Lac Ontario
| Lac Ontario (Ontarí'io en Iroquois, Lake Ontario en anglais) | |||||
Carte des cinq Grands Lacs d'Amérique du Nord avec le lac Ontario en bleu foncé. | |||||
Lac Ontario vu depuis la Station spatiale internationale. | |||||
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Subdivision | Ontario et New York | ||||
| Fait partie de | Grands Lacs et frontière entre le Canada et les États-Unis | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 43° 30′ N, 78° 00′ O | ||||
| Type | Lac d'eau douce | ||||
| Superficie | 18 529 km2 |
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| Longueur | 311 km | ||||
| Largeur | 85 km | ||||
| Périmètre | 1 146 km | ||||
| Altitude | 75 m | ||||
| Profondeur · Maximale · Moyenne |
244 m 88,5 m |
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| Volume | 1 639 km3 | ||||
| Hydrographie | |||||
| Bassin versant | 690 000 km2 | ||||
| Alimentation | Niagara | ||||
| Émissaire(s) | Saint-Laurent | ||||
| Durée de rétention | 6 ans[note 1] | ||||
| Îles | |||||
| Île(s) principale(s) | Thousand Islands | ||||
| Géolocalisation sur la carte : Ontario
Géolocalisation sur la carte : État de New York
Géolocalisation sur la carte : Canada
Géolocalisation sur la carte : États-Unis
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Le lac Ontario (en anglais : Lake Ontario) est l'un des cinq Grands Lacs d'Amérique du Nord. Il est bordé au nord, à l'ouest et au sud-ouest par la province canadienne de l'Ontario, et au sud et à l'est par l'État américain de New York. Les eaux du lac Ontario sont partagées par la frontière canado-américaine. Du côté canadien, les principales villes sur le rivage du lac Ontario sont Kingston, Mississauga, Toronto, Hamilton et St. Catharines[EN 1]. Du côté américain, les principales villes sur les rives sont Rochester, Watertown et Oswego.
Le lac Ontario est le dernier des Grands Lacs et sert d'exutoire à l'océan Atlantique par le fleuve Saint-Laurent, constituant ainsi l'extrémité ouest de la voie maritime du Saint-Laurent. Son principal affluent est la rivière Niagara, via les chutes du Niagara, provenant du lac Érié. Le barrage de Long Sault, ainsi que le barrage hydroélectrique Moses-Saunders, régule le niveau d'eau du lac[P 1].
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom Ontarí'io est le plus souvent traduit du huron (ou wyandot), langue iroquoienne locale, par « beau lac »[P 2],[B 1] ou bien par « lac aux eaux brillantes »[FR 1],[P 3] mais d'autres traductions existent[EN 2]. Il pourrait également signifier « miroir de l'eau » en huron[B 2].
Le lac Ontario est également connu sous de nombreuses autres appellations.
Il est appelé Niigaani-gichigami par les Anichinabés[EN 3].
La Relation des Jésuites (1662-1663) le désigne sous le nom de « lac Ontario » mais y réfère aussi parfois sous le nom de « grand lac des Iroquois »[B 3].
Dans ses Mémoires (publiés en 1703), le baron de Lahontan fait allusion à ce lac qu'il nomme « lac Frontenac », en indiquant que le « lac Herrié » s'y décharge[B 4]. Ce nom apparaît encore en 1712, sur une carte française réalisée par Jean-Baptiste de Couagne, et présentée au Musée canadien des Civilisations.
Le lac fut enfin désigné par le passé comme « lac Saint-Louis » ainsi que « lac Cataraqui », « Katarakui » ou « Cataracui »[P 4],[1], transcriptions françaises du mohawk Katarokwi[EN 4],[P 5].
C'est le lac Ontario qui a donné son nom à la province de l'Ontario. Le lac a également donné son nom à un lac sur un satellite de Saturne, Titan[EN 5].
| Dénominations du lac Ontario sur les cartes du XVIIe et XVIIIe siècles. | |||||||||
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Géographie et hydrologie
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Le lac Ontario est le lac situé le plus à l'est des Grands Lacs et le plus petit en termes de surface, avec 7 340 milles carrés (19 011 km2), bien qu'il dépasse le lac Érié en termes de volume, avec 393 milles cubes (1 638 km3) contre 116 milles cubes (484 km3)[EN 1],[P 2]. Il est le 13e plus grand lac du monde. En tant que dernier maillon de la chaîne hydrologique des Grands Lacs, le lac Ontario présente l'altitude moyenne la plus basse du système, s'élevant à 243 pieds (74 m) au-dessus du niveau de la mer, soit 326 pieds (99 m) de moins que le lac voisin en amont (le lac Érié). Ses dimensions maximales sont de 193 milles (311 km) en longueur et 53 milles (85 km) en largeur. Le lac constitue une partie de la frontière entre le Canada et les États-Unis[P 6].
La profondeur moyenne du lac est de 283 pieds (86 m), avec une profondeur maximale de 802 pieds (244 m)[B 1] mesurée dans le bassin de Rochester[P 2],[B 5].
La source principale du lac est la rivière Niagara, qui draine le lac Érié. Son émissaire est le fleuve Saint-Laurent. Son bassin versant couvre une superficie de 24 720 milles carrés (64 025 km2) et inclut les villes de Toronto et Hamilton[FR 2]. Tout comme les autres Grands Lacs, son niveau d'eau fluctue durant l'année, en raison des changements saisonniers d'apports hydriques, ainsi que d'une année à une autre, selon des tendances de précipitation à long-terme[EN 6],[B 6]. Ces fluctuations du niveau de l'eau font partie intégrante de l'écologie du lac et contribuent à la formation et au maintien de vastes zones humides[EN 6],[B 6]. Le lac abrite également une importante pêche en eau douce, bien que celle-ci ait été affectée négativement par des facteurs tels que la surpêche, la pollution de l'eau et les espèces invasives[EN 7].
