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Georges Neveux

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Georges Neveux
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
Le ChesnayVoir et modifier les données sur Wikidata
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Distinction

Georges Neveux est un dramaturge, scénariste et dialoguiste français, né le à Poltava (alors dans l'Empire russe, actuellement en Ukraine) et mort le au Chesnay.

Fils d'un officier français, Georges Neveux revient en France au début des années 1910. À Paris, Robert Desnos lui fait rencontrer le groupe surréaliste ; il se lie avec Jacques Prévert et Raymond Queneau.

Il signe en 1925 le manifeste La révolution d'abord et toujours, mais s'éloigne du surréalisme vers la fin des années 1920.

En 1927, il devient secrétaire général de la Comédie des Champs-Élysées. La même année, il est le librettiste d'un opéra de chambre sur une musique de Maurice Jaubert, Contrebande (chanson en deux actes et cinq tableaux)[1]. En 1930-1932, Maurice Jaubert compose Complaintes, un cycle de mélodies pour baryton et piano, sur des poèmes que Georges Neveux, son camarade du lycée Masséna de Nice en 1915-1916, avait écrits à cette époque[1].

Il collabore à l'unique numéro diffusé, en , de la revue littéraire Discontinuité aux côtés d'Arthur Adamov.

Il se consacre ensuite essentiellement au cinéma et au théâtre, en travaillant notamment aux côtés de Georg Wilhelm Pabst, Marcel L'Herbier et Marc Allégret.

Georges Neveux est l'auteur de Juliette ou la clé des songes, pièce de théâtre à l'esprit proche du surréalisme dont le rôle-titre a été créé en 1930 par Renée Falconetti, et que Marcel Carné portera au cinéma en 1950, Juliette ou la Clé des songes, avec Gérard Philipe, Suzanne Cloutier et Yves Robert[2]. Le compositeur tchèque Bohuslav Martinů en a tiré un opéra en 1937.

Il adapte en 1949 Le Sourire de la Joconde d'Aldous Huxley, dont il est le beau-frère par alliance ; il a épousé Jeanne Nys, fille de Norbert Nys et Marguerite Baltus (soeur du peintre et graveur belge Georges Baltus) ; sa belle-sœur Maria est l'épouse de l’écrivain britannique[3].

Il est également l'auteur de la pièce Zamore dont la création fut assurée par André Barsacq au théâtre de l'Atelier, pièce où débuta Jean-Paul Belmondo.

Il est le scénariste-dialoguiste de la série télévisée Vidocq réalisée par Marcel Bluwal, diffusée sur la première chaîne de l'O.R.T.F. en 1967, et celui de la série Les Nouvelles Aventures de Vidocq avec Claude Brasseur, diffusée sur la première chaîne de l'ORTF en 1971-1973[4].

En 1966 l'O.R.T.F. lui remet un prix de 5 000 frs pour son œuvre dramatique Le Tabouret[5].

Georges Neveux meurt le au Chesnay dans les Yvelines[6],[7].

2009 - 2010 : mise en scène de Frédéric Jessua, Compagnie Acte6, Théâtre du Beauvaisis à Beauvais et tournée[8].
1954 : nouvelle création, mise en scène de Henri Soubeyran, avec Anne Caprile (Clarisse), René Clermont (l'avocat), Gaëtan Jor (Babylas), Robert Marcy (le musicien), Jacques Morel (Zamore), Monique Morisi (un enfant), Bernard Noël (Charles-Auguste), Guy Piérauld (le commissaire), Théâtre antique de Vaison-la-Romaine dans le cadre du Festival de théâtre ; reprise en 1955 au Théâtre de la Gaîté-Montparnasse, Paris[14], avec des changements de distribution : Brigitte Auber (Clarisse), Gaston Orbal (le commissaire), Yves-Marie Maurin (un enfant), Yves Peneau (Clodion).

Librettiste d'opéra et de ballet

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reprise au Théâtre des Célestins à Lyon en 1956[27].

Filmographie

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En tant que réalisateur
En tant que scénariste ou dialoguiste
En tant que dramaturge
Adaptation
  • La beauté du diable, avec un portrait de Neveux par André Masson gravé sur bois par Georges Aubert, Paris, Nouvelle revue française, 1929, 75 p.
  • avec Pierre Bost, Jean Aurenche et Claude Brule, Molière pour rire et pour pleurer, Paris, Presses de la Cité, 1973, 258 p.

