Marc Bloch
| Chargé de cours (en) Université de Montpellier | |
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| Professeur titulaire (en) Université de Paris | |
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| Maître de conférences Université de Paris | |
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| Professeur d'université (d) Université de Strasbourg (d) | |
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| Maître de conférences Université de Strasbourg (d) | |
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| Enseignant | |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture |
Panthéon (depuis le ) |
| Nom de naissance |
Marc Léopold Benjamin Bloch |
| Pseudonymes |
Marc Fougères, Narbonne |
| Nationalité | |
| Formation |
École normale supérieure (- Université de Leipzig (- Université de Strasbourg (d) (doctorat) () |
| Activités |
Professeur (- |
| Père | |
| Fratrie |
Louis Bloch (d) |
| Conjoint |
Simonne Vidal (de à ) |
| Enfant |
| A travaillé pour |
Université de Montpellier ( - Université de Strasbourg (d) (janvier - Université de Paris ( - Université de Strasbourg (- |
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| Chaire |
Chaire d'histoire économique (d) |
| Membre de | |
| Arme | |
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| Conflits | |
| Mouvement | |
| Maîtres | |
| Directeur de thèse | |
| Influencé par | |
| Lieu de détention |
Prison Montluc (à partir de ) |
| Distinctions |
Marc Bloch, né le à Lyon[1] et mort le à Saint-Didier-de-Formans (Ain), est un historien et un résistant français. Il entre au Panthéon le .
Spécialiste en histoire médiévale, il fonde avec Lucien Febvre les Annales. Histoire, Sciences sociales en 1929. Cette revue est à la base de l'École des Annales, un courant historiographique qui marque un renouvellement des études historiques par ses démarches transdisciplinaires et portées sur l'histoire globale, l'histoire économique, et la longue durée.
Ancien combattant de la Première Guerre mondiale et de la Seconde Guerre mondiale, il est décoré de la Légion d'honneur à titre militaire, de la croix de guerre 1914-1918 (avec quatre citations) et de la croix de guerre 1939-1945 (avec une citation). Il prend part à la bataille de France en 1940. Après la défaite, il est victime des lois antisémites du régime de Vichy, et perd son poste à la Sorbonne. Réfugié en zone libre, il exerce un temps à Clermont-Ferrand et Montpellier, dans des conditions précaires. Il rejoint la Résistance durant l'occupation de la France, passant à la clandestinité en 1943. Devenu un dirigeant régional important au sein des Mouvements unis de la Résistance (MUR), Marc Bloch est arrêté le lors d’une opération menée par la Gestapo de Lyon avec le concours du groupe de collaborateurs français dirigé par Francis André, militant d'extrême droite membre du Parti populaire français. Torturé durant plusieurs mois, Marc Bloch est finalement exécuté par la Gestapo le .
Marc Bloch écrit plusieurs ouvrages majeurs, d'abord dans le champ de l'histoire médiévale, avec Les Rois thaumaturges (1924), Les Caractères originaux de l'histoire rurale française (1931) et La Société féodale (1939-1940). Il livre également, dans L'Étrange Défaite (rédigé en 1940, publié en 1946), un témoignage sur la campagne de France et l'effondrement de 1940. Enfin, il rédige Apologie pour l'histoire ou Métier d'historien (écrit entre 1941 et 1943, publié inachevé à titre posthume en 1949), une réflexion théorique sur la méthode de la discipline historique.
Biographie
[modifier | modifier le code]Origines : une famille de juifs alsaciens ayant opté pour la France en 1871
[modifier | modifier le code]Marc Léopold Benjamin Bloch est issu d'une famille bourgeoise[2] de juifs alsaciens ayant choisi[3],[4] en 1871 de quitter les territoires annexés par l'Empire allemand afin de rester français.
Il est le fils de Sara Ebstein (1858-1941)[5], originaire de Frœningen, et de Gustave Bloch[6], originaire de Wintzenheim, normalien, historien de l'Antiquité grecque et romaine, mais aussi gauloise, auteur d'une Cité grecque[7], devenu professeur d'histoire ancienne à l'université de Lyon, puis à Paris, à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm (ENS) et à la Sorbonne.
Jeunesse
[modifier | modifier le code]Formation et débuts professionnels (jusqu'en 1914)
[modifier | modifier le code]Marc fait de brillantes études secondaires en classe préparatoire au lycée Louis-le-Grand et est admis à l'ENS en 1904[8].

Il est reçu à l'agrégation d'histoire et géographie en 1908[9].
En 1908-1909,il part en Allemagne, pays doté d'une importante école historique, où il suit des cours à l'université de Berlin puis de Leipzig.
De 1909 à 1912, il est pensionnaire de la fondation Thiers.
En 1912, il est nommé au lycée de Montpellier, puis au lycée d'Amiens en 1913[10]. En juillet 1914, il prononce le discours de distribution des prix devant les élèves et les professeurs du lycée.