Les barres de Baymouth, ou les cordons littoraux, formées par les vents dominants et les courants, ont créé un nombre important de lagons et de ports abrités[EN 8], principalement près (mais pas uniquement) du comté de Prince Edward, en Ontario, et des rives les plus à l'est. L'exemple le plus connu de ce phénomène est sûrement la baie de Toronto, choisie comme capitale du Haut-Canada en raison de son port stratégique[FR 3],[FR 4]. D'autres exemples notables incluent le port de Hamilton, la baie d'Irondequoit, la baie de Presqu'ile et la baie de Sodus. Les barres elles-mêmes abritent de longues plages, comme celles du parc provincial de Sandbanks et du parc d'État de Sandy Island Beach. Ces bancs de sable sont souvent associés à de vastes zones humides, qui soutiennent un grand nombre d'espèces végétales et animales, tout en offrant des zones de repos essentielles pour les oiseaux migrateurs. La presqu’île, sur la rive nord du lac Ontario, est particulièrement importante à cet égard. Une caractéristique unique du lac est la baie de Quinte en forme de Z, qui sépare le comté de Prince Edward du continent ontarien, à l’exception d’un isthme de 2 milles (3,2 km) près de Trenton ; cette configuration favorise également la présence de nombreuses zones humides et de plantes aquatiques, ainsi que des pêcheries associées.
Les principales rivières se jetant dans le lac Ontario comprennent la rivière Niagara, la rivière Don, la rivière Humber, la rivière Rouge, la rivière Trent, la rivière Cataraqui, la rivière Genesee, la rivière Oswego, la Black River, la Little Salmon River (en), la rivière Crédit (en) et la rivière Ganaraska (en)[EN 9]. Le canal Welland se jette également dans le lac.
Géologie
[modifier | modifier le code]Le bassin du lac a été sculpté dans les roches tendres et friables de l'âge du Silurien par la calotte glaciaire laurentide au cours de la dernière période glaciaire[EN 10],[P 2]. L'action de la glace s'est effectuée le long de la vallée préglaciaire de la rivière Ontarienne (en) qui avait à peu près la même orientation que le bassin d'aujourd'hui. Les matériaux poussés vers le sud par la calotte glaciaire ont formé des reliefs tels que des drumlins, des kames et des moraines, se trouvant aujourd'hui tant sur les terres émergées qu'au fond du lac, réorganisant ainsi l'ensemble du système de drainage de la région[EN 11]. À mesure que la calotte glaciaire se retirait vers le nord, elle obstruait encore l'exutoire de la vallée du Saint-Laurent, de sorte que le niveau de la surface du lac est monté. Cette étape est connue sous le nom de lac Iroquois. Le lac a été drainé à travers l'actuelle Syracuse (New York) puis par la vallée de la rivière Mohawk et du fleuve Hudson jusqu'à l'Atlantique[P 2],[EN 6]. Le littoral de l'époque peut être reconnu par les paléoplages situées 10 à 25 milles (16 à 40 km) du littoral actuel[EN 12],[EN 13].
Lors du retrait définitif des glaces de la vallée du Saint-Laurent, l'exutoire se situait sous le niveau de la mer. Durant une courte période, le lac devint ainsi une extension de l'océan Atlantique, intégrée à la mer de Champlain[EN 14]. La croûte terrestre s'est ensuite progressivement soulevée à la suite du rebond isostatique, libérée du poids d'une calotte glaciaire qui atteignait environ 6 500 pieds (1 981,2 m) d'épaisseur[EN 15],[EN 16]. Ce soulèvement se poursuit actuellement à un rythme d'environ 12 pouces (30 cm) par siècle dans la région du Saint-Laurent. Cette zone ayant été la dernière libérée par les glaces, elle connaît aujourd'hui le rebond le plus rapide. Ce phénomène entraîne un basculement progressif de la cuvette lacustre vers le sud, provoquant l'immersion de la rive méridionale et transformant les vallées fluviales en baies. Si l'érosion littorale affecte l'ensemble des berges, ce basculement en accentue les effets sur la rive sud, entraînant des pertes foncières pour les propriétaires riverains[P 7].
Climat
[modifier | modifier le code]Le lac possède un phénomène naturel de seiche dont le cycle dure onze minutes. L'effet seiche n'est normalement que d'environ 3/4 pouces (2 cm), mais il peut être considérablement accentué par l'activité sismique, les vents et les variations de la pression atmosphérique[EN 17]. En raison de sa grande profondeur, le lac dans son ensemble ne gèle pas intégralement en hiver[EN 18]. Néanmoins, une couche de glace couvrant entre 10 % et 90 % de la surface du lac se développe généralement, en fonction de la rigueur de l'hiver. Les couches de glace se forment habituellement le long des côtes et dans les baies aux eaux calmes, où la profondeur du lac est moindre. Durant les hivers de 1877 et 1878, la couverture glaciaire a atteint 95 % à 100 % du bassin lacustre. Pendant la guerre anglo-américaine de 1812, la plateforme de glace était suffisamment stable pour que le commandant de la marine américaine stationné à Sackets Harbor redoute une offensive britannique menée depuis Kingston sur la glace. Le lac gelé permet aux habitants de pratiquer le patinage, bien que cela soit à la fois interdit et dangereux[P 8]. Le lac a été complètement gelé à cinq reprises documentées : en 1830[EN 19],[note 4], 1874, 1893, 1912 et 1934[P 9] :
« For several years past we have not been visited with so much snow as has fallen here within the last fortnight. The storm of Wednesday and yesterday could only be equalled by such visitations as are familiar to our Lower Canada friends. The thermometer has ranged from 10° below, to 20° above 0, for the last ten days. The Lake is firmly frozen, and a cheap and safe style of travelling has revived the intercourse with our brethren of the independent portion of the world. »
« Depuis plusieurs années, nous n'avions pas connu d'aussi importantes chutes de neige qu'au cours des quinze derniers jours. La tempête de mercredi et d'hier n'a d'égale que celles que connaissent bien nos amis du Bas-Canada. Le thermomètre a oscillé entre -10 °C et +20 °C ces dix derniers jours. Le lac est complètement gelé, et des déplacements à la fois économiques et sûrs ont permis de renouer les liens avec nos frères du reste du monde. »
.

