Students for Liberty
| Fondation |
|---|
| Sigle |
SFL |
|---|---|
| Type | |
| Forme juridique | |
| Objectif |
Soutien aux associations étudiantes libérales[3] |
| Méthode |
| Directeur |
Wolf von Laer (d) (depuis ) |
|---|---|
| Idéologie | |
| Site web |

Students for Liberty (SFL, littéralement « Étudiants pour la liberté ») est une organisation internationale à but non lucratif créée en 2008 aux États-Unis, qui aide les étudiants libéraux à militer pour leurs idées, notamment aux abords de leurs établissements d'enseignement (universités, etc.).
Elle organise des sessions de formation en ligne (en leadership et en philosophie politique) et des conférences. En outre, certaines branches locales sont remarquées dans la presse pour leurs campagnes de propagande, leurs manifestations ou encore leurs tribunes.
Liée financièrement à diverses fondations de la famille Koch, SFL fait partie du réseau libertarien international Atlas Network.
Objectif
[modifier | modifier le code]SFL aide les étudiants à développer le militantisme libéral dans les établissements d'enseignement supérieur.
Ce soutien se traduit par des initiatives d'éducation et de formation, dont l'objectif est d'enseigner les grands principes du libéralisme aux étudiants désireux de travailler pour l'organisation ; en outre, le think tank cherche à développer des compétences en matière de leadership et de management afin de former des leaders étudiants.
Outre l'éducation politique et la formation au leadership, SFL offre des ressources financières et organisationnelles, des plateformes en ligne et des connexions au sein des réseaux de think tanks néolibéraux. De nombreux événements organisés par SFL et le réseau Atlas visent également à mettre en relation des think tanks néolibéraux et conservateurs ou des groupes d'étudiants avec des entrepreneurs désireux de les financer.
Création
[modifier | modifier le code]
Students for Liberty est créé en 2008 par un bénéficiaire d'une bourse d'études de l'Institute for Humane Studies, une des fondations de la famille Koch[1], dans un contexte d'engouement libertarien chez les jeunes pour la candidature de Ron Paul à l'élection présidentielle américaine de 2008[3]. Sa création coïncide avec celle de l'association américaine Young Americans for Liberty (en)[4].
En 2022, l'organisation compte des membres dans 114 pays[5].
Actions notables
[modifier | modifier le code]

Campagne pour la dépénalisation des drogues
[modifier | modifier le code]En , l'organisation lance une campagne pour mettre fin à la guerre contre la drogue dans le monde. Elle publie des vidéos, des infographies et d'autres documents en dix-huit langues en Amérique du Nord, en Europe, en Amérique latine et en Afrique, expliquant que la prohibition des drogues entraîne une série de conséquences inattendues[6].
Contribution à la destitution de Dilma Rousseff (Brésil)
[modifier | modifier le code]Au Brésil, la branche locale de SFL, créée en [3], contribue activement à la destitution de la présidente Dilma Rousseff en [7],[8]. Certains manifestants anti-Rousseff sont formés par Students for Liberty[2].
Lutte contre l'obligation de neutralité des emballages de tabac (Canada)
[modifier | modifier le code]En , la branche canadienne de SFL milite contre le projet du gouvernement Justin Trudeau d'obliger les fabricants de tabac à utiliser des emballages neutres pour leurs produits[9].
Prix « Alexis de Tocqueville » (Espagne)
[modifier | modifier le code]En , la branche de l'université de León (Espagne) remet un « prix Alexis de Tocqueville[10] ».
Critique de la Convention citoyenne pour le climat (France)
[modifier | modifier le code]Dans les années 2010, la branche française investit des think tanks comme l'institut Sapiens ou GenerationLibre et publie des tribunes dans la presse, notamment Le Figaro et Le Point[7].
En , son coordinateur et son secrétaire général s'opposent aux propositions de la Convention citoyenne pour le climat[7].
Opposition à l'obligation du port du masque contre la Covid-19 (États-Unis)
[modifier | modifier le code]En , en pleine pandémie de Covid-19 qui touche notamment les États-Unis, le groupe « Connecticut Students for Liberty » se rend à Hartford, la capitale de l'État, et se rassemble sur les marches du Capitole du Connecticut pour dénoncer l'impact des obligations relatives au port du masque sur leur vie. « Les mesures de lutte contre la Covid mises en place dans les écoles, en particulier l'obligation du port du masque, ont été néfastes et préjudiciables à la santé mentale des élèves. Les enfants sont les moins sensibles à la Covid, mais les plus vulnérables à tout ce que nous avons fait », déclare le fondateur du groupe, faisant référence à l'augmentation de l'anxiété, de la dépression et d'autres problèmes de santé mentale qui sont apparus en 2020-2021[11].
Pétition contre une proposition de la Commission européenne (Malte)
[modifier | modifier le code]En , SFL Malte lance une pétition contre la proposition de la Commission européenne (von der Leyen II) d'obliger les plateformes de communication cryptée, telles que WhatsApp et Signal, à divulguer les messages privés de leurs utilisateurs, dans le cadre du projet de règlement établissant des règles en vue de prévenir et de combattre les abus sexuels sur enfants. Cette mesure controversée est appelée « chat control » (« contrôle du chat ») par ses opposants, mais aussi par la presse[12],[13].
Financement
[modifier | modifier le code]