Notes et références

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  1. 1 2 François Porcile, Maurice Jaubert, Paris, Bleu nuit éditeur, coll. « Horizons », (ISBN 978-2-35884-077-4), p. 14, 31-33.
  2. 1 2 Henry Magnan, « La Juliette de Georges Neveux permet à Marcel Carné de nous livrer la clé du plus joli pays des songes qui soit », Le Monde, (lire en ligne).
  3. Geneviève Latour, « Théâtre - Georges Neveux, les débuts d'un auteur dramatique », sur Association de la Régie théâtrale (ART) (consulté le ).
  4. Robert Bordaz, « Georges Neveux et Vidocq », Revue des Deux Mondes, , p. 615-620 (lire en ligne Accès limité).
  5. « Flashes », Les Lettres françaises, no 1118, 10-16 février 1966, p. 2.
  6. Transcription d'acte de décès no 270 du 3 septembre 1982, Paris 6e, sur le site des archives de Paris.
  7. Colette Godard, « La mort de Georges Neveux », Le Monde, (lire en ligne).
  8. « L'Atroce Volupté - 2009-2010 », sur Les Archives du spectacle.
  9. « Juliette ou la clé des songes - 1930 », sur Les Archives du spectacle.
  10. 1 2 Gérard Lieber 2008.
  11. « Le Voyage de Thésée - 1943 », sur Les Archives du spectacle.
  12. « Zamore - 1953 [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
  13. Claude Sarraute, « Médée et Zamore au théâtre de l'Atelier », Le Monde, (lire en ligne).
  14. 1 2 Robert Kemp, « Deux pièces de Georges Neveux à la Gaîté-Montparnasse », Le Monde, (lire en ligne)
  15. Robert Kemp, « Plainte contre inconnu de Georges Neveux », Le Monde, (lire en ligne).
  16. Bertrand Poirot-Delpech, « La Voleuse de Londres de Georges Neveux », Le Monde, (lire en ligne).
  17. Pierre Abraham, « Le théâtre. La Voleuse de Londres », Europe, vol. 39, no 385, , p. 255-256 (lire en ligne).
  18. Claude Sarraute, « Vaison-la-Romaine. Un Voyage de Thésée de Georges Neveux », Le Monde, (lire en ligne).
  19. « Plainte contre inconnu - 1964 [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
  20. Claude Sarraute, « Et moi aussi j'existe de Georges Neveux », Le Monde, (lire en ligne).
  21. « Le Loup - 1950 », sur Les Archives du spectacle.
  22. Pierre Gervasoni, « Un loup dans la forêt de souvenirs du compositeur Henri Dutilleux. Âgé de 94 ans, le musicien se prépare à la recréation de son ballet Le Loup au Palais Garnier », Le Monde, (lire en ligne).
  23. « Othello - 1950 », sur Les Archives du spectacle.
  24. Claude Sarraute, « La Cerisaie pièce de résistance de la nouvelle saison Barrault », Le Monde, (lire en ligne).
  25. Claude Sarraute, « Le Chien du jardinier. Rencontre de Lope de Vega, Georges Neveux et J.-L. Barrault », Le Monde, (lire en ligne).
  26. Marie-Thérèse Coudert, « L'adaptateur à la dérive », dans Marie-Noëlle Ciccia, Ludovic Heyraud, Claude Maffre (dir.), Traduction et lusophonie. Trans-actions ? Trans-missions ? Trans-positions ? (actes du colloque, 6-8 avril 2006, Université Paul Valéry-Montpellier 3 et Maison Antoine-Vitez), Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée, coll. « Études portugaises » (no 4), (ISBN 978-2-84269-788-4, lire en ligne Accès libre), p. 205-214.
  27. « Programme du spectacle », sur Théâtre des Célestins.

Bibliographie

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  • (en) Germaine Bree, « Georges Neveux: A Theatre of Adventure », Yale French Studies, no 14 « Motley: Today's French Theatre », , p. 65-70 (lire en ligne Accès limité).
  • Henri Gidel, « Neveux Georges », dans Jean-Pierre de Beaumarchais, Daniel Couty, Alain Rey (dir.), Dictionnaire des littératures de langue française, Paris, Bordas, , vol. G–O, p. 1640.
  • Gérard Lieber, « Neveux Georges », dans Michel Corvin (dir.), Dictionnaire encyclopédique du théâtre à travers le monde, Paris, Bordas, (ISBN 9782047312957), p. 985.
  • Gaëtan Picon, Panorama de la nouvelle littérature française, Gallimard, 1949, p. 173

Liens externes

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