Tlacopan
Tlacopan, aussi nommé Tacuba (forme hispanisée du nom nahuatl), est un altepetl du Mexique, fondé pendant la période préhispanique par Tlacomatzin sur la rive ouest du lac Texcoco.
Étymologie
[modifier | modifier le code]Le nom vient du nahuatl classique tlacōtl, qui signifie « tige » ou « bâton », et de -pan, qui signifie « endroit où l'on place quelque chose », et se traduit approximativement par « endroit où l'on place les tiges »)[1].
Histoire
[modifier | modifier le code]Tlacopan forme un petit royaume tépanèque vassal de la ville proche d'Azcapotzalco mais elle s'allie à Tenochtitlan et Texcoco dans leur conquête de cette puissante cité. Le dirigeant de Tlacopan, Totoquihuaztli, prend ensuite le titre de Tepaneca tecuhtli qui signifie « seigneur des Tépanèques » en nahuatl.
Elle devient donc l'allié du peuple aztèque[2] en étant membre avec les villes de Texcoco et Tenochtitlan de la Triple alliance aztèque. Elle participe politiquement et militairement aux conquêtes qui édifient l'empire aztèque et devient ainsi une de ses capitales (« huey altepetl »). Elle est la troisième cité en importance de l'État aztèque, mais reçoit seulement un cinquième des tributs que recevaient les trois villes de leurs conquêtes.
Cette alliance, qui domine largement la Mésoamérique au XVIe siècle, prend fin en 1521 lors de la conquête du Mexique par des Espagnols menés par Cortés et leurs alliés amérindiens au nombre d'un million.
C'est par la chaussée de Tlacopan que Cortés s'enfuit de Mexico au cours de la Noche Triste.
Chefs
[modifier | modifier le code]- Aculnahuacatl Tzaqualcatl (c. 1427)[3]
- Totoquihuaztli I (c. 1428), souvent considérée comme le premier tlatoani de Tlacopan ; co-fondateur de la Triple alliance aztèque[4] ;
- Chimalpopoca (?–?)[3] ;
- Totoquihuatzin (?–1519)[3] ;
- Tetlepanquetzal (1519–1525)[5],[6], fils de Totoquihuatzin[6].
Tlacopan est pratiquement sans dirigeant de 1526 à 1550 ; la dirigeante de facto était Isabel Moctezuma, puisque la ville faisait partie de son encomienda[7] Les affaires de la ville étaient gérées par divers gouverneurs nommés et des nobles sans lien avec la dynastie précédente[6].
- Don Antonio Cortés Totoquihuaztli l'ancien (c. 1550–1574), descendant du tlatoani pré-colonial. Devenu tlatoani après la mort de Isabel Moctezuma[7].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (es) Siméon, R. (1977). Diccionario de la lengua náhuatl o mexicana. México: Siglo Veintiuno.
- ↑ (en) León-Portilla, M. 1992, The Broken Spears: The Aztec Accounts of the Conquest of Mexico. Boston: Beacon Press, (ISBN 978-0807055014).
- 1 2 3 (en) Peter Truhart, Regents of Nations: America & Africa, Saur, , 478 p. (ISBN 978-3-598-21544-5, lire en ligne).
- ↑ (en) Mónica Domínquez Torres, Military Ethos and Visual Culture in Post-Conquest Mexico, Routledge, , 154 p. (ISBN 978-1-351-55819-8, lire en ligne).
- ↑ (en) Fernando de Alva Ixtlilxichotl, History of the Chichimeca Nation. Norman: University of Oklahoma Press, 2019.
- 1 2 3 (en) Eduardo de J. Douglas, In the Palace of Nezahualcoyotl: Painting Manuscripts, Writing the Pre-Hispanic Past in Early Colonial Period Tetzcoco, Mexico, University of Texas Press, , 218 p. (ISBN 978-0-292-74986-3, lire en ligne).
- 1 2 (en) Peter B. Villella, Indigenous Elites and Creole Identity in Colonial Mexico, 1500–1800, Cambridge University Press, , 78–81 p. (ISBN 978-1-107-12903-0, lire en ligne).
Annexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :