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Laudes

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Début des laudes du vendredi dans un psautier édité à Venise en 1732. Après la fin des matines, on voit le premier psaume des laudes qui est le psaume 50, Miserere; comme à l’époque on le disait chaque jour, seul le premier mot est donné. Suit le psaume 142.

Laudes, mot français d'origine latine signifiant « louanges »[1], sont les prières chrétiennes (heure canoniale) de l'aube dans la Liturgie des Heures (prière quotidienne chrétienne) ; on y rend grâce à Dieu pour le jour qui se lève par des psaumes de louanges.

Origine du nom

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Le nom des Laudes vient des trois derniers psaumes du Psautier : 148149150 qui, selon une longue tradition liturgique, sont utilisés pour les prières matinales. Cette tradition se reflète la règle de saint Benoît, fixée vers 530[1],[2]. Ces psaumes, dans lesquels le mot laudate se repète plusieurs fois, sont qualifiés de « Laudes », ce qui a donné le nom à l’heure canoniale des Laudes. Cependant, depuis 1912, aussi bien dans l'ordination contemporaine du Bréviaire Romain que dans celle de la Liturgie des Heures, on sépare ces psaumes entre les laudes des dimanches et des autres jours[3][4].

Rite romain

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Le sommet des laudes est le cantique de Zacharie[5] (Très Riches Heures du duc de Berry, XVe siècle).

Forme ordinaire

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Les laudes, dans la forme ordinaire du rite romain, sont organisées de la manière suivante :

  • l'introduction, 2 versets du psaume 50 chantés en répons (V/ Seigneur, ouvre mes lèvres, R/ et ma bouche publiera ta louange.)
  • un psaume invitatoire avec antienne si c'est le premier office du jour. C'est généralement le psaume 94 qui est chanté, mais le psaume 23, 66 et 99 peuvent remplir ce rôle ;
  • l'hymne ;
  • un premier psaume avec antienne, suivis d'un cantique de l'ancien testament avec antienne, et d'un autre psaume avec antienne. L'antienne est généralement chantée avant et après le psaume;
  • le capitule : une lecture brève tirée des Écritures (mais pas des Évangiles) ;
  • le répons : une ou deux phrases tirées des Écritures, chantées par un ou des soliste(s) et reprises en chœur, avec un Gloire au Père... (Gloria Patri...) ;
  • le Benedictus Dominus (Cantique de Zacharie, Bible Segond 1910/Évangile selon Luc 1,68-79) avec son antienne, que l'on dit avant et après le cantique ;
  • une prière litanique, louange à Dieu ou intercession pour l'Église et tous les hommes ;
  • le chant du Notre Père ;
  • l'oraison (qui est la collecte de la messe du jour) ;
  • la bénédiction (ou formule équivalente de conclusion).
Un bréviaire préconciliaire du vingtième siècle, ouvert de la page avec l’office de la Sainte Vierge au samedi. Pour les Laudes, après les psaumes (à chercher ailleurs dans le volume), on voit le capitule, l’hymne, le verset, l’antienne à Benedictus et la prière finale.

Selon les temps liturgiques, les différentes solennités et fêtes et les mémoires des saint(e)s, les hymnes, antiennes, répons, capitules et oraisons diffèrent. Solennités et fêtes ont aussi leurs psaumes propres.

Forme extraordinaire

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Selon l'antiphonaire de 1912, les laudes ont toujours cinq psaumes (plus exactement, trois psaumes, un cantique de l'Ancien Testament et un autre psaume) et ensuite le capitule (une très brève lecture biblique), une hymne, un verset, le cantique Benedictus avec son antienne et les prières de conclusion[6].

Autres rites

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Dans l'Église catholique, il y a de nombreux autres formes et rites : certains ordres ou congrégations ont une liturgie des heures qui leur est propre. En particulier, dans les monastères cisterciens, on termine les laudes par un chant à la Vierge Marie.

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Sur les autres projets Wikimedia :

  1. 1 2 « Laudes / Liturgie & Sacrements », sur Liturgie & Sacrements (consulté le ).
  2. Règle de saint Benoît, chapitre XII (dimanche) et chapitre XIII (d'autres), à savoir quotidiennement ; traduction par Prosper Guéranger p. 40 et 41, Abbaye Saint-Pierre de Solesmes, réimpression 2007
  3. Robert F. Taft, The liturgy of the hours in East and West: the origins of the divine office and its meaning for today, Liturgical Press, (ISBN 978-0-8146-1405-1)
  4. (la) « De Laudibus matutinis », dans Callewaert, C., Sacris erudiri, Abbatia S. Petri de Aldenburgo in Steenbrugge, , 53–89 p.
  5. Robert Le Gall
  6. (la) Antiphonale Sanctae Romanae Ecclesiae pro diurnis horis Ss. D. N. Pii X. Pontificis Maximi jussu restitutum et editum, Romae, Typis Polyglottis Vaticanis, , XVII+776+[221]+98*+48 (lire en ligne)