Lorsque les vents froids hivernaux balaient les eaux plus chaudes du lac, ils se chargent d'humidité avant de la relâcher sous forme de neige d'effet de lac. Les vents dominants hivernaux soufflant du nord-ouest, les rives méridionale et sud-orientale du bassin sont communément désignées sous le terme de ceinture de neige (ou Snow Belt)[P 2]. Lors de certains hivers, la région située entre Oswego et Pulaski peut ainsi enregistrer des accumulations de neige atteignant, voire dépassant, 20 pieds (610 cm)[EN 20].
Le plateau de Tug Hill (en), un relief situé à environ 32 kilomètres (20 mi) à l'est du lac Ontario, est également fortement soumis à ce phénomène météorologique[EN 21],[EN 22]. Surnommé simplement la « Colline » (the Hill), ce secteur reçoit généralement des précipitations nivales plus abondantes que n'importe quelle autre région de l'est des États-Unis. Par conséquent, Tug Hill constitue une destination prisée des amateurs de sports d'hiver, notamment pour la pratique de la motoneige et du ski de fond[EN 23].
Ces précipitations d'effet de lac pénètrent fréquemment à l'intérieur des terres jusqu'à Syracuse ; cette agglomération enregistre d'ailleurs souvent le cumul d'enneigement hivernal le plus élevé parmi toutes les grandes villes américaines[P 2]. À l'échelle mondiale, d'autres métropoles reçoivent des volumes de neige annuels supérieurs, à l'instar de la ville de Québec, avec une moyenne de 340 cm (11 pi), ou de Sapporo, au Japon. Avec ses 480 cm (16 pi) de précipitations annuelles, cette dernière est fréquemment considérée comme la ville la plus enneigée au monde[EN 24].

