Plymouth (Montserrat)
| Plymouth | ||
Plymouth, Montserrat, 2012. | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Territoire d'outre-mer | ||
| Démographie | ||
| Population | 0 hab. (2012) | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | 16° 42′ 18″ nord, 62° 12′ 48″ ouest | |
| Localisation | ||
| Géolocalisation sur la carte : Montserrat
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Plymouth est la capitale du territoire britannique d'outre-mer de Montserrat, située dans la paroisse de Saint Anthony.
La ville a été abandonnée lors de l'éruption du volcan de la Soufrière situé à environ 4 kilomètres à l'est de la ville qui a été dévastée à partir du . L'éruption se prolonge jusqu'à présent[Quand ?], ensevelissant l'agglomération sous des cendres pouvant parfois atteindre plusieurs mètres.
C'est désormais la ville de Brades qui abrite les institutions gouvernementales.
La ville comptait 1 478 habitants au recensement de 1980, plus aucun après l'éruption. Ce qui en fait la seule capitale au monde à être une ville fantôme[1],[2].
Histoire
[modifier | modifier le code]Colonisation britannique
[modifier | modifier le code]Dès le début de l'ère coloniale, Plymouth s'est imposée comme le centre vital de Montserrat grâce à sa situation privilégiée dans la baie de Sugar Bay. Alors que la majorité des côtes de l'île étaient composées de falaises abruptes et inaccessibles, Plymouth offrait l'un des rares points d'ancrage naturels protégés des vents. Cette configuration unique a fait de la ville le carrefour commercial et politique de l'île. Pour protéger ce point d'entrée stratégique, les Britanniques y ont érigé dès le XVIIIe siècle un important système défensif de forts et de batteries de canons, car c'était le seul côté de l'île par lequel une flotte ennemie pouvait approcher[3].
Eruption volcanique et abandon
[modifier | modifier le code]Le destin de la ville bascule irrémédiablement en juillet 1995 avec le début des éruptions du volcan de la Soufrière, situé au sud. Plymouth a été dévastée par des coulées pyroclastiques (gaz brûlants et débris) et des lahars qui ont progressivement enseveli la cité sous des mètres de cendres. Cette crise a entraîné l'exode de la majeure partie de la population de l'île, qui est passée de plus de 12 000 habitants à moins de 5 000. Devenue inhabitable, la capitale a été officiellement abandonnée et le siège du gouvernement a été transféré vers le nord, à Brades, en attendant la création d'une nouvelle capitale à Little Bay[3].
Depuis, Plymouth est une ville fantôme située au cœur de la zone d'exclusion surveillée par l'Observatoire Volcanique de Montserrat (MVO). Bien que la ville soit désertée, elle attire des visites touristiques encadrées qui viennent observer l'ampleur de la dévastation. L'activité économique y est limitée à l'exploitation des sédiments : sa jetée est à nouveau utilisée pour l'exportation de sable et de cendres volcaniques. Le paysage continue d'ailleurs d'évoluer puisque les dépôts du volcan ont physiquement agrandi la surface de l'île, repoussant la ligne de côte de plusieurs centaines de mètres vers la mer[3].
Galerie
[modifier | modifier le code]- Images de Plymouth, ancienne capitale de Montserrat, après l'éruption de la Soufrière en 1997.
- Plymouth en 1997.
- Plymouth en 2003.
- Plymouth en 2006.
- Plymouth en 2013.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Bougainville, Montserrat et leurs capitales mortes. • 21Maps », 21Maps, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) « 'Ash to cash': Montserrat gambles future on the volcano that nearly destroyed it », The guardian, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 (en) John F. Cherry et Krysta Ryzewski, An Archaeological History of Montserrat in the West Indies, Oxbow Books, (ISBN 978-1-78925-393-1, lire en ligne)
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Jonathan Skinner, Before the Volcano. Reverberations of Identity on Montserrat, Arawak, 2004.