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Christiane Delyne

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Christiane Delyne
Portrait de Christiane Delyne
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Evelyn MeyerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Evelyn Meyer dite Christiane Delyne ou Crystiane Delyne, née le à Philadelphie (Pennsylvanie) et morte le dans le 15e arrondissement de Paris, est une actrice et décoratrice de théâtre française née aux États-Unis.

Jeunesse et vie personnelle

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Evelyn Meyer naît en 1902 à Philadelphie[1], dernière de cinq filles nés de parents d'origine française[2],[3]. Son père, Georges Guillaume Meyer, né à Paris en 1856, a émigré aux États-Unis avec ses parents et ses frères vers 1870 ; sa mère, Eugenie Charve, est née à New York en 1865 de parents français. Tous deux se sont mariés à Manhattan en 1883. La famille s'établit à Yonkers vers 1905[2].

Dans les années 1930, Evelyn Meyer réside 62, rue des Vignes, avec plusieurs veuves présentées comme ses « tantes »[4]. Vers 1938, elle s'établit au 21, boulevard Flandrin où elle vit jusqu'à sa mort[5].

Durant la carrière de l'actrice, la presse relaie à son sujet des rumeurs de mariage avec Raymond Cordy[6] et Bernard Lancret[7], mais sur son acte de décès, Evelyn Meyer est dite célibataire et rien n'est mentionné au sujet de ces unions.

Arrivée vers l'âge de 10 ans à Paris[8], Evelyn Meyer y étudie le dessin et s'intéresse très tôt au cinéma, allant le jeudi voir des films, notamment ceux de Léon Mathot qu'elle adore[9]. Elle sort diplômée d'une école située rue des Bons-Enfants et commence à travailler en décorant des abats-jours[10].

Son nom de scène, Christiane Delyne, apparaît dans la presse en 1920, tandis que la jeune femme joue au théâtre de la Renaissance dans une comédie de Jacques Richepin[11]. Elle passe au cinéma en 1930 et, durant toute la décennie, joue principalement des rôles de vamp, de demi-mondaine ou de jolie Américaine, dans près de 40 longs métrages, notamment sous la direction de René Guissart, Henry Roussel ou Christian-Jaque.

En 1938, elle amorce un changement dans sa carrière avec un rôle dramatique dans La Belle Revanche de Paul Mesnier. Mais l'année suivante, près de Saulieu, au retour d'un séjour chez Maurice Chevalier en Provence, elle est victime d'un accident au volant de sa voiture, survenu en voulant éviter un cycliste[12]. Par hasard, la comédienne Pepa Bonafé qui passait par là découvre le véhicule accidenté. Rapatriée à Paris, Christiane Delyne est opérée d'une blessure à la tête le lendemain.

Pendant la guerre, elle ne tourne dans aucun film, ne passe dans aucune émission de radio, se bornant à jouer dans des spectacles modestes en zone sud[13]. À partir de , elle fait partie d'un réseau de renseignements de la Résistance. À ce titre, elle fréquente les journalistes collaborationnistes Alain Laubreaux et Jean Luchaire, auquel elle subtilise une serviette contenant des documents importants. À la Libération, elle s'engage un temps comme conductrice de camions, puis part en tournée au Moyen-Orient[14]. À la fin de la guerre, elle est accusée d'avoir été la maîtresse d'Adolf Hitler par deux acteurs avec lesquels elle a eu autrefois un différend professionnel[13]. Ils arguent qu'elle aurait exposé chez elle une photographie dédicacée et sans équivoque du dictateur. Elle réussit facilement à prouver son innocence devant la commission d'épuration, en faisant témoigner d'autres comédiens qui réfutent la présence d'un tel portrait.

En 1951, Christiane Delyne et Bernard Lancret montant une troupe de théâtre, qui compte notamment Paul Vandenberghe, et organisent une tournée de plusieurs mois en France, en Belgique, puis au Maghreb et au Moyen-Orient[15],[16],[17]. Parmi les pièces au répertoire figurent N’écoutez pas, mesdames ! de Sacha Guitry, La Rage au cœur et Quand le chat n'est pas là de Paul Vendenberghe, La Course à l'étoile de Louis Verneuil, Barberine d'Alfred de Musset, ou encore Le Souper blanc d'Edmond Rostand.