Le brouillard (surtout en automne), dû aux contrastes thermiques, peut gêner la navigation de plaisance. Au printemps, les brises lacustres tendent à retarder la floraison des arbres fruitiers jusqu'à ce que tout risque de gel soit écarté, et en automne, elles retardent l'arrivée des premières gelées, particulièrement sur la rive sud[EN 25]. Les vents frais venant des côtes ralentissent également la floraison précoce des plantes et des fleurs jusqu'à la fin du printemps, les protégeant ainsi des dégâts causés par le gel[P 2].
Ces effets microclimatiques ont permis la production de fruits fragiles sous un climat continental, la rive sud-ouest abritant une importante zone de culture fruitière. Pommes, cerises, poires, prunes et pêches sont cultivées dans de nombreux vergers commerciaux autour de Rochester[P 2]. Entre Stoney Creek et Niagara-on-the-Lake, sur la péninsule du Niagara, se trouve une importante région fruitière et viticole[EN 26]. Cette région viticole s'étend au-delà de la frontière internationale, dans les comtés de Niagara et d'Orleans, dans l'État de New York[EN 27]. Sur la rive nord du lac, on cultive des variétés de pommes tolérantes à un climat plus extrême, aux alentours de Cobourg.
Le lac sert à alimenter le réseau de pompes à chaleur de la métropole de Toronto, notamment l'été, pour assurer la climatisation de ses immeubles de bureaux et celle des habitants[P 10]. Le Deep Lake Water Cooling System est un projet de refroidissement de source d'eau profonde et a été mis en service en [P 11].
Changements climatiques
[modifier | modifier le code]Le lac Ontario est significativement affecté par le réchauffement climatique. Selon des données compilées par l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA) et rapportées par Environnement et Changement climatique Canada, la couverture de glace sur le lac Ontario a connu l'une des réductions les plus importantes parmi les Grands Lacs : entre 1973 et 2017, la couverture glaciaire moyenne a diminué d'environ 70 %, ce qui représente 46 jours de gel de moins sur cette période[P 12].
En , la couverture de glace de l'ensemble des cinq Grands Lacs n'atteignait que 1,17 % de leur surface, contre une moyenne d'environ 15 % habituelle à cette période de l'année. Au , le lac Ontario affichait une couverture de glace proche de zéro, un phénomène attribué à la chaleur résiduelle emmagasinée au cours de l'été précédent, amplifiée par le phénomène El Niño. Ce phénomène entraîne un risque accru d'érosion[P 13].
Par ailleurs, le lac Ontario a atteint en ses niveaux mensuels moyens les plus élevés en plus de 100 ans[FR 5].
La réduction de la couverture de glace entraîne également une augmentation de l'érosion des rives lors des tempêtes hivernales, puisque la glace joue normalement un rôle de barrière protégeant le littoral des vagues et des vents[P 13].
En matière de ressources en eau, des épisodes de sécheresse inédits ont affecté le bassin du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent. En 2025, les niveaux d'eau du lac et des rivières tributaires ont atteint des niveaux exceptionnellement bas, témoignant d'un déficit de précipitations important touchant le sud du Québec et de l'Ontario[P 14].
Le lac Érié influence l'intensité et la structure des tempêtes de neige d'effet de lac sur le lac Ontario en modifiant l'air et en augmentant les chutes de neige. Cette influence entraîne une couche limite atmosphérique plus profonde, des nuages plus épais et une plus grande turbulence au-dessus du lac Ontario[EN 28].
Écosystème et environnment
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Le bassin versant des Grands Lacs constitue une région d'une grande biodiversité. Le lac Ontario y revêt une importance particulière en raison de la richesse de son avifaune (comme le plongeon huard ou le canard colvert[FR 6]) de son ichtyofaune, de ses reptiles, de ses amphibiens et de sa flore. Un grand nombre de ces espèces remarquables sont inféodées aux milieux littoraux, et plus spécifiquement aux dunes, aux lagunes et aux zones humides[EN 29],[B 6],[EN 30].
L'importance des zones humides pour le lac est bien reconnue, et plusieurs d'entre elles bénéficient d'un statut de protection[FR 7]. Cependant, ces zones humides se transforment, en partie parce que les fluctuations naturelles des niveaux d'eau ont été réduites. De nombreuses plantes de ces milieux dépendent en effet d'un bas niveau de l'eau pour se reproduire[B 6],[P 2].
Lorsque les niveaux d'eau sont stabilisés, la superficie et la diversité du marais diminuent. C'est particulièrement vrai pour les prairies humides ; par exemple, dans la baie d'Eel près d'Alexandria Bay, la régulation des niveaux du lac a entraîné d'importantes pertes de prairies humides[P 2],[EN 6]. Souvent, cela s'accompagne de l'invasion des quenouilles (ou massettes), qui chassent de nombreuses espèces de plantes indigènes et réduisent la diversité végétale[FR 8]. L'eutrophisation peut accélérer ce processus en fournissant de l'azote et du phosphore, ce qui favorise la croissance rapide des plantes dominantes[B 6]. Des effets similaires se produisent sur la rive nord, dans des zones humides comme le parc de Presqu'ile. On y trouve des zones humides situées entre les dunes appelées « pannes », qui présentent une grande diversité végétale et de nombreuses espèces de plantes inhabituelles[EN 31].
La plupart des forêts autour du lac sont des forêts de feuillus dominées par des arbres tels que l'érable, le chêne, le hêtre, le frêne et le tilleul. Celles-ci sont classées dans l'écozone des plaines à forêts mixtes par Environnement Canada, dans les basses-terres de l'est des Grands Lacs et de l'Hudson par l'Agence de protection de l'environnement des États-Unis, ou encore dans l'écorégion des Grands Lacs par l'organisation The Nature Conservancy[EN 32].
La déforestation à proximité du lac a eu de nombreux impacts négatifs, incluant la perte d'oiseaux forestiers, l'extinction du saumon indigène et l'augmentation des quantités de sédiments se déversant dans le lac. Dans certaines régions, plus de 90 % du couvert forestier a été supprimé pour faire place à l'agriculture. Certaines espèces d'arbres, comme la pruche, ont également été particulièrement décimées par les activités d'exploitation forestière passées[B 7]. Les directives de restauration soulignent l'importance de maintenir et de restaurer le couvert forestier, en particulier le long des cours d'eau et des zones humides.
Poissons du lac
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Les Grands Lacs abritent 139 espèces natives ainsi qu'au moins 34 espèces non-natives notamment introduites par l'homme ou arrivées par les canaux de navigation[EN 33].