Période de la Première Guerre mondiale (août 1914-mars 1919)
[modifier | modifier le code]Au mois d'août 1914, la France, alliée à la Russie et au Royaume-Uni, entre en guerre contre l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie.
Marc Bloch est mobilisé dans l'infanterie avec le grade de sergent. Se trouvant au Luxembourg le 23 août 1914, il participe à la longue retraite qui ramène l'armée française sur la Marne, où le 10 septembre a lieu le début de la contre-offensive française, la célèbre bataille de la Marne.
Par la suite, promu adjudant et chargé du commandement d'une section, il participe à la bataille de la Somme (1915). Après une période d'hospitalisation et de convalescence, il revient sur le front, devenant en 1916 officier de renseignement du 72e régiment d'infanterie en 1916. Il participe aux combats en Argonne[11], puis au Chemin des Dames en 1917.
Il termine le conflit dans la même fonction avec le grade de capitaine. Il est démobilisé seulement en mars 1919.
Durant ces quatre années de guerre, il fait l'objet de quatre citations et reçoit en 1919 la croix de guerre, puis la Légion d'honneur à titre militaire.
Mariage (1919) et descendance
[modifier | modifier le code]En 1919, il épouse Simonne Vidal (1894-1944), fille d'un polytechnicien, issue d'une famille enracinée depuis le XVIIIe siècle dans le comtat Venaissin et en Alsace.
Six enfants naissent de ce mariage, dont Étienne Bloch, qui en 1997 publiera la « biographie impossible » de son père[12], et Jean-Paul Bloch, admis à l'École normale supérieure en 1950[13], qui devient directeur des laboratoires scientifiques des Terres australes et antarctiques françaises[14].
Carrière universitaire
[modifier | modifier le code]Professeur à l'université de Strasbourg (1919-1936)
[modifier | modifier le code]Marc Bloch est nommé professeur à la faculté des lettres de l'université de Strasbourg, d'abord comme maître de conférences en 1919, puis professeur sans chaire en 1921, puis professeur d'histoire du Moyen Âge en 1927. Ses qualités professorales et sa rigueur méthodologique contribuent alors au prestige de l'Université française[15]. Il y rejoint des universitaires de premier plan comme Lucien Febvre et André Piganiol, avec qui il va nouer des liens fructueux.


Il soutient une thèse de doctorat (« allégée », grâce aux dispositions prises en faveur des anciens combattants) au propos déjà neuf, portant sur l'affranchissement des serfs en Île-de-France au Moyen Âge : Rois et serfs, un chapitre d'histoire capétienne (1920). Son directeur de thèse est Christian Pfister (1857-1933), un ami de son père, premier doyen de la faculté des lettres de l'université de Strasbourg, qui apparaît alors comme la vitrine de la science française face à l'Allemagne vaincue[2].
Deux ouvrages magistraux (1924 et 1931) et un double échec au Collège de France
[modifier | modifier le code]En 1924, Marc Bloch publie une œuvre magistrale, Les Rois thaumaturges. Il y expérimente avec audace une méthode comparative empruntée aux maîtres de la linguistique (il parle lui-même une dizaine de langues[16]).
En 1928, Marc Bloch présente sa candidature au Collège de France et propose d'enseigner une « histoire comparée des sociétés européennes ». Mais il n'est pas élu par les membres du Collège.
En 1931, son ouvrage le plus maîtrisé, Les Caractères originaux de l'histoire rurale française, innove une fois encore, car il exploite une interdisciplinarité peu courante à cette époque (utilisant des données de botanique, de démographie, , etc.) pour mieux comprendre l'évolution des structures agraires de l'Occident médiéval et moderne.
Il est de nouveau candidat malheureux au Collège de France en 1934-1935. « Ses échecs au Collège de France ne furent peut-être pas sans lien avec la montée de l'antisémitisme », écrit Stanley Hoffmann dans sa préface à L'Étrange Défaite[17].
L'aventure des Annales (à partir de 1929)
[modifier | modifier le code]Marc Bloch participe en 1929, avec le « groupe strasbourgeois » dont fait partie Lucien Febvre, à la fondation d'une revue, les Annales d'histoire économique et sociale dont le titre marque en lui-même une rupture avec « l’histoire historisante »[18], qui prédomine en France depuis l'époque de l'école méthodique.
Bloch y publie d'importants articles, ainsi que de brillantes notes de lecture, dont l'impact méthodologique s'est fait encore sentir après sa mort, et jusqu'à aujourd'hui[19].
Face à la montée des périls (années 1930)
[modifier | modifier le code]En 1934, inquiet devant l'évolution de la situation en Allemagne, gouvernée depuis janvier 1933 par le régime nazi violemment antisémite de Hitler, mais aussi en France (journée du 6 février 1934), il signe le manifeste inaugural du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes[20].
