Pino Torinese
| Pino Torinese | |
Armoiries |
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| Noms | |
|---|---|
| Nom piémontais | El Pin |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Code postal | 10025 |
| Code ISTAT | 001192 |
| Code cadastral | G678 |
| Préfixe tél. | 011 |
| Démographie | |
| Gentilé | pinesi |
| Population | 8 336 hab.[1] (2026) |
| Densité | 382 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 45° 03′ 00″ nord, 7° 46′ 00″ est |
| Altitude | Min. 550 m Max. 550 m |
| Superficie | 2 180 ha = 21,8 km2 [2] |
| Divers | |
| Saint patron | Saint André |
| Fête patronale | 4 février |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Turin. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
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Pino Torinese est une commune italienne de la ville métropolitaine de Turin, dans la région Piémont. Dans la ville est situé un observatoire astronomique.
Géographie
[modifier | modifier le code]Pino Torinese est située sur une colline entre 500 et 630 mètres d'altitude, entre les communes de Turin et Chieri. Elle domine les vallées de Mongreno et Reaglie vers le Pô.
Surnommée le « pays des étoiles », la commune s’étend entre la colline de Montosolo et une autre appelée « della Torre rotonda », où se trouve l’observatoire astronomique et les vestiges d’un château médiéval, dont il reste les fondations d’une tour.
Le territoire communal est pauvre en eau de surface, à l’exception de quelques torrents saisonniers comme le Tepice. En revanche, le sous-sol est riche en nappes phréatiques à faible profondeur. L’approvisionnement en eau a longtemps posé problème, résolu en 1954 par la construction d’un aqueduc dédié à la colline. Depuis 1991, une partie du territoire boisé de la commune est intégrée au parc naturel de la colline de Superga (it).
Histoire
[modifier | modifier le code]Les origines
[modifier | modifier le code]Les premières traces de peuplement à Pino Torinese remontent aux et IIIe et IVe siècles, lorsque la Gens Pollia quitte le territoire de Chieri (alors appelée Carrea Potentia) pour s’installer à Pino, fondant le noyau ancien de Mons Surdus (devenu plus tard Montesordo, puis Montesolo). La chute de l’Empire romain entraîne l’abandon de la zone, et aucune trace n’est retrouvée jusqu’au IXe siècle, lorsque l’empereur Otton III impose la domination de l’évêque de Turin sur toute la région du Chierese. Une chapelle dédiée à saint Sylvestre, gérée par les moines de Nonantola, est attestée à Montosolo en 996.
En 1034, les moines quittent Montosolo et cèdent la propriété aux comtes de Biandrate, qui la revendent ensuite au monastère de Cavour. À la mort de la comtesse Adélaïde de Suse en 1091, l’évêque de Turin en profite pour proclamer Montosolo seigneurie épiscopale, en raison de son importance stratégique entre Turin et Chieri[3].
Le Moyen Âge
[modifier | modifier le code]Le 24 août 1168, un accord est signé entre l’évêque de Turin et les habitants de Chieri (devenus une communauté indépendante) : il définit le contrôle et la domination sur la maison forte de Montosolo et tous les biens associés (Moncairasso et Pinariano), tout en permettant aux Chieresi d’y louer un bâtiment pour y installer une résidence consulaire. Entre 1170 et 1183, une nouvelle structure fortifiée, la Torre Rotonda, est construite ; ses ruines sont aujourd’hui visibles près de l’observatoire astronomique.
Le 21 juillet 1193, les Chieresi entrent en guerre contre Turin, car l’évêque a cédé aux Turinois la possession du château de Montosolo. La guerre prend fin le 10 février 1200 grâce à la médiation de Verceil et Asti : un traité de paix est signé, stipulant que le château revient à l’évêque, tandis que les terres environnantes restent aux Chieresi. En 1249-1250, Thomas II de Savoie, conscient de l’importance stratégique du bourg, achète le château et agrandit la maison forte. Cependant, celle-ci est de nouveau cédée deux ans plus tard à l’évêque.
Autour du château, le village s’agrandit et prend successivement les noms de Pinariano, puis Pinallo. Le toponyme Pino n’apparaît qu’au milieu du XVe siècle.
En 1440, une petite église, Santa Maria del Pino, est construite sur les ruines de l’ancienne chapelle. Entre 1653 et 1660, une nouvelle église est édifiée, dédiée à la Madonna del Carmelo et à saint André Corsini (devenu saint à cette époque). On attribue sa construction au père Andrea Costaguta, architecte renommé, auteur également de l’Annunziata de Chieri.
La domination des Savoie
[modifier | modifier le code]Au début du XVIIe siècle, Pino Torinese, comme de nombreuses communes voisines, subit des épreuves difficiles, culminant avec la peste de 1629 et les guerres répétées contre les Français. La paix qui suit permet un développement rapide : le 12 janvier 1694, Victor-Amédée II accorde à Pino et Baldissero Torinese l’autonomie administrative, les séparant de Chieri. Pino et Mongreno sont ensuite concédés en fief au comte Benso, qui se révèle un mauvais administrateur. En 1697, impliqué dans un scandale à la cour, il est arrêté, privé de ses biens et banni de l’État.