L'une des espèces invasives qui prolifèrent le plus dans le lac est la lamproie marine. Contrairement à son comportement dans son habitat naturel, l'océan Atlantique, elle est un grand prédateur s'attaquant aux poissons natifs. La lamproie marine, observée pour la première fois dans le lac en 1835[FR 9], était d'abord restée en dehors des quatre autres Grands Lacs, car ces derniers étaient protégés par les chutes du Niagara mais, en raison de la construction du canal Welland, les lamproies ont pu remonter et sont maintenant présentes dans les cinq Grands Lacs[EN 34].
Dans les années 1950, la lamproie marine avait détruit une grande partie de l'écosystème aquatique du lac. Les gouvernements du Canada et des États-Unis décidèrent alors de lancer des programmes de lutte et d'éradication contre la lamproie marine.
Le lac Ontario compte également d'importants nombres de truite arc-en-ciel, de saumon quinnat (ou Chinook), de saumon coho, de saumon atlantique, d'anguille d'Amérique et de truite brune notamment[EN 35].
Le lac Ontario est celui des Grands Lacs qui a connu la perte la plus importante d'espèces marines avec 14 espèces de poissons disparues d'après un recensement en l'an [B 8].
Pollution de l'eau
[modifier | modifier le code]Le lac Ontario étant le lac le plus en aval des Grands Lacs, la pollution provenant de tous les autres lacs s'y déverse[B 9]. Dans une étude écologique de 2015, il a été classé comme le plus affecté par le stress environnemental parmi les cinq Grands Lacs[EN 36].
Parmi les pressions exercées sur le lac figurent le ruissellement lié à l'épandage excessif d'engrais agricoles, les débordements des réseaux d'égouts municipaux obsolètes, les produits chimiques toxiques issus des industries situées le long des cours d'eau qui s'y jettent, ainsi que les eaux de ruissellement urbain de grandes métropoles telles que Toronto, Rochester et Hamilton[EN 37].
Le récif Randle, à l'extrémité ouest du lac Ontario, a été identifié comme l'une des zones les plus contaminées du lac, au même titre que d'autres zones préoccupantes des Grands Lacs[FR 10]. Un projet de dépollution de 150 millions de dollars a toutefois été lancé en 2016 et devrait être achevé d'ici 2025[P 15].
Durant les années 1960 et 1970, l'augmentation de la pollution a provoqué de nombreuses proliférations d'algues en été[B 10]. Ces proliférations ont tué un grand nombre de poissons et ont laissé des amas d'algues filamenteuses en décomposition et de poissons morts le long des rivages[B 11].
Histoire humaine
[modifier | modifier le code]Pré-colonisation européenne
[modifier | modifier le code]Les premières traces archéologiques de présence humaine dans la région du lac Ontario remontent à environ 11 000 ans avant le présent. Ces peuples étaient des chasseurs-cueilleurs nomades qui adaptaient leurs déplacements et leur installation aux migrations saisonnières du caribou, mais qui exploitaient également les ressources animales et végétales plus petites[B 12]. Ces premiers habitants vivaient probablement sur les rives du lac, mais ces anciennes rives sont aujourd'hui soit très éloignées du niveau actuel du lac (témoignant d'un niveau d'eau plus élevé à l'époque), soit submergées (témoignant de périodes avec un niveau d'eau plus bas). Le lac Ontario a atteint son niveau actuel il y a environ 4 000 ans[B 13],[B 14]. Le lac constituait une frontière entre le peuple huron et la Confédération iroquoise à l'époque précolombienne. Au XVIIe siècle, les Iroquois ont perpétré un génocide contre les Hurons dans le sud de l'Ontario et se sont installés sur les rives nord du lac Ontario[EN 38]. Lorsque les Iroquois se sont retirés et que les Anichinabés ont migré du nord vers le sud de l'Ontario, ils ont conservé le nom Iroquois[B 15].
Colonisation européenne
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Il est admis que le premier Européen à atteindre le lac fut le français Étienne Brûlé en 1615 au XVIIe siècle[FR 11]. La colonisation européenne du lac Ontario fut lente et inégale en raison de la puissance et de l'organisation des nations Haudenosaunee, Wendat et Ojibwe. De 1688 à 1694, les Haudenosaunee ont largement exclu les Français du lac Ontario[B 16].
Les explorateurs français ont donné d'autres noms au lac. En 1632 et 1656, Samuel de Champlain et le cartographe Nicolas Sanson le désignèrent respectivement sous le nom de Lac de Saint-Louis ou Lac Saint-Louis[EN 39]. En 1660, l'historien jésuite Francis Creuxius lui attribue le nom de Lacus Ontarius. Sur une carte figurant dans la Relation des Jésuites (1662-1663), le lac porte la légende « lac Ontario ou des Iroquois », avec le nom « Ondiara » en caractères plus petits. Une carte française de 1712 (actuellement conservée au Musée canadien de l'histoire[FR 12]), réalisée par l'ingénieur militaire Jean-Baptiste de Couagne, identifie le lac Ontario comme le « Lac Frontenac », du nom de Louis de Buade, comte de Frontenac et de Palluau qui fut soldat français, courtisan et gouverneur général de la Nouvelle-France de 1672 à 1682 et de 1689 jusqu'à sa mort en 1698.
Au XVIIe siècle, des témoignages font état de l'apparition dans le lac d'une créature nommée Gaasyendietha, semblable au monstre du Loch Ness. Cette créature est décrite comme grande, avec un long cou, de couleur verte, et provoquant généralement un déferlement à la surface de l'eau[P 16],[P 17].
Plusieurs postes de traite furent établis par les Britanniques et les Français, tels que Fort Frontenac en 1673, Fort Oswego en 1722 et Fort Rouillé en 1750. Étant le lac le plus à l'est et le plus proche de de la côte atlantique du Canada et des États-Unis, ses foyers de peuplement comptent parmi les plus anciens du bassin des Grands Lacs. Par exemple, Kingston, en Ontario, ancienne capitale du Canada, datant de l'établissement de Fort Frontenac en 1673[EN 40].
Conflits du XVIIIe et XIXe siècles
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Après la guerre de Sept Ans (ou guerre de la Conquête), tous les forts bordant le lac étaient sous contrôle britannique. Pendant la guerre d'Indépendance américaine, les Britanniques contrôlaient le lac Ontario depuis leurs bases de l'île Carleton, de Navy Hall et d'Oswego, ce qui leur permettait d'empêcher en grande partie les Américains d'accéder au lac[B 17]. Les États-Unis prirent possession des forts situés du côté américain du lac lors de la signature du Traité de Londres (1795) en 1794. L'établissement permanent de colons européens non militaires commença pendant la Révolution américaine avec l'arrivée massive de colons loyalistes.
Après la Révolution américaine, le commerce maritime reprit lentement sur le lac Ontario. Un seul navire marchand privé, le Good Intent, sillonnait le lac en 1788. Plusieurs autres navires furent lancés avant 1800, principalement par des marchands canadiens[B 18]. Le commerce continua de se développer jusqu'à l'embargo américain de 1807. Durant cette période, la contrebande fut importante sur le lac Ontario[P 18].
Pendant la guerre anglo-américaine de 1812, la Royal Navy et l'US Navy ont exploité d'importants chantiers navals à Kingston (Ontario) et à Sackets Harbor (État de New York) respectivement, et se sont affrontées lors de plusieurs batailles pour le contrôle du lac Ontario. Les Grands Lacs, y compris le lac Ontario, ont été en grande partie démilitarisés après la ratification du traité Rush-Bagot en 1818. Par conséquent, la plupart des navires de guerre ont été vendus ou abandonnés[B 19],[B 20].
Après la guerre anglo-américaine de 1812
[modifier | modifier le code]Le lac est devenu un centre d'activité commerciale après la guerre de 1812, avec la construction de canaux de part et d'autre de la frontière et un important commerce par voiliers et bateaux à vapeur[FR 1].
Le commerce maritime sur le lac Ontario était initialement important, mais il a décliné par rapport aux autres Grands Lacs après le milieu du XIXe siècle, à mesure que les centres de l'agriculture, de l'exploitation forestière et minière coloniales se déplaçaient plus à l'ouest[B 21]. Après l'ouverture du canal Érié, une grande partie du transport de personnes et de marchandises entre la côte Est et les Grands Lacs s'est mis à contourner le lac Ontario. Oswego est resté un port important sur le lac Ontario pendant cette période, car le canal d'Oswego permettait aux armateurs de rejoindre le canal Érié tout en évitant les goulots d'étranglement à Buffalo, dans l'État de New York[B 22]. Kingston, Clayton et Oswego étaient d'importants centres de construction navale en bois sur le lac Ontario au XIXe siècle[P 19],[B 23]. Le pétrole et le charbon étaient des marchandises importantes expédiées sur le lac Ontario jusqu'au début du XXe siècle[B 24]. À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, un type de chaland connu sous le nom de « stone hooker » était en service sur la rive nord-ouest, notamment autour de Port Credit et de Bronte. Le « stonehooking » (ramassage de pierres) était une pratique consistant à ratisser des fragments plats de schiste de Dundas sur des fonds peu profonds du lac dans la région. Ces fragments étaient ensuite utilisés dans le domaine de la construction, notamment dans la ville en pleine croissance de Toronto.

