Vickers Wellesley
| Vickers Wellesley | ||
| Constructeur | ||
|---|---|---|
| Rôle | Bombardier léger | |
| Statut | retiré du service | |
| Premier vol | ||
| Mise en service | ||
| Date de retrait | ||
| Motorisation | ||
| Moteur | Bristol Pegasus XX | |
| Nombre | 1 | |
| Type | moteur en étoile à 9 cylindres | |
| Puissance unitaire | 950 ch | |
| Dimensions | ||
| Envergure | 22,73 m | |
| Longueur | 11,96 m | |
| Hauteur | 3,76 m | |
| Surface alaire | 58,50 m2 | |
| Masses | ||
| À vide | 3 066 kg | |
| Maximale | 5 065 kg | |
| Performances | ||
| Vitesse maximale | 367 km/h | |
| Plafond | 10 058 m | |
| Rayon d'action | 1 786 km | |
| Armement | ||
| Interne | 907 kg de bombes | |
| Externe | 2 mitrailleuses Vickers de 7,7 mm | |
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Le Vickers Wellesley est un bombardier britannique qui servit, pendant la Seconde Guerre mondiale, de couverture aux troupes australiennes combattant en Afrique de l'Est. En 1938, il établit un record mondial de distance parcourue avec plus de 11 000 km franchis sans escale.
Conception
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Le Wellesley fut le premier avion de la Royal Air Force construit en utilisant une structure géodésique[1]. Il fut conçu en 1935 par l’ingénieur Barnes Wallis, qui avait inventé une telle structure pour les ballons dirigeables, et qui utilisera la même technique sur le bombardier bimoteur Vickers Wellington, ce qui fera le succès de cet appareil très solide. Le Wellesley était un monoplan à ailes basses, monomoteur, à la structure métallique. Il se reconnaissait immédiatement par sa voilure de grande envergure. Le prototype du Wellesley vola pour la première fois le . Une première commande de 96 exemplaires fut suivie par d’autres qui portèrent la production à 176 unités.
Engagements
[modifier | modifier le code]Le Wellesley arrive en escadrille en 1937. En , trois appareils de ce type, dotés de réservoirs supplémentaires, sont utilisés pour établir un record de distance de vol sans escale. Ils décollent de Ismaïlia dans le nord de l’Égypte, et deux d'entre eux atteignent Darwin, au nord de l'Australie. Le troisième, manquant de carburant, a dû se poser sur l'île de Timor, en Indonésie. Le vol Ismaïlia-Darwin, représentant 11 526 km en 48 heures, constitue un record qui tient toujours dans la catégorie des avions monomoteurs à moteur à pistons[2].
L'arrivée de bombardiers plus performants, les bimoteurs Vickers Wellington, Armstrong Whitworth Whitley et Handley Page Hampden, dans un contexte de course à l'armement, rend vite le Wellesley obsolète. Lorsque commence la seconde guerre mondiale, il n'est plus déployé par aucune escadrille sur le sol britannique, mais il est toujours utilisé dans l'Empire, ces avions ayant été redéployés en Égypte et au Soudan. L'entrée en guerre de l'Italie le fait brusquement entrer cette région dans la guerre : l'Italie menace la route maritime par laquelle le Royaume-Uni est relié à son empire et au pétrole du Moyen-Orient[3].
Le , des Wellesley basés au Soudan détruisent les dépôts de carburant de la base aérienne italienne d'Asmara, cette opération paralyse temporairement l'aviation italienne dans la région et gagne aux britanniques un temps précieux. Les Wellesley sont utilisés en soutien aux troupes du Commonwealth pendant toute la Campagne d'Afrique de l'Est[4]. Outre leur rôle de bombardiers, ils sont utilisés pour repérer les sous-marins en mer rouge. En , des Wellesley repèrent l'Unterseeboot 559, ensuite attaqué par des destroyers de la Royal Navy. Cette opération permet de s'emparer de livres de code de la machine Enigma[5].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Enzo Angelucci et Paolo Matricardi, Multiguide aviation – Les avions 3/ La seconde guerre mondiale : France, Allemagne, Angleterre, etc., Elsevier Sequoia, , 320 p. (ISBN 2-8003-0387-5), p. 18.
- ↑ Iain Robert Murray, Bouncing-bomb man: the science of Sir Barnes Wallis, Haynes, (ISBN 978-1-84425-588-7)
- ↑ Caroline Piquet, « Le canal de Suez : une route stratégique au cœur des conflits du Moyen-Orient au XXe siècle », Guerres mondiales et conflits contemporains, vol. 262, no 2, , p. 73–92 (ISSN 0984-2292, DOI 10.3917/gmcc.262.0073, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Stuart Slade, A Mighty Endeavor, Lulu.com, (ISBN 978-0-9859730-2-5, lire en ligne)
- ↑ (en-GB) Hugh Sebag-Montefiore, « The boarding of U-559 changed the war – now both sides tell their story », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Enzo Angelucci et Paolo Matricardi, Les avions, t. 3 : La Seconde Guerre mondiale - France, Allemagne, Angleterre, etc..., Elsevier Sequoia, coll. « Multiguide aviation », (ISBN 2-8003-0387-5), p. 18.