¨Professeur à Paris (1936-1939)
[modifier | modifier le code]En 1936, il succède à Henri Hauser à la Sorbonne en tant que maître de conférences en histoire économique, puis en tant que professeur doté d'une chaire d'histoire économique[21] en 1937[10].
Un historien dans la guerre et sous l'occupation
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La drôle de guerre et l'effondrement de l'armée française (septembre 1939-juin 1940)
[modifier | modifier le code]Malgré son âge (53 ans), une polyarthrite invalidante et une famille nombreuse, il demande à combattre. Il se déclare « le plus vieux capitaine de l’armée française », grade auquel il est resté depuis 1918, n'ayant pas souhaité se porter candidat au concours d'admission de l’École de guerre.
Rappelé dès la prémobilisation d'août 1939, avant même la déclaration de la guerre (3 septembre), il est affecté au groupe de subdivisions de Strasbourg, puis, en octobre, au 4e bureau d'état-major (transport) de la Première Armée où il est nommé responsable du ravitaillement en carburant de toutes les unités, en liaison avec le Parc des essences de l'armée (PEA). Vers le mois de mai, vu l'inaction qui règne dans cette période de la drôle de guerre, il envisage de reprendre son poste à la Sorbonne. Mais tout change le 10 mai, lorsque l'armée allemande attaque en Belgique (pour attirer l'armée française vers le Nord), puis réussit à percer le front français sur la Meuse à Sedan : c'est le début du désastre de la campagne de France (10 mai-22 juin 1940),
Marc Bloch participe à la bataille du Nord (sa conduite lui vaut d'être cité à l'ordre du corps d'armée commandé par le général Blanchard). Finalement replié à Dunkerque à la fin du mois de mai, il est évacué en Angleterre, puis ramené en Normandie (Cherbourg, puis Caen[22]), avant de se replier à Rennes où il apprend (17 juin) la demande d'armistice de Pétain, devenu président du Conseil des ministres.
Le 18 juin, Marc Bloch assiste au passage de troupes allemandes dans Rennes[23]. Il décide alors de quitter son uniforme et de s'installer dans un hôtel, comme un simple civil. L'armistice est signé le 22 juin. Marc Bloch échappe ainsi à la captivité et quitte Rennes pour gagner sa maison dans la Creuse.
L'Etrange Défaite (juillet-septembre 1940)
[modifier | modifier le code]Il a vu de près le naufrage de la Troisième République. Marc Bloch tire de cet événement majeur, qui bouleverse sa vie, un livre, L'Étrange Défaite, écrit dans la maison qu'il possède dans le hameau de Fougères, commune du Bourg-d'Hem (Creuse), de juillet à . Ce livre, qu'il présente comme le témoignage d'un historien, sera publié seulement en 1946.
Il accuse les officiers d'état-major et les chefs militaires d'avoir conduit l'armée à la défaite « en préparant la guerre de la veille », il n'épargne pas les « instituteurs pacifistes » de l'entre-deux-guerres, ni la bourgeoisie, « qui avait cessé d'être heureuse » depuis la crise de 1929 et les réformes du Front populaire[24]. Outre « l'incapacité du commandement » qui fut « la cause directe du désastre », Bloch pointe les ratés de l'alliance franco-anglaise et l'efficacité psychologique des bombardements allemands[25].

La famille Bloch et les statuts des juifs (1940-1941)
[modifier | modifier le code]Après le coup d'État de Pétain[26] et Laval du 10 juillet 1940, puis la promulgation de la « loi portant statut des Juifs » du , il est exclu de la fonction publique par le régime de Vichy.
Son appartement parisien est réquisitionné par l'occupant et sa bibliothèque, qui compte entre 5000 et 7000 ouvrages, est expédiée en Allemagne[27].
Il est cependant rétabli dans ses fonctions le pour « services exceptionnels rendus à la Nation » (comme une dizaine d'autres personnalités victimes du statut) par le secrétaire d'État à l'Instruction publique, Jacques Chevalier (père de François Chevalier, élève de Marc Bloch, qui sera ultérieurement directeur de la Casa de Velázquez à Madrid) et nommé à la faculté de Strasbourg repliée à Clermont-Ferrand.
Le , Jacques Chevalier lui délivre un ordre de mission afin qu'il puisse partir aux États-Unis, accompagné de sa mère, de son épouse et de ses six enfants. Il n'en fait pas usage, ne voulant pas abandonner sa mère, âgée, malade et incapable de supporter le voyage[28]. Il y continue ses recherches dans des conditions de vie très difficiles et en proie aux pires inquiétudes.
Reparution des Annales
[modifier | modifier le code]Malgré l'Occupation, Lucien Febvre souhaite la reparution de la revue Les Annales alors que Bloch s’y oppose.
Sous la pression de Febvre, Bloch finit par accepter. L’autorisation de reparaître sous un autre titre est accordée par l'occupant[Quand ?].