Le Frontenac a été le tout premier bateau à vapeur à naviguer sur le lac Ontario et les Grands Lacs. Ce navire a été lancé en septembre 1816 depuis Finkle's Point (aujourd'hui Bath), près de Kingston en Ontario. Le Frontenac a été construit par deux constructeurs navals qui avaient travaillé pour les Américains pendant la guerre de 1812, et il était commandé par un ancien maître de navigation de la Royal Navy[B 18],[P 20]. Son exploitation fut rapidement interrompue par son manque de rentabilité. Les Américains, à Sackets Harbor, lancèrent un autre bateau à vapeur, plus petit, l'Ontario, en [P 20],[EN 6].
Avec l'importance croissante du transport de marchandises en vrac dans le commerce des Grands Lacs et l'augmentation du nombre de ports aménagés, le nombre de navires à hélice a également progressé[EN 6],[B 6]. Vers 1857, le nombre de navires à hélice dépassait celui des bateaux à roues à aubes[P 21]. Lancé à Oswego en 1841, le Vandalia fut le premier navire à hélice des Grands Lacs et le deuxième des États-Unis. Son hélice a été conçue par John Ericsson[EN 6],[B 6]. L'activité des bateaux à vapeur connut son apogée au milieu du XIXe siècle, avant la concurrence du chemin de fer[B 25],[B 26].
La construction de coques en fer s'est développée sur le lac Ontario au milieu du XIXe siècle, mais ne s'est généralisée qu'au début du XXe siècle. Le premier navire à coque en fer sur les Grands Lacs, la canonnière britannique à roues à aubes HMS Mohawk, a été lancé à Kingston en 1843. Le Passport et le Magnet, tous deux construits pour la Royal Mail Line, ont été lancés respectivement à Kingston en 1846 et à Niagara en 1847[EN 41],[EN 42].
Au XXIe siècle
[modifier | modifier le code]Le , s'est déroulé une fusillade mortelle dans la ville de Webster à proximité du lac. Un homme de 62 ans, William Spengler, mit le feu à sa maison puis tira sur les pompiers venus éteindre l'incendie. Il en tua 2 et en blessa 2 autres ainsi qu'un policier. Il finit par se suicider[P 22],[P 23].
Traversée du lac à la nage
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En 2012, près de 50 personnes avaient réussi à traverser le lac à la nage[P 24]. La première personne à avoir accompli cet exploit fut la nageuse de fond canadienne Marilyn Bell, qui l'a réalisé en 1954 à l'âge de 16 ans. Le parc Marilyn Bell de Toronto a été nommé en son honneur. Le parc a ouvert ses portes en 1984 et se trouve à l'est de l'endroit où Bell a terminé sa traversée[2]. En 1974, Diana Nyad est devenue la première personne à traverser le lac à la nage à contre-courant (du nord au sud)[P 25]. Le , Natalie Lambert, âgée de 14 ans et originaire de Kingston (Ontario), a effectué la traversée, quittant Sackets Harbor (État de New York) pour atteindre le bassin de la Confédération à Kingston moins de 24 heures après être entrée dans l'eau[P 26]. Le , Annaleise Carr, âgée de 14 ans, est devenue la plus jeune personne à traverser le lac à la nage. Elle a terminé la traversée de 32 milles (51 km) entre Niagara-on-the-Lake et le parc Marilyn Bell en un peu moins de 27 heures[P 27].
Implantations humaines
[modifier | modifier le code]Rive canadienne
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Une vaste conurbation, grand regroupement de villes, appelée le Fer à cheval doré (Golden Horseshoe) occupe les rives les plus à l'ouest du lac, articulée autour des villes de Toronto et de Hamilton. En 2011, 26 % de la population canadienne vivait dans cette région[FR 13]. Les ports du côté canadien comprennent St. Catharines, Oshawa, Cobourg et Kingston, près de l'exutoire du fleuve Saint-Laurent. Près de 9 millions de personnes, soit plus d'un quart de la population canadienne, vivent dans le bassin versant du lac Ontario[P 28].
- Municipalité régionale de Niagara
- Hamilton (municipalité à palier unique)
- Municipalité régionale de Halton
- Municipalité régionale de Peel
- Toronto (municipalité à palier unique[note 5])
- Municipalité régionale de Durham
- Comté de Northumberland
- Comté de Prince Edward (municipalité à palier unique)
- comté de Lennox et Addington
- Kingston
- Comtés unis de Leeds et Grenville
| Implantations humaines canadiennes autour du lac Ontario | ||||||||||||||
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Rive américaine
[modifier | modifier le code]La rive américaine est en grande partie rurale, à l'exception de Rochester et des ports beaucoup plus petits d'Oswego et de Sackets Harbor. La ville de Syracuse est située à 40 mi (64 km) à l'intérieur des terres et est reliée au lac par le réseau de canaux de l'État de New York. Plus de 2 millions de personnes vivent dans le bassin versant américain du lac Ontario[EN 43].
| Implantations humaines américaines autour du lac Ontario | ||||||||||
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Îles
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Le lac Ontario compte de très nombreuses îles[FR 14], dont la plus grande est l'île Wolfe[FR 15].
La majorité des îles du lac sont situés au nord-est de ce dernier et constitue l'archipel des Mille-Îles, réparties sur environ 80 km entre le promontoire du comté de Prince Edward et l'émissaire du lac à Kingston, reposant sur le socle rocheux présent dans toute la région[FR 16]. On compte en réalité 1 865 îles dans l'archipel[FR 17]. On peut y faire des tours de bateau à vapeur[FR 17].
On trouve également plusieurs îles dans la partie nord-ouest du lac.
