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Kiya

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Kiya
Image illustrative de l’article Kiya
Couvercle d'un vase canope au nom de Kiya de la tombe KV55.
Nom en hiéroglyphe
k
i
Z4
A
B7
Transcription Kyjȝ
Décès An 12 du règne d'Akhenaton (incertain)
Période Nouvel Empire
Dynastie XVIIIe dynastie
Fonction principale Épouse secondaire
Prédécesseur Néfertiti (devenue grande épouse royale)
Famille
Père Tushratta (roi de Mittani) (incertain)
Mère Juni (incertain)
Conjoint Amenhotep III (incertain)
Akhenaton
Enfant(s) Baketaton (incertain)

Kiya est une personnalité d'Égypte de la XVIIIe dynastie. Elle aurait été l'épouse secondaire du pharaon Akhenaton.

Attestations

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Tous les objets relatifs à Kiya proviennent d'Amarna, l'éphémère capitale d'Akhenaton, d'Hermopolis Magna, situé à proximité (les blocs provenaient à l'origine d'Amarna et ont été réutilisés à l'époque post-amarnienne pour construire à Hermopolis), ou du tombeau KV55 dans la Vallée des Rois. Sa présence n'est attestée sous le règne d'aucun autre roi.

Kiya est attestée par plusieurs documents[1] :

  • des blocs amarniens à Hermopolis, où une fille de la reine nommée ...aton est d'ailleurs représentée ; le nom de la reine a par ailleurs été remplacé par celui de Mérytaton ou celui d'Ânkhésenpaaton ; les blocs provenaient de deux ou trois bâtiments d'Amarna, dont deux « Ombre de Rê », l'un au Marou-Aton, l'autre à l'entrée du grand temple d'Aton[2],[3],[4],
  • des vases conservés à Londres et à New York, dont un vase à onguent au nom de la reine, sans provenance connue et acheté sur le marché des antiquités par Howard Carter en 1920 ; il est conservé au Metropolitan Museum of Art (20.2.11)[5],
  • quatre fragments de tubes à khôl à Berlin et à Londres,
  • une étiquette de jarre à vin,
  • le cercueil et la collection de quatre beaux vases canopes d'albâtre de Kiya, trouvés dans la tombe KV55[6] ; le cercueil et trois des vases au Musée égyptien du Caire, et le quatrième vase au Metropolitan Museum of Art (07.226.1)[7].

Dans les inscriptions, Kiya est désignée comme « La Favorite » et « La Grande Aimée », mais jamais comme « Noble Femme » (iry.t-p‘t) ou « grande épouse royale ». Certains pensent que cela indique qu'elle n'était pas de sang royal égyptien, mais en réalité, les deux termes n'ont aucun lien de causalité. De nombreuses reines de sang royal ne portent pas ces titres, comme Tanedjemet. Ses titres complets se lisent ainsi : « L'épouse et la grande bien-aimée du roi de Haute et Basse-Égypte, qui vit de Maât, Neferkheperourê-Ouaenrê, la bel enfant d'Aton vivant, qui vivra éternellement, Kiya[8],[9]. »

Généalogie

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Le nom Kiya lui-même fait débat. Certains suggèrent qu'il s'agit d'un diminutif plutôt que d'un nom complet, et qu'il pourrait donc s'agir d'une contraction d'un nom étranger, tel que le nom mittannien « Tadukhipa », désignant la fille du roi Tushratta. Tadukhipa épousa Amenhotep III à la fin de son règne, et les lettres d'Amarna indiquent qu'elle était alors en âge de se marier.[4] Plus précisément, les lettres E27 à E29 confirment que Tadukhipa devint l'une des épouses d'Akhenaton. Ainsi, certains égyptologues ont proposé que Tadukhipa et Kiya pourraient être une seule et même personne[3],[4],[10].

Cependant, rien ne prouve que Kiya ait été autre chose qu'une Égyptienne de souche[11]. En fait, Cyril Aldred a suggéré que son nom inhabituel est en réalité une variante du mot égyptien ancien signifiant « singe », rendant inutile toute hypothèse d'une origine étrangère[12].

Époux et descendance

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Des inscriptions retrouvées à Hermopolis et originaires d'Amarna montrent que la reine était la mère d'une princesse nommée ...aton. Cette princesse est très souvent identifiée à la princesse Baketaton[3],[4],[13]. Cependant, le père de cette enfant pourrait ne pas être Akhenaton. En effet, les représentations de la princesse dans la tombe de Houya ne la montrent pas associée au roi Akhenaton mais à la reine Tiyi, mère d'Akhenaton. Ainsi, Agnès Cabrol propose que, dans le cadre de l'identification de Kiya avec Tadukhipa, le père de la princesse soit Amenhotep III[13].

Certains historiens pensaient que son importance venait du fait qu'elle avait peut-être donné naissance au futur Toutânkhamon, et qu'elle serait morte en couches. Cette théorie est infirmée par les dernières études, qui ont révélé que Toutânkhamon était le fils d'Akhenaton et de sa propre parente (sœur, ou bien cousine comme le propose Marc Gabolde) à l'identité inconnue mais surnommée Younger Lady par les égyptologues (momie KV35YL)[14].

Il existe de fortes présomptions que le roi ait fait ériger en son honneur le domaine dit de Marou-Aton et qu'elle résida dans le palais nord d'Akhetaton, bien que les mentions de son nom aient ultérieurement été remplacées par celui de Mérytaton ou celui d'Ânkhésenpaaton, filles d'Akhenaton et de Néfertiti[4].

Il semble que la reine disparaît à un moment indéterminé dans la seconde moitié du règne. Si les ans 11 et 12 ont été avancés, l'étiquette de jarre à son nom semble datée de l'an 16, ce qui signifie qu'un domaine à son nom est resté en activité assez tardivement dans le règne. Cependant, après sa disparition (décès ? disgrâce ? renvoi au pays natal ?), toutes ses représentations ont été regravées au nom de Mérytaton et ou celui d'Ânkhésenpaaton, tandis que son mobilier funéraire est réutilisé pour le réenterrement d'Akhenaton dans la tombe KV55. Il a été suggéré que, dans le cadre de l'identification de Kiya à Tadukhipa, la reine aurait été renvoyée dans son pays natal lorsque ce dernier s'était considérablement affaibli. Cependant, aucun élément concret ne permet de le penser ; cela reste donc une hypothèse plausible, mais non prouvée[4].

Notes et références

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  1. Dodson et Hilton 2004, p. 155.
  2. van Dijk 1997, p. 35-37.
  3. 1 2 3 Gabolde 2005, p. 26-29.
  4. 1 2 3 4 5 Laboury 2010, p. 322-323.
  5. (en) « Vase à onguent de la reine Kiya (20.2.11) » (consulté le )
  6. Laboury 2010, p. 350.
  7. (en) « Vase canope de la reine Kiya (07.226.1) » (consulté le )
  8. Laboury 2010, p. 322.
  9. Reeves 2004, p. 201-202.
  10. Cabrol 2000, p. 150-155.
  11. van Dijk 1997, p. 35–37.
  12. Aldred 1991, p. 286.
  13. 1 2 Cabrol 2000, p. 153.
  14. Hawass et al. 2010, p. 638–647.

Bibliographie

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