Bloch, frappé par le statut des juifs d’, y publie sous un pseudonyme[29].
Professeur à Montpellier (1941)
[modifier | modifier le code]Du fait de la santé de sa femme, il obtient en 1941 une mutation à Montpellier[30], donc en zone non occupée à cette époque.
Le doyen de la faculté des Lettres de Montpellier, Augustin Fliche, catholique maréchaliste, antisémite et conservateur, essaye d’empêcher sa nomination, nourrissant un ressentiment à l'égard de l'historien. Il avertit ses supérieurs qu'un cours public de Marc Bloch pourrait provoquer des manifestations hostiles, dont il ne veut pas être tenu pour responsable[31]. Marc Bloch est chargé de cours sur l'histoire économique et monétaire de la France et de l'Europe moderne, mais ne peut travailler que dans des conditions très imparfaites, n'ayant pas accès à sa bibliothèque[31].
En outre, les lois du régime de Vichy sur le statut des juifs (notamment celle du 21 juin 1941, qui impose, entre autres, un quota d'étudiants juifs dans l'enseignement supérieur, ce qui touche directement son fils) ne font que compliquer la vie de la famille Bloch, qui vit dans des conditions précaires à Montpellier[31].
Apologie pour l'histoire
[modifier | modifier le code]Entre la fin 1940 et le début 1943, il rédige sans documentation et dans des conditions difficiles, Apologie pour l'histoire ou Métier d'historien (publié en 1949 par les soins de Lucien Febvre), livre « testament » dans lequel il résume les exigences singulières du métier d'historien[32].
Entrée dans la Résistance (1943) et arrestation (8 mars 1944)
[modifier | modifier le code]Il entre dans la clandestinité en 1943 alors qu'il est poussé à la retraite[30] ; auparavant, ses premiers contacts avec la Résistance sont difficiles à dater[30].
En 1943, à la suite de l'occupation de la zone Sud par l'armée allemande (11 novembre 1942), qui ne le laisse plus en sécurité nulle part, Marc Bloch s'engage dans la Résistance, passant dans la clandestinité (il utilise différentes fausses identités, avec de faux papiers, ainsi que des pseudonymes d'usage oral, notamment celui de « Narbonne »).
Il entre dans le mouvement Franc-Tireur, dont il devient un des chefs pour la région lyonnaise, puis devient responsable des Mouvements unis de la Résistance (MUR), issus de la fusion de Franc-Tireur, de Combat et de Libération-Sud. Il est alors secondé dans ses activités par Nina Morguleff (1915-1990), ingénieure et astrophysicienne née en Russie et arrivée en France en 1933 après avoir vécu en Allemagne à partir de 1920, avec sa mère, Lyuba Aisenstain.
Bloch est arrêté à Lyon le sur le pont de la Boucle (actuel pont Winston-Churchill), par l'équipe de Francis André[33], collaborateur français de la Gestapo.
Incarcéré à la prison Montluc, il est torturé pendant plusieurs jours, soumis à des coups et à des bains glacés, mais ne donne jamais aucune information utile[34],[35], ne fournissant à la Gestapo que des renseignements déjà connus ou inutilisables, conformément aux pratiques de la Résistance dans de telles circonstances[30].
Le soir, il enseigne la France à des prisonniers français[pas clair][16] ;
Mort pour la France (16 juin 1944)
[modifier | modifier le code]Le vendredi 16 juin 1944, il fait partie d'un groupe de prisonniers de Montluc emmenés en camion au lieudit Roussille[36] dans la commune de Saint-Didier-de-Formans[34] (département de l'Ain) pour être exécutés, sans qu'il y ait eu aucun jugement.
Il meurt dans la soirée de ce jour, fusillé dans le dos par quatre tueurs de la Gestapo, aux côtés de vingt-neuf[37] autres résistants assassinés[38] par groupes de quatre[16], « qu'il animait de son courage », comme le relate Georges Altman[39]. Celui-ci rapporte les paroles de Bloch rassurant un adolescent :
« Car on sait comme il est mort ; un gosse de seize ans tremblait près de lui : « Ça va faire mal. » Marc Bloch lui prit affectueusement le bras et dit seulement : « Mais non, petit, cela ne fait pas mal », et tomba en criant, le premier : « Vive la France ! »
Cette dernière phrase reste incertaine, Georges Altman n'ayant pas assisté à l'exécution. Étienne Bloch estime que les conditions de la mise à mort des prisonniers de ce convoi rendent ce cri peu probable. Les deux survivants du massacre n'ont pas non plus fait mention de ce fait[40] ; il est cependant affirmé par Lucien Febvre, qui écrit avoir vu en 1945 une photographie du « supplicié n° 14 », c'est-à-dire Marc Bloch[16].
Son épouse Simonne, dont la santé s'est détériorée, meurt peu après, le , à l'hôpital de Lyon[41].
