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Yann Kerlann

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Yann Kerlann
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 59 ans)
MorlaixVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Membre de

Jean Delalande, dit Yann Kerlann, né en 1910 à La Roche-sur-Yon et décédé en 1969 à Morlaix, et un instituteur et journaliste français.

Il collecte et créé des chansons en breton. Il succéde à Yann Sohier comme directeur de la revue bretonnante Ar Falz.

Enfance et études

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Il naît en Vendée. Après le décès de son père, un militaire, il part vivre à Morlaix avec sa mère, Pauline Joséphine Kerbiriou. C'est là qu'il commence à apprendre la langue bretonne, dans son dialecte trégorrois, auprès d'un menuisier originaire de Plouézoc'h[1].

Yann Kerlann succède à la direction d’Ar Falz, de 1935 à 1939[2] après avoir démissionné de son poste d'enseignant[3].

Seconde Guerre mondiale

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En 1941, il quitte ses fonctions au sein du PNB[3].

Il enseigne de 1941 à 1942 à Cléden[3].

Il crée en , une école privée bretonnante à Plestin-les-grèves[3]. Cette “’école en breton ” est annoncée le dans L'Heure Bretonne, qui, avec Arvor, dirigé par Roparz Hemon, participera au financement de l’école de Plestin[4].

Dans son ouvrage consacré aux écoles Diwan, Jean-Charles Perazzi, résume cette expérience :

« Pendant la dernière guerre mondiale, Yann Kerlann (Jean Delalande), ami et successeur de Yann Sohier à la tête d'Ar Falz, mensuel des instituteurs laïques partisans de l'enseignement du breton, a ouvert ainsi à Plestin-les-Grèves Skol Blistin. Mais son existence sera éphémère : un an. Et son initiateur, la guerre terminée, se verra condamné à "l'indignité nationale à vie". La République n'est pas toujours tendre pour les pionniers de l'Éducation nationale[5]. »

Après-guerre

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À la Libération, Yann Kerlann est condamné à l’indignité nationale[4].

Notes et références

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  1. Section du Parti communiste du Pays de Morlaix, « L'étrange destin du morlaisien Jean Delalande », sur morlaix.fr, Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez, (consulté le ).
  2. Mathilde Sempé, « La revue bretonne Ar Falz : « l’art social » en conjoncture de crise politique et littéraire (1945-1946) », COnTEXTES. Revue de sociologie de la littérature, no 16, (ISSN 1783-094X, DOI 10.4000/contextes.6115, lire en ligne, consulté le )
  3. 1 2 3 4 mlouarn, « La fondation d’une école nationaliste bretonnante: Skol Blistin », sur Master civilisations, cultures et sociétés, (consulté le )
  4. 1 2 Étude de Pierrik Le Guennec, La Raison, juillet 2001 (mensuel de la Fédération Nationale de la Libre Pensée) "Diwan, une école qui vient de loin".
  5. Perazzi 1998.

Articles connexes

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Bibliographie

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  • Morgane Louarn, Skol Blistin : première école nationaliste bretonne durant la Seconde Guerre mondiale (1942-1944). [Plestin-les-Grèves (Côtes-d'Armor)].

Mémoire de master 2, Histoire, Brest (2023). (Mémoire), Bibliothèque Yves-Gallo (Brest) - M-13792, , 200 p. (présentation en ligne)

  • Jean-Charles Perazzi, Diwan: vingt ans d'enthousiasme, de doute et d'espoir, Coop Breizh, (ISBN 978-2-84346-056-2)

Liens externes

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