Navigation et transports
[modifier | modifier le code]La voie navigable des Grands Lacs relie les rives du lac à l'océan Atlantique par la voie maritime du Saint-Laurent et, en amont, aux autres rivières de la chaîne par le canal Welland et au lac Érié[B 1]. La voie navigable Trent-Severn, réservée aux bateaux de plaisance, relie le lac Ontario à la baie de Quinte et à la baie Georgienne (lac Huron) en passant par le lac Simcoe. Le canal d'Oswego relie le lac d'Oswego au réseau de canaux de l'État de New York, avec des débouchés sur le fleuve Hudson, le lac Érié et le lac Champlain. Le canal Rideau, également réservé aux bateaux de plaisance, relie le lac Ontario à Kingston à la rivière des Outaouais, au centre-ville d'Ottawa, en Ontario.
Plusieurs phares jalonnent le lac pour faciliter la navigation tels que le phare de Fort Niagara ou celui de Presqu'ile[EN 46]. Il existe également un sentier terrestre qui longe plus ou moins le rivage du lac : le circuit des Grands Lacs (en) et le sentier maritime (en). Le réseau routier panoramique balisé relie tous les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent[EN 47]. Le sentier maritime étant balisé uniquement du côté américain, le lac Ontario est le seul des cinq Grands Lacs à ne pas disposer d'un circuit binational balisé.
La ville de Toronto a également lancé en un projet de navette fluviale sur le lac Ontario censée relier ses différents quartiers. Ce projet devrait voir le jour à l'été 2026 dans une phase d'évaluation[P 29].
- Phare appartenant au National Marine Sanctuary dans l'État de New York.
- Phare du lac dans la ville d'Oakville, Ontario.
- Phare de Pier Light dans la ville d'Oakville, Ontario.
Dans la culture
[modifier | modifier le code]Patrimoine classé
[modifier | modifier le code]Le Sanctuaire marin national du Lac Ontario (en) couvre 1 722 milles carrés (4 460 km2) dans les eaux américaines du sud-est du lac Ontario. Créé le , le sanctuaire marin national protège des épaves historiques et une zone d'une grande importance culturelle, historique et spirituelle pour les peuples autochtones de la Confédération Haudenosaunee. Le Bureau des sanctuaires marins nationaux de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA) et le gouvernement de l'État de New York gèrent conjointement le sanctuaire[EN 48],[EN 49].
Des parties du lac Ontario sont également incluses dans deux parcs nationaux canadiens, gérés par Parcs Canada : le parc national des Mille-Îles et le parc urbain national de la Rouge[FR 18].
Dans les arts
[modifier | modifier le code]Littérature
[modifier | modifier le code]Le lac Ontario est représenté dans la littérature comme le cadre de plusieurs romans.
Par exemple, The Pathfinder, or the Inland Sea (en)[note 6] de James Fenimore Cooper place son intrigue autour du lac Ontario[EN 50]. Ce roman fut par la suite adapté en téléfilm sous le nom Le lac Ontario en .
De même, l'auteur jeunesse Daniel Pinkwater (en) raconte l'histoire d'un monstre du lac Ontario dans son roman Yobgorgle: Mystery Monster of Lake Ontario (en) publié en [EN 51].
L’autrice canadienne Jane Urquhart ancre une partie de son roman A Map of Glass sur les rives du lac Ontario, tout comme Kathy Garthwaite dans son roman policier Murder at Lake Ontario[EN 52],[EN 53].
Bande dessinée et mangas
[modifier | modifier le code]Le lac Ontario est également un décor de bandes dessinées, notamment dans le manga Astro Boy ou dans les comics Alpha Flight et le Prince des mers[EN 54].
Musique
[modifier | modifier le code]Le chanteur québécois Jean Leloup évoque le lac Ontario dans sa chanson Balade à Toronto sortie en , où il mentionne notamment la « plage du lac Ontario »[FR 19].
Impact économique
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Le lac Ontario abrite de nombreux ports commerciaux comme celui de Toronto ou d'Hamilton. Le port d'Hamilton abrite d'importantes installations de production d'acier. Le gouvernement de l'Ontario, qui détient les droits sur le lit du lac dans la partie canadienne en vertu de la Loi sur le lit des eaux navigables[EN 55], n'autorise pas la production d'énergie éolienne en mer[EN 56].
Les Grands Lacs ont jadis été le lieu d'une pêche industrielle, avec des prises record en 1899 ; la surpêche a par la suite ruiné cette industrie. Au XXIe siècle, les activités commerciales cohabitent avec des activités de pêche récréative[B 27].
Notes, références et bibliographie
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ En comparaison, la durée de rétention du lac Érié s'étend sur 2,6 années, période au moins deux fois plus courte que celle du lac Ontario (6 ans) et très en deçà des 22 ans du lac Huron, des 99 ans du lac Michigan et des 191 ans du lac Supérieur, permettant au lac Érié de renouveler relativement plus rapidement son volume d'eau. Ceci lui confère un net avantage dans sa lutte contre les contaminants.
- ↑ « Plans des forts faicts par le régiment Carignan Salières sur la rivière de Richelieu dicte autrement des Iroquois en la Nouvelle France ».
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Rapports francophones
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- ECC et EPA (Environnement et Changement climatique Canada et Environmental Protection Agency), État des Grands Lacs 2022 : Rapport technique, (1re éd. 2019), 1076 p., PDF (ISSN 2292-1230, lire en ligne), p. 107.