Students for Liberty fait partie du réseau libertarien international Atlas Network[1],[2].
En 2016, l'organisation affiche un budget de 4 millions de dollars[7]. En 2024, son revenu s'élève à 5,11 millions de dollars, et en 2025, à 5,82 millions de dollars[14].
De 2009 à 2023, SFL reçoit plus d'un million de dollars de la part de diverses fondations de la famille Koch[1],[15],[16]. Entre 2017 et 2019, elle reçoit également des dons de plus de 100 000 dollars de la part de l'Atlas Network[15]. Elle reçoit enfin un don unique de 10 000 dollars du Cato Institute[7],[15].
SFL est lié au Consumer Choice Center (CCC), une organisation de lobbying en faveur du libre choix des consommateurs, qui s'oppose notamment aux restrictions sur la vente de tabac et de cigarette électronique en raison des motivations libérales de l'organisation[1],[15].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 4 5 « Vaping: The real dollars behind fake consumer organisations », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 (en-GB) Dom Phillips, « Brazil's right on the rise as anger grows over scandal and corruption », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 4 (en) Evandro Coggo Cristofoletti et Milena Pavan Serafim, « Neoliberal student activism in Brazilian higher education: The case of ‘Students For Liberty Brasil’ », Learning and Teaching, vol. 15, no 1, , p. 67–91 (ISSN 1755-2273 et 1755-2281, DOI 10.3167/latiss.2022.150105, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Stephen Richer, « Peter Thiel at Students for Liberty: We must put our hope in libertarians », Forbes, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en-US) Michael Ruiz, « Ukrainians show resilience, defiance amid Russia invasion: 'Small nations have the right to be free' », sur Fox News, (consulté le )
- ↑ (en-GB) « Student movement launches global campaign to end the war on drugs », sur City A.M. (en), (consulté le )
- 1 2 3 4 5 Olivier Petitjean, « La mouvance libertarienne s'installe en France pour dénigrer toute transition écologique », sur Basta !,
- ↑ (en-US) Associated Press, « Teen libertarian is parlaying YouTube videos into role as face of Brazil's anti-left protests », sur Associated Press, (consulté le )
- ↑ (en) Yaël Ossowski, « No Nanny: Students For Liberty Take To Parliament Hill On World No Tobacco Day », sur HuffPost, (consulté le ).
- ↑ (es) 20minutos, « 'Students for liberty' distingue al catedrático José Luis Placer con el premio 'Alexis de Tocqueville' », sur www.20minutos.es, (consulté le )
- ↑ (en-US) Deirdre Reilly, « CT high school students want mask mandates dropped now: 'Kids are traumatized' », sur Fox News, (consulté le )
- ↑ « ‘Students For Liberty Malta’ launch petition against EU’s 'Chat Control' proposal - The Malta Independent », sur www.independent.com.mt (consulté le )
- ↑ (en) « Students launch petition against EU's 'ChatControl' proposal », sur MaltaToday.com.mt (consulté le )
- ↑ (en) Andrea Suozzo, Alec Glassford, Ash Ngu, Brandon Roberts, « Students For Liberty Incorporated - Nonprofit Explorer », sur ProPublica, (consulté le )
- 1 2 3 4 (en-US) Clare Carlile, « US Oil-Linked Pressure Group Attacks EU Green Policies, Breaks Lobbying Rules », sur DeSmog (en), (consulté le )
- ↑ (en) Pam Vogel, « The Conservative Dark-Money Groups Infiltrating Campus Politics », sur Media Matters for America, (consulté le )