Funérailles
[modifier | modifier le code]Les corps sont laissés sur place par les tueurs. Le lendemain matin, le maire du village les fait transporter dans une grange pour essayer de procéder à leur identification[42].
En 1977, les cendres de Marc Bloch sont transférées au cimetière du Bourg-d'Hem[43] (département de la Creuse). Le 23 juin 2026, ses cendres sont transférées au Panthéon.
Œuvre
[modifier | modifier le code]Apport à l'histoire du Moyen Âge : un legs considérable
[modifier | modifier le code]Marc Bloch, moins polémique que son aîné Lucien Febvre, le rejoint cependant par la rigueur de ses analyses et sa volonté d'ouvrir le champ de l'histoire aux autres disciplines scientifiques. De plus, sa contribution à l‘histoire médiévale, par la variété de ses sources et la rigueur de son analyse, reste encore aujourd'hui largement utilisée par les chercheurs.
À l'instar de ses collègues de l’École des Annales, Marc Bloch suggère de ne pas utiliser exclusivement les documents écrits, et de recourir à d’autres matériaux, artistiques, archéologiques, numismatiques…
Plus qu’aucun autre responsable des Annales, il s’oriente vers l’analyse des faits économiques. Également partisan d’une unicité des sciences de l'homme, il cherchera un recours permanent à la méthode comparative, favorisera la pluridisciplinarité et le travail collectif chez les historiens.
Réformateur de l’enseignement
[modifier | modifier le code]À partir d’avril 1943, Marc Bloch devient rédacteur en chef de la revue Les Cahiers politiques de la France combattante, dont la mission est de diffuser les recherches menées par le Comité général d’études (CGE), groupe d’experts constitué par Jean Moulin au sein du Conseil national de la Résistance. Il s’agit de réfléchir aux réformes constitutionnelles, politiques, économiques et sociales ainsi qu’à l’organisation administrative au lendemain de la Libération[44].
Marc Bloch fustige l’enseignement, dont l’objectif premier, à ses yeux, est de repérer, favoriser, former « les futurs gardiens de l’orthodoxie » et de repousser ce qu’il appelle « les têtes folles »[45]. Il en découle fatalement « la crainte de toute initiative, chez les maîtres comme chez les élèves ; la négation de toute libre curiosité ; le culte du succès substitué au goût de la connaissance »[46]. Seules importent la préparation et la réussite aux examens et concours. Dans un article paru en 1937, Marc Bloch écrivait déjà : « l’agrégation tire en arrière toutes nos facultés »[47]. Il ne faut alors pas s’étonner de l’existence d’« une des tares les plus pernicieuses de notre système actuel : celui de bachotage », tout juste bon à fabriquer des « chiens savants »[48].
Hommages et distinctions
[modifier | modifier le code]Décorations
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Chevalier de la Légion d'honneur à titre militaire (arrêté du 8 novembre 1920)[49],[50]
Croix de guerre - avec trois étoiles d'argent et une étoile de bronze (4 citations)
Croix de guerre 1939-1945 avec une étoile de vermeil (1 citation)
Médaille de la Résistance française avec rosette (décret du 24 avril 1946)[51]
Officier de l'Instruction publique[52],[53]
Croix du combattant volontaire de la Résistance à titre posthume
Médaille commémorative de la guerre -
Médaille interalliée de la Victoire.
Hommages
[modifier | modifier le code]- Rues et place : dans les années 1950, son nom est donné à une rue de Saint-Étienne à l’initiative d’Henri Falque[54], un de ses adjoints à Franc-Tireur ; en 1996, la place Marc-Bloch est inaugurée dans le 20e arrondissement de Paris. Plusieurs voies sont nommées en son honneur à Lyon, Besançon, Guéret…
- Parrain de promotion de grandes écoles : en 1995, une des promotions du 4e bataillon de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr (ESM4) porte le nom de « Capitaine Bloch » ; l'année suivante, c'est la 110e promotion de l'École supérieure des officiers de réserve spécialistes d'état-major (ESORSEM) qui porte ce nom ; en 1997, il est choisi comme parrain d'une promotion de l'ENA.
- Centre de recherche: le Centre Marc-Bloch[55], à Berlin, créé en 1992 et inauguré en 1994 sous ce nom, est un centre franco-allemand de recherche en sciences humaines sociales.
- Établissements d'enseignement : l'université des sciences humaines de Strasbourg (USHS), créée en 1971, porte son nom de 1998 à 2009[56] ; de nombreux établissements scolaires français (collèges et lycées) portent actuellement son nom, comme le lycée Marc-Bloch de Sérignan (Hérault), le lycée Marc-Bloch de Bischheim (Bas-Rhin), le lycée Marc-Bloch de Val-de-Reuil (Eure) ou encore le collège Marc-Bloch de Cournon-d'Auvergne (Puy-de-Dôme), anciennement collège Le Stade, renommé en .