Les années suivantes, Christiane Delyne se produit encore dans quelques films et pièces de théâtre, et travaille comme décoratrice de théâtre sous son vrai nom[18].

Elle meurt à l'hôpital Necker à l'âge de 57 ans[5], « des suites d'une longue et douloureuse maladie »[19]. Elle est inhumée au cimetière parisien de Bagneux (division 79)[20].

Postérité

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Dans les années 1930, la jeune Lucienne Delache, dont Christiane Delyne était l'actrice préférée, commence sa carrière de chanteuse sous le nom de Lucienne Delyne, avant d'opter pour le nom de scène Lucienne Delyle, remplaçant le « n » de Delyne par un « l »[21].

(liste non exhaustive)

Décoratrice de théâtre

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Filmographie

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Longs métrages

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Courts métrages

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Notes et références

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  1. Crystiane Delyne. Comoedia, 14 juin 1934, p. 6, à lire en ligne sur Gallica.
  2. 1 2 Généalogie d'Evelyn Meyer et documents d'archives, FamilySearch [lire en ligne]
  3. « Christiane Delyne se fit passer pour sa sœur », Le Courrier du cinéma, , p. 31 (lire en ligne, consulté le )
  4. Recensements de population, Paris 16e, La Muette, et , Archives de Paris
  5. 1 2 Acte de décès n° 1123 (vue 17/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 15e arrondissement, registre des décès de 1960. L'acte précise qu'elle était célibataire.
  6. « Est-il vrai que... », La Griffe, , p. 7 (lire en ligne)
  7. François Mari, « Du côté des Champs-Élysées », Dernière Heure, , p. 2 (lire en ligne)
  8. « Savez-vous que... », L'Intransigeant, , p. 8 (lire en ligne)
  9. Benjamin Fainsilbert, « Leur premier amour », La Volonté, , p. 3 (lire en ligne)
  10. (en) « What do You Like to Eat? Where do You Like to Eat? », La Vie parisienne, , p. 11 (lire en ligne)
  11. 1 2 « À la Renaissance », Le Gaulois, , p. 2 (lire en ligne)
  12. « Christiane Delyne vient d'être opérée », Paris-soir, , p. 7 (lire en ligne)
  13. 1 2 Charles Ford, « Christiane Delyne nous déclare : "Je n'ai pas été la maîtresse d'Hitler" », Globe, , p. 13 (lire en ligne)
  14. « Étoiles filantes II », Cinévogue, , p. 2 (lire en ligne)
  15. S. Critti, « Christiane Delyne ouvrira dans quelques semaines la saison française du théâtre », Progrès dimanche, , p. 6 (lire en ligne)
  16. P. B., « Bruits de coulisses... », La Vigie marocaine, , p. 6 (lire en ligne)
  17. « Musset, Guitry, Shakespeare ont été à l'honneur en cette semaine de gala », L'Éveil de Sétif, , p. 2 (lire en ligne)
  18. 1 2 André-Paul Antoine, « "Les Amants de Stresa" d'Albert Sablons », L'Information financière, économique et politique, , p. 7 (lire en ligne)
  19. « La mort de Christiane Delyne », Le Monde, (lire en ligne Accès payant, consulté le )
  20. Registre journalier d'inhumation, , cimetière parisien de Bagneux , Archives de Paris
  21. Lucienne Delyle, hirondelle des faubourgs, movie-musical-world, 4 avril 2009.
  22. 1 2 « Pemière de "Je viendrai comme un voleur" au casino municipal », Le Journal de Biarritz, , p. 4 (lire en ligne)
  23. 1 2 « Alfred Adam devient inspecteur de police au théâtre de la Potinière », France-soir, , p. 8 (lire en ligne)
  24. « L'Immaculée », Le Journal de Biarritz, , p. 3 (lire en ligne)

Liens externes

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