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Callochitonidae

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Les Callochitonidae sont une famille de mollusques polyplacophores (les chitons), de l'ordre des Callochitonida (species) (anciennement placée dans l'ordre des Chitonida)[1].

Description

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Les Callochitonidae sont des chitons de taille petite à moyenne. Ils ont une ceinture relativement large, portant des granules ou de petites épines couchées. Les plaques de la coquille sont lisses ou finement granuleuses, présentant typiquement des crêtes diagonales sur les plaques intermédiaires ; la plaque céphalique est généralement plus longue que la plaque caudale. Les plaques d'insertion sont bien développées, comportant jusqu'à 12 fentes marginales sur les plaques céphalique et caudale ; les plaques d'insertion latérales sont pourvues d'une à trois échancrures[2].

Morphologie reproductrice

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Les Callochitonidae combinent des caractères ancestraux et dérivés : leurs œufs conservent des traits plésiomorphes (œufs lisses avec pores rappelant les formes basales), tandis que leurs spermatozoïdes présentent des adaptations avancées communes aux Chitonida[3] :

Structure des gamètes

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Les spermatozoïdes se distinguent par un noyau ovoïde prolongé d'une extension excentrée en forme d'aiguille, surmontée d'une vésicule acrosomique. Durant la spermiogenèse, les centrioles fusionnent pour former un corps basal dense, indifférenciable individuellement, contrairement aux familles plus primitives où ils restent distincts. L'appareil flagellaire est entouré de mitochondries disposées symétriquement dans la pièce médiane. Les œufs sont enveloppés d'une couche gélatineuse poreuse ; ces pores descendent jusqu'à la couche vitelline et correspondent à des dépressions membranaires à faible densité de microvillosités.

Fécondation

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Le processus implique la reconnaissance d'un pore par le spermatozoïde, suivi de la libération enzymatique de l'acrosome qui perce la couche vitelline. La fusion membranaire permet l'injection du matériel nucléaire sous forme filamentaire dans le cortex de l'œuf. Un cône de fécondation se forme sans franchir la couche vitelline, contrairement à d'autres groupes de mollusques. Les organites paternels (mitochondries, centrioles) ne pénètrent pas le cytoplasme maternel mais sont abandonnés à la surface de l'œuf, suggérant une exclusion active de ces composants durant la fécondation.

Publication originale

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Selon WoRMS [4] la famille a été décrite à l'origine sous le nom Callochitoninae Plate, 1901 dans :

  • (de) Ludwig Hermann Plate, Die Anatomie und Phylogenie der Chitonen, vol. 5 (2), Jena, Gustav Fischer, 1898-1901, 836 p. (lire en ligne Accès libre), p. 281-600 (pls 12-16)

Phylogénie

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La systématique des polyplacophores, en particulier la position phylogénétique de la famille Callochitonidae au sein de l'ordre des Chitonida, constitue un point de controverse majeur. Les relations évolutives au sein du sous-groupe le plus diversifié formés par les Chitonina sont longtemps restées indéterminées ; la famille Callochitonidae étant alternativement considérée soit comme la lignée sœur de l'ensemble des autres Chitonida, soit comme un taxon inclus au sein des Chitonina. Cependant, les datations moléculaires publiées en 2020 et basées sur l'hypothèse de taux d'évolution non corrélés et des calibrations uniformes, situent l'apparition du groupe couronne des Polyplacophora au Carbonifère (environ 338 millions d'années). Le divergence entre les Callochitonidae et le reste de l'ordre Chitonida est quant à elle estimée au Permien inférieur, il y a environ 292 millions d'années[5].

Notes et références

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  1. (en) « Callochitonidae », www.gbif.org (consulté le )
  2. (en) Peter J. Hayward, John Stanley Ryland, Handbook of the Marine Fauna of North-west Europe, Oxford University Press, , 808 p. (ISBN 978-0-19-954944-3, présentation en ligne), p. 459
  3. (en) John Buckland-Nicks, « Fertilization in Chitons: Morphological Clues to Phylogeny », Venus, vol. 65, no 1‑2, , p. 51‑70 (lire en ligne [PDF])
  4. « WoRMS - World Register of Marine Species - Callochitonidae Plate, 1901 », sur www.marinespecies.org (consulté le )
  5. (en) Iker Irisarri, Juan E. Uribe, Douglas J. Eernisse et Rafael Zardoya, « A mitogenomic phylogeny of chitons (Mollusca: Polyplacophora) », BMC Evolutionary Biology, vol. 20, no 1, , p. 22 (ISSN 1471-2148, DOI 10.1186/s12862-019-1573-2, lire en ligne, consulté le )

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Bibliographie

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  • (en) Enrico Schwabe, « Illustrated summary of chiton terminology » [« Résumé illustré de la terminologie des chitons »], Spixiana, vol. 33, no 2, , p. 171‑194 (lire en ligne Accès libre [PDF])

Liens externes

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