- En juin 2006, plusieurs historiens demandent, dans Le Figaro littéraire, le transfert de ses cendres au Panthéon[57].
- L'aula du palais universitaire de Strasbourg porte le nom d'aula Marc-Bloch et une plaque rappelant son parcours est visible dans le hall d'entrée du bâtiment.
- Il y a une salle de cours Marc-Bloch au deuxième étage de la Sorbonne, à Paris.
- Le 15 juin 2024, la Société des sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse, dont Bloch était membre, a organisé un colloque au Bourg-d'Hem[58], commune où l'historien avait acheté une maison de campagne. Parmi les intervenants, figuraient les arrière-petits-enfants de Marc Bloch. Un dépôt de gerbe sur la tombe du grand homme dans le cimetière communal a conclu le colloque. Les actes de ce colloque ont été publiés sous forme d'un cahier spécial, inséré dans le volume annuel des Mémoires de la Société[59]. Cette manifestation a été labellisée « 80e anniversaire de la Libération ».
- Plaque de la place Marc-Bloch dans le 20e arrondissement de Paris.
- École Marc Bloch à Lyon
Panthéonisation le 23 juin 2026
[modifier | modifier le code]Sa panthéonisation est annoncée par le président de la République française, Emmanuel Macron, le 23 novembre 2024 lors de son discours pour les quatre-vingt ans de la libération de Strasbourg[60].
La cérémonie a lieu le 23 juin 2026[61], quatre-vingt-deux ans environ après l'assassinat de Marc Bloch (16 juin 1944). Elle concerne à la fois Marc Bloch et son épouse Simonne Vidal, dont le rôle dans l'œuvre et les activités de son mari a jusque-là été largement invisibilisé[62],[63].
À la demande des familles, leurs restes ne sont pas transférés dans la nécropole de la République où ce sont leurs cénotaphes qui sont érigés[64].
Afin de respecter leur mémoire, la famille a aussi posé comme condition à son acceptation de cet honneur l'absence de toute participation de l'extrême droite à la cérémonie[63],[65].
Restitution
[modifier | modifier le code]Un mois avant la panthéonisation de Marc Bloch, l’Allemagne restitue en mai 2026, à ses descendants et ceux de son épouse Simonne Vidal, sept ouvrages volés par les nazis en 1942 dans la bibliothèque du médiéviste, qui comptait alors quelque 5 000 à 7 000 ouvrages, lors des persécutions antisémites[27],[66]. La cérémonie a lieu à l’ambassade de France à Berlin pour marquer la « reconnaissance majeure d’une injustice historique » et « un signe fort de l’amitié franco-allemande »[66].
Publications
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- Rois et Serfs, un chapitre d'histoire capétienne ; thèse soutenue en 1920. Voir en ligne.
- Réflexions d'un historien sur les fausses nouvelles de la guerre[67], 1921 (extrait des Écrits de guerre) rééd. Allia, 2010.
- Les Rois thaumaturges, 1924 ; dernière réédition, Gallimard en 1998 (en lire sur Classiques.uqam).
- « La vie d'outre-tombe du roi Salomon », Revue belge de philologie et d'histoire, 1925, rééd. (avec préface de Florence Hulak et postface de Julien Théry) aux Presses universitaires de Lyon, 2024 présentation en ligne.
- Les Caractères originaux de l'histoire rurale française, Armand Colin, 1931 ; dernière réédition, Pocket, 2006, avec une préface de Pierre Toubert, tome 1 en ligne, tome 2 en ligne.
- La Société féodale, 2 vol., 1939-1940 ; dernière réédition, Albin Michel, en un seul volume, 1998, voir en ligne.
- L'Étrange Défaite, 1940 ; première publication en 1946 ; Folio, 1990 (ISBN 2070325695), voir en ligne.
- Apologie pour l'histoire ou Métier d'historien, 1941 ; première publication en 1949[68].
- La France sous les derniers Capétiens (1223-1328), 1958, voir en ligne.
- Seigneurie française et manoir anglais, 1960.
- Mélanges historiques, Paris, EPHE, 1963 ; rééd. Serge Fleury, Editions de l'EHESS, 1983 et Editions du CNRS, 2011.
- Souvenirs de guerre, 1914-1915, 1969.
- La Terre et le Paysan. Agriculture et vie rurale aux XVIIe et XVIIIe siècles, Armand Colin, 1999, recueil d'articles avec une préface d'Emmanuel Le Roy Ladurie.
- Correspondance
- « Lettres de la drôle de guerre », Les Cahiers de l'IHTP, cahier no 19, (lettres à son fils Étienne).
- Bryce et Mary Lyon, The birth of Annales history - the letters of Lucien Febvre and Marc Bloch to Henri Pirenne (1921-1935), Commission royale d'histoire, Bruxelles, 1991.