En 1699, les habitants de Pino signent un acte par lequel ils acceptent (avec 10 signatures et 119 croix) le passage du village sous la domination des Savoie.
En 1718, la première maison communale est construite près du lieu-dit Tavernette. La même année, l’église Santa Maria est rénovée. En 1777, Pino reçoit la visite pastorale de Mgr Francesco Lucerna Rorengo di Rorà, au cours de laquelle l’église paroissiale est consacrée et des reliques sont déposées sur le maître-autel de saint Théodore et saint Félix.
Les mouvements jacobins touchent également Pino Torinese. Le 16 décembre 1798, un Arbre de la Liberté est érigé sur le parvis de la paroisse. Pendant la domination napoléonienne, les biens des Carmélites sont confisqués, comme dans de nombreuses autres communes piémontaises[4].
La Restauration
[modifier | modifier le code]Avec la Restauration, l’administration communale est renouvelée et la construction d’œuvres publiques majeures commence : en 1823, la nouvelle route Turin-Chieri est achevée, et en 1849, la maison communale est rénovée et agrandie. En 1856, la chapelle du XVIIe siècle de Valle Ceppi est démolie et reconstruite.
Époque moderne
[modifier | modifier le code]Grâce à la volonté du professeur Giovanni Boccardi, l’observatoire astronomique est transféré entre 1907 et 1912 du toit du Palazzo Madama à la colline appelée Bric della Torre Rotonda.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Pino Torinese sert de point de défense anti-aérienne. Le village est libéré par les partisans le 20 avril 1945. En 1954, un aqueduc est construit pour remédier à la pénurie d’eau qui caractérisait jusqu’alors la zone.
Patrimoine
[modifier | modifier le code]Architectures religieuses
[modifier | modifier le code]L’église paroissiale possède une façade composée d’un portique à cinq arcades, qui ne fait pas partie du projet original du XVIIe siècle. L’intérieur présente une nef unique voûtée en berceau et huit chapelles latérales. Le presbytère polygonal, situé à gauche de l’église, permet l’accès au cloître, tandis que le chœur est le seul vestige de la petite église du XVe siècle.
Dans l’église paroissiale se trouve un tableau représentant Saint André et la Madonna del Carmelo, peint par Caravoglia en 1659. Ce tableau s’insère dans le contexte d’une balustrade en marbre et du maître-autel, construits par l’architecte. En 1880, le couvent des Carmélites est confié à la garde des Sœurs de Saint-Joseph-Benoît Cottolengo.
Un pilier votif remarquable se trouve dans la Strada Centro Croci, non tant pour son importance architecturale que pour la légende qui lui est associée : celle d’un brigand qui, pour chaque passant volé, marquait une croix sur le pilier, d’où le nom Cento Croci.
Architectures civiles
[modifier | modifier le code]Le Castelvecchio — qui a donné son nom à l’agglomération jusqu’au début du XIXe siècle — est un édifice historique important, construit à la fin du XVIIe siècle, situé sur la route de Cambiano. C’est une construction solide et carrée, ornée d’une corniche soutenue par des consoles, avec des angles dotés de guérites ou de belvédères. On ignore l’origine exacte de son nom : certains affirment qu’il dérive du fait qu’il a été construit sur les restes d’un « vieux » château plus ancien, d’autres qu’il vient de la famille chierese des Veglio (en piémontais « Vej »)[5].
Au rez-de-chaussée se trouve une salle conçue en 1885 par l’architecte Eugenio Olivero, dans un style très proche des salles du Borgo médiéval de Turin. La salle abrite des fresques originales du début du XVIIIe siècle, représentant une Descente de croix, les philosophes de Socrate, Démocrite et Héraclite, et le Triomphe de Diane. Le château est relié par un passage couvert aux couloirs de la chapelle, qui donne sur la via San Felice, ornée de peintures baroques.
Pino Torinese compte de nombreux édifices construits entre les XVIIe et XVIIIe siècles : Villa Balbiana La Commende de Saint-Antoine De nombreuses chapelles, dont l’église del Poggio ou del Podio.
Administration
[modifier | modifier le code]Cento Croci, Strada San Felice, Valle Ceppi.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Turin, Baldissero Torinese, Chieri, Pecetto Torinese, Cambiano.
Honneur
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ (it) « Pino Torinese – Pistaaa », (consulté le )
- ↑ (it) « Pino nei secoli », sur Pino Torinese Turismo (consulté le )
- ↑ (it) A, « Pino Torinese (TO) : Castello di Montosòlo », sur Archeocarta, (consulté le )