Rapports et thèses anglophones
[modifier | modifier le code]- (en) T.W. Anderson et C.F.M. Lewis, Quaternary Evolution of the Great Lakes, St. Johns, NL, Geological Association of Canada, , « Postglacial Water-Level History of the Lake Ontario Basin ».

- (en) W. J. Christie, A review of the changes in the fish species composition of Lake Ontario, Ann Arbor, Michigan, Commission des pêcheries des Grands Lacs, coll. « Technical report / Great Lakes Fishery Commission » (no 23), , 65 p., PDF (lire en ligne).

- (en) E.A. Cruikshank, Ontario Historical Society's Papers and Records XXIII, Toronto, ON, Ontario Historical Society, , « Notes on the History of Shipbuilding and Navigation on Lake Ontario up to the Time of the Launching of the Steamship Frontenac, at Ernesttown, Ontario, 7th September, 1816 », p. 6–7.

- (en) Frank N. Egerton, History of Ecological Sciences, Part 60: American Great Lakes before 2000, (DOI 10.1002/bes2.1372).

- (en) Paul Anthony Keddy, A Pragmatic Approach to Functional Ecology [« Une approche pragmatique de l'écologie fonctionnelle »], vol. 6, British Ecological Society, (DOI 10.2307/2389954, JSTOR 2389954), p. 621-626.

- (en) Kimberly Monk, A Great Lakes Vessel Type: Archaeological and Historical Examination of the Welland Sailing Canal Ship, Sligo, Toronto, Ontario, Greenville, NC, East Carolina University, , p. 15, 77.

Ouvrages anglophones
[modifier | modifier le code]- (en) James Barry, Ships of the Great Lakes, Holt, MI, Thunder Bay Press, , 143 p. (ISBN 978-1-8823-7627-8), p. 107, 116.

- (en) Jack Brown, Simon Johnston and the Ships of Clayton, Mallorytown, ON, River Heritage Books, , 69 p. (ISBN 978-0-9693-4540-4).

- (en) Kevin J. Crisman (dir.), Walter Rybka, Kenneth Cassavoy, Christopher R. Sabick, Lee Anne Gordon, Sara Hoskins et Erich Heinold, Coffins of the Brave, Lake Shipwrecks of the War of 1812, College Station, TX, Texas A&M University Press, , 440 p. (ISBN 978-1-6234-9032-4).

- (en) Jessi Halligan, The Archaeology of Maritime Landscapes, New York, NY, Springer, coll. « When the Land Meets the Sea », (ISBN 978-1-4419-8209-4 et 978-1-4419-8210-0, DOI 10.1007/978-1-4419-8210-0), « Lake Ontario Paleoshorelines and Submerged Prehistoric Site Potential in the Great Lakes ».

- (en) Paul Anthony Keddy, Wetland Ecology [« Ecologie des terres humides »], Cambridge University Press, (réimpr. 2023) (ISBN 978-0-5117-7817-9).

- (en) Robert Malcomson, Lords of the Lake, the Naval War on Lake Ontario, 1812-1814, Annapolis, MD, Naval Institute Press, , 411 p. (ISBN 1-5575-0532-2).

- (en) D.W. Meinig, Geography of New York State, Syracuse, NY, Syracuse University Press, , « Geography of Expansion, 1785–1855 », p. 140–171.

- (en) E.B. O'Callaghan, Documents Relative to the Colonial History of the State of New-York, vol. IX, Albany, NY, Weed, Parsons and Company, (ISBN 978-0-6655-3986-2, disponible sur Internet Archive
), p. 16, 76. 
- (en) Arthur Pound, Lake Ontario, New York, NY, Bobbs-Merrill Company, (ISBN 978-0-8719-8087-8).

- (en) Arthur Britton Smith, Legend of the Lake: The 22-Gun Brig Sloop Ontario, Kingston, ON, Quarry Press, , 176 p. (ISBN 978-1-5508-2186-4).

- (en) Donald B. Smith, Sacred Feather : The Reverend Peter Jones (Kahkewaquonaby) & the Mississauga Indians, University of Nebraska Press, (réimpr. 2013), 372 p. (ISBN 0-8032-4173-9, lire en ligne).

- (en) Peter L. Storck, Journey to the Ice Age: Discovering an Ancient World, Toronto, ON, Royal Ontario Museum, , 384 p. (ISBN 978-0-7748-1028-9).

- (en) Jack Vallentyne (en), The Algal Bowl, Volume 22 de Fisheries and Marine Service Ottawa, .

- (en) John W. Wright, The New York Times Almanac, Penguin Books, (ISBN 0-1430-3820-6, lire en ligne
), p. 64. 
Ouvrages francophones
[modifier | modifier le code]- Collectif, Augustin Côté, Relations des Jésuites, vol. 3 : Relations des Jésuites contenant ce qui s'est passé de plus remarquable dans les missions des pères de la Compagnie de Jésus dans la Nouvelle-France, Québec, (réimpr. 2013), 45 p. (lire en ligne
), chap. 3 (« Voyage du Père Joseph Chaumonot et du Père Claude Dablon, à Onontagué, païs des Iroquois Superieurs. »), p. 11. 
- Louis Armand de Lom d'Arce baron de La Hontan, Nouveaux voyages de Mr. le baron de Lahontan, dans l'Amerique septentrionale, La Haye, François L'Honoré, (réimpr. 2018), 343 p., monographie imprimée, 2 tomes (BNF 35284896, lire en ligne sur Gallica
), p. 111. 
- Daniel de Montplaisir, chap. 2 « Le décor canadien », dans Histoire du Canada : Biographie d'une nation, Perrin, (ISBN 978-2-2620-4872-3), p. 32.

Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à la géographie :
- Ressource relative à la bande dessinée :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- (en) « Lake Ontario NOAA nautical chart #14820 online »
- (en) « EPA's Great Lakes Atlas » (version du sur Internet Archive)
- (en) « Great Lakes Coast Watch »