- Écrire la société féodale. Lettres à Henri Berr, 1924-1943, Paris, Éditions de l'IMEC, 1992.
- Avec Fritz Rörig, Correspondance (1928-1932), établie et présentée par Peter Schöttler, Cahiers Marc Bloch, no 1, 1994, p. 17-52.
- Lettres à Robert Boutruche, établies par Étienne Bloch, présentées et annotées par Bertrand Müller, Cahiers Marc Bloch, no 4, 1996, p. 25-98.
- Avec Lucien Febvre, Correspondance, édition établie et présentée et annotée par Bertrand Müller, 3 vol., Fayard, 2004.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Acte de naissance no 1598 du 6/07/1886 », extr. du registre d'état civil de Lyon 2e, cote 2E 815, image 32, sur Archives municipales de Lyon (consulté le ), p. 351v.
- 1 2 Florian Mazel, « Marc Bloc - l'invention d'une histoire sociale », Sciences humaines, no 389, , p. 72.
- ↑ « [AN - BB/31/47] - France - Listes d'optants | 1872 - 1872 », sur Geneanet (consulté le ).
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- ↑ Voir le sommaire
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- ↑ Apologie pour l'histoire ou métier d'historien.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]Ouvrages et articles biographiques
[modifier | modifier le code]- Bernard Lyon-Caen, « L'ascendance de Marc Bloch (1886-1944), historien et résistant », Revue du Cercle de généalogie juive, n° 87, juillet-septembre 2006.
- Alya Aglan, La Double Mort de Marc Bloch, Paris, Flammarion, 2026.
- Olivier Dumoulin, Marc Bloch, Paris, Presses de Sciences Po, coll. « Références facettes », , 329 p. (ISBN 2-7246-0791-0, présentation en ligne).
- « Marc Bloch, historien, citoyen, résistant », numéro spécial des Cahiers d'histoire, 2025, n° 164, en ligne sur le site Open Edition.
Marc Bloch historien
[modifier | modifier le code]- Hartmut Atsma (dir.) et André Burguière (dir.), Marc Bloch aujourd'hui : histoire comparée et sciences sociales, Paris, Éditions de l'EHESS, coll. « Recherches d'histoire et de sciences sociales » (no 41), , 454 p. (ISBN 2-7132-0944-7, présentation en ligne).
- Dominique Barthélemy, « Marc Bloch », dans Véronique Sales (coordination), Les Historiens, Paris, Armand Colin, , 349 p. (ISBN 2-200-26286-8), p. 85-103.
- André Burguière, « Bloch Marc, 1886-1944 », dans André Burguière (dir.), Dictionnaire des sciences historiques, Paris, Presses universitaires de France, , X-693 p. (ISBN 2-13-039361-6), p. 88-91.
- Carole Fink (trad. de l'anglais par Pierre Janin et Carole Fink), Marc Bloch : une vie au service de l'histoire, Paris, Presses universitaires de Lyon, , 313 p. (ISBN 2-7297-0586-4).}}
- Traduction de : (en) Carole Fink, Marc Bloch : A Life in History, Cambridge, Cambridge University Press, , XIX-371 p. (ISBN 0-521-37300-X, présentation en ligne), [présentation en ligne].
- Peter Schöttler (dir. avec Hans-Jörg Rheinberger), Marc Bloch et les crises du savoir, Berlin, 2011 (actes du colloque franco-allemand consacré à la pensée scientifique de Marc Bloch, du 4 au , Institut Max Planck d'histoire des sciences, Berlin, Preprint 418), en ligne sur le site de l'institut Max Planck.
- François-Olivier Touati, Marc Bloch et l'Angleterre, Paris, La Boutique de l'histoire, , 299 p. (ISBN 978-2-910828-39-4, présentation en ligne), [présentation en ligne].
- Ulrich Raulff (trad. de l'allemand par Olivier Mannoni, préf. André Burguière), Marc Bloch : un historien au XXe siècle, Paris, Éditions de la maison des Sciences de l'Homme, , XXXVI-374 p. (ISBN 2-7351-1059-1).
- Traduction de : (de) Ulrich Raulff, Ein Historiker im 20. Jahrhundert : Marc Bloch, Francfort-sur-le-Main, S. Fischer Verlag, , 510 p. (ISBN 3-10-062909-4).
En anglais
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En allemand
- (de) Peter Schöttler (dir.), Marc Bloch - Historiker und Widerstandskämpfer, Francfort, Campus-Verlag, 1999.
Marc Bloch officier et résistant
[modifier | modifier le code]- René Lévy, Les Écrivains français sous l'Occupation (1940-1944), Paris, Éditions l'Harmattan, 2014, p. 124. (ISBN 978-2-343-03813-1).
