son charme, de son histoire et du bien-être de ses habitants demeure un facteur essentiel pour garantir un développement durable et équilibré.
Démographie
[modifier | modifier le code]Subdivisions
[modifier | modifier le code]La municipalité de Caldas da Rainha est composée des freguesias (paroisses) suivantes :
Galerie
[modifier | modifier le code]Personnalités
[modifier | modifier le code]- Manuel Mafra (1831-1905), céramiste ayant développé et renouvelé la céramique à Caldas da Rainha au XIXe siècle.
- José Malhoa (1855–1933) Peintre naturaliste majeur du Portugal. Bien qu’il soit né ailleurs, il a vécu à Caldas da Rainha, où il a profondément marqué la scène artistique locale.
- Rafael Bordalo Pinheiro (1846–1905) Figure incontournable de la culture portugaise, célèbre pour ses caricatures et pour avoir développé la tradition céramique de Caldas da Rainha (notamment les pièces humoristiques et naturalistes).
- Adolfo Coelho (1847–1919) Bien que plus connu comme intellectuel et folkloriste, il a des liens avec la région et son patrimoine culturel.
- José Fonte (né en 1983) Défenseur international portugais, champion d’Europe 2016 avec le Portugal. Il est né à Penafiel mais a grandi à Caldas da Rainha.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (pt)INE, « Résultats définitifs du recensement 2011 », (consulté le )
Liens externes
[modifier | modifier le code]- (pt) Site officiel
- Ressource relative aux beaux-arts :
- Ressource relative à la musique :