- Franck Johannès, « La guerre de Marc Bloch, « rare rescapé » des lois antijuives de Vichy mais rattrapé par la Gestapo », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- Florian Mazel et Yann Potin (dir.), Marc Bloch. L'histoire en résistance, Seuil, 2026.
- Laurent Douzou, « Dans l’ombre de Marc Bloch « Narbonne », Nina Morguleff « Nathalie » (1943-1944) », Cahiers d'histoire, 2025, n° 164, en ligne sur le site Open Edition.
- Stéphane Nivet, 1944 : l'assassinat de Marc Bloch, un historien dans la Résistance, Portet-sur-Garonne, Editions midi-pyrénéennes, , 46 p. (ISBN 9782494787483)
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Les archives privées de Marc Bloch sont conservées aux Archives nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine, sous les cotes AB/XIX/3796-AB/XIX/3852, AB/XIX/4270-AB/XIX/4275 et AB/XIX/5544 : Inventaire du fonds.
- Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris, « Reconstruire la bibliothèque de Marc Bloch », (DOI 10.34847/nkl.ac6emj63).
- « Marc Bloch (1886-1944) une vie en dates », sur clioweb.canalblog.com.
- « Marc Bloch (1886-1944) », sur cercleshoah.org (Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah).
- Guy Worms : Marc Bloch Un intellectuel en résistance Généalo-J, revue du CGJ, n° 165, .
- Bronisław Geremek, « Marc Bloch, historien et résistant », Annales. Histoire, Sciences sociales, nos 41-5, , p. 1091-1105 (lire en ligne).
- Correspondance d'Henri Piéron.
- « Marc Bloch, de l'antifascisme à la résistance, entretien avec l'historien Laurent Douzou », sur YouTube.
- Article OxfordReference.
- Emmanuel Laurentin, « Avoir raison avec Marc Bloch (5 épisodes) », sur France Culture, (consulté le ).
- Geneviève Ladouès, « Profils perdus : Marc Bloch (2 épisodes). », sur France Culture, (consulté le ).
- Franck Johannès, « La guerre de Marc Bloch, « rare rescapé » des lois antijuives de Vichy mais rattrapé par la Gestapo », Le Monde, (lire en ligne
). - Daniel Bloch, 4ème enfant de Marc Bloch.
- Les Annales dans la guerre correspondance Marc Bloch - Lucien Fèvre.
- Jean Sévillia, pour Le Figaro Magazine, « « Je ne me sens rien d’autre qu’un citoyen français » : Marc Bloch, un patriote au Panthéon », sur Le Figaro, (consulté le ).
Bases de données et dictionnaires
[modifier | modifier le code]- Archives conservées par :
- Archives nationales (AB/XIX/3796-AB/XIX/3852, AB/XIX/4270-AB/XIX/4275, p-sy73v3s9--v4lfdktu8q0l)
- Service historique de la Défense (GR 16 P 64936, AC 21 P 426 842)
- Ressources relatives à la recherche :
- Ressources relatives à la vie publique :
- Ressource relative à plusieurs domaines :
- Ressource relative aux militaires :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Britannica
- Brockhaus
- Den Store Danske Encyklopædi
- Deutsche Biographie
- Dizionario di Storia
- Enciclopedia italiana
- Gran Enciclopèdia Catalana
- Hrvatska Enciklopedija
- Internetowa encyklopedia PWN
- Nationalencyklopedin
- Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne
- Proleksis enciklopedija
- Store norske leksikon
- Treccani
- Universalis
- Marc Bloch
- Historien de la France
- Historien français du XXe siècle
- Historien français de l'économie
- Médiéviste français
- Historien des Annales
- Historien des idées
- Historien des sensibilités
- Professeur des universités
- Enseignant à l'université de Strasbourg
- Militaire français de la Première Guerre mondiale
- Militaire français de la Seconde Guerre mondiale
- Officier de réserve
- Capitaine français
- Résistant français
- Franc-Tireur
- Interné résistant
- Personne détenue à la prison Montluc
- Personne torturée pendant la Seconde Guerre mondiale
- Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1920
- Titulaire de la croix de guerre 1914-1918
- Titulaire de la croix de guerre 1939-1945
- Titulaire de la médaille de la Résistance française avec rosette
- Officier de l'Instruction publique
- Croix du combattant volontaire de la Résistance
- Docteur en histoire
- Agrégé d'histoire et géographie
- Élève de l'École normale supérieure
- Étudiant de l'université de Leipzig
- Élève du lycée Louis-le-Grand
- Naissance en juillet 1886
- Naissance dans le 2e arrondissement de Lyon
- Décès en juin 1944
- Décès dans l'Ain
- Décès à 57 ans
- Mort pour la France
- Personnalité exécutée par le Troisième Reich
- Personne fusillée en France
- Personnalité inhumée dans la Creuse
- Personne citée au Panthéon de Paris
- Personnalité transférée au Panthéon de Paris
- Pensionnaire de la Fondation Thiers
