Kappa Piscium
| Ascension droite | 23h 26m 55,955 87s[2] |
|---|---|
| Déclinaison | +01° 15′ 20,177 9″[2] |
| Constellation | Poissons |
| Magnitude apparente | 4,87 à 4,95[3] |
Localisation dans la constellation : Poissons | |
| Stade évolutif | séquence principale[4] |
|---|---|
| Type spectral | A2 Vp SrCrSi[5] |
| Indice U-B | −0,03[6] |
| Indice B-V | +0,04[6] |
| Variabilité | α2 CVn[3] |
| Vitesse radiale | −4,4 ± 0,6 km/s[7] |
|---|---|
| Mouvement propre |
μα = +87,005 mas/a[2] μδ = −95,945 mas/a[2] |
| Parallaxe | 20,315 4 ± 0,098 2 mas[2] |
| Distance | 49,224 ± 0,238 pc (∼161 al)[8] |
| Magnitude absolue | +1,59[9] |
| Masse |
2,02+0,13 −0,22 M☉[4] |
|---|---|
| Rayon | 1,78 ± 0,03 R☉[10],[4] |
| Gravité de surface (log g) | 4,2[10] |
| Luminosité | 17,2 ± 1,7 L☉[10],[4] |
| Température | 8 790 ± 230 K[10],[4] |
| Métallicité | [Fe/H] = +0,74[9] |
| Rotation | 38,4 ± 1,5 km/s[10] (1,42 j[4]) |
| Âge |
280+380 −200 Ma[4] |
Désignations
Kappa Piscium (en abrégé κ Psc) est une étoile variable de la constellation zodiacale des Poissons, située à environ 161 années-lumière de la Terre. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente qui varie autour de 4,9, forment un des sommets de l'astérisme connu comme l'anneau des Poissons.
Environnement stellaire
[modifier | modifier le code]Kappa Piscium présente une parallaxe annuelle de 20,32 ± 0,10 mas mesurée par le satellite Gaia, ce qui indique qu'elle est distante de 49,22 ± 0,24 pc (∼161 al) de la Terre[2]. Elle se rapproche du Système solaire à une vitesse radiale de −4 km/s[7]. Elle est un membre candidat du groupe mouvant de AB Doradus, une association d'étoiles d'âge similaire qui partagent un mouvement commun dans l'espace[11].
L'étoile possède deux compagnons visuels recensés dans les catalogues d'étoiles doubles et multiples, qui sont deux étoiles de magnitude 9,96 et 11,20[12]. Ce sont des compagnons purement optiques, qui apparaissent à proximité de Kappa Piscium par coïncidence[13],[12].
Propriétés
[modifier | modifier le code]Kappa Piscium est une étoile blanche de la séquence principale de type spectral A2 Vp SrCrSi[5]. La notation complexe du suffixe indique qu'il s'agit d'une étoile chimiquement particulière de type Ap[14], qui montre des surabondances notables en strontium (Sr), chrome (Cr) et silicium (Si). C'est une étoile variable de type α2 Canum Venaticorum dont la magnitude apparente varie entre 4,87 et 4,95[3]. Elle possède un faible champ magnétique actif[14] qui est à l'origine des fluctuations de luminosité lorsque l'étoile tourne sur elle-même. Elle montre également de nombreuses raies d'absorption de l'uranium, et possiblement de l'holmium, un élément rare, dans son spectre. La présence de l'uranium et de l'osmium pourrait s'expliquer par l'explosion d'une supernova à proximité[15].
On esime que Kappa Piscium est deux fois plus massive que le Soleil et qu'elle est âgée autour de 280 millions d'années[4]. Son rayon est 1,8 fois plus grand que le rayon solaire, elle est 17 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 8 790 K[10],[4]. L'étoile présente une vitesse de rotation projetée de 38 km/s[10] et il lui faut 1,42 jour pour compléter une rotation sur elle-même[4].
Nomenclature
[modifier | modifier le code]κ Piscium, romanisé Kappa Piscium, est la désignation de Bayer de l'étoile. Elle porte également la désignation de Flamsteed de 8 Piscium[8].
En astronomie chinoise traditionnelle, l'étoile fait partie de l'astérisme de Yunyu (en chinois 雲雨, pinyin : ), qui représente des « nuages et de la pluie ». Outre κ Piscium, cet astérisme comprend 12 Piscium, 21 Piscium et λ Piscium[16].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Kappa Piscium » (voir la liste des auteurs).
- ↑ (en) « MAST: Barbara A. Mikulski Archive for Space Telescopes », Space Telescope Science Institute (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674, , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
- 1 2 3 (en) N. N. Samus', E. V. Kazarovets et al., « General Catalogue of Variable Stars: Version GCVS 5.1 », Astronomy Reports, vol. 61, no 1, , p. 80-88 (DOI 10.1134/S1063772917010085, Bibcode 2017ARep...61...80S, lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 (en) M. Deal et al., « Fundamental properties of a selected sample of Ap stars: Inferences from interferometric and asteroseismic constraints », Astronomy & Astrophysics, vol. 655, , article no A106 (DOI 10.1051/0004-6361/202141740, Bibcode 2021A&A...655A.106R, arXiv 2111.03371).
- 1 2 (en) Helmut A. Abt et Nidia I. Morrell, « The Relation between Rotational Velocities and Spectral Peculiarities among A-Type Stars », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 99, , p. 135 (DOI 10.1086/192182
, Bibcode 1995ApJS...99..135A). - 1 2 (en) H. L. Johnson et al., « UBVRIJKL photometry of the bright stars », Communications of the Lunar and Planetary Laboratory, vol. 4, no 99, (Bibcode 1966CoLPL...4...99J).
- 1 2 (en) G. A. Gontcharov, « Pulkovo Compilation of Radial Velocities for 35 495 Hipparcos stars in a common system », Astronomy Letters, vol. 32, no 11, , p. 759 (DOI 10.1134/S1063773706110065, Bibcode 2006AstL...32..759G, arXiv 1606.08053).
- 1 2 3 (en) * kap Psc -- alpha2 CVn Variable sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
- 1 2 (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5, , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971, lire en ligne).
- 1 2 3 4 5 6 7 (en) A. M. Romanovskaya et al., « Fundamental parameters of the Ap-stars GO And, 84 UMa, and κ Psc », Astronomy & Astrophysics, vol. 650, , article no A125 (DOI 10.1051/0004-6361/202040234, Bibcode 2021A&A...650A.125D, arXiv 2104.08097).
- ↑ (en) Kyle McCarthy et Russel J. White, « The Sizes of the Nearest Young Stars », The Astronomical Journal, vol. 143, no 6, , p. 14, article no 134 (DOI 10.1088/0004-6256/143/6/134, Bibcode 2012AJ....143..134M, arXiv 1201.6600).
- 1 2 (en) Brian D. Mason et al., « The 2001 US Naval Observatory Double Star CD-ROM. I. The Washington Double Star Catalog », The Astronomical Journal, vol. 122, no 6, , p. 3466 (DOI 10.1086/323920
, Bibcode 2001AJ....122.3466M, lire en ligne, consulté le ). - ↑ (en) P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2, , p. 869–879 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x, Bibcode 2008MNRAS.389..869E, arXiv 0806.2878).
- 1 2 (en) Yu. V. Glagolevskij et al., « Spectroscopic study of the weak magnetic star HD220825-κPsc », Astrophysics, vol. 49, no 4, , p. 497–505 (DOI 10.1007/s10511-006-0048-5
, Bibcode 2006Ap.....49..497G). - ↑ (en) Christian K. Jørgensen, Noble Gas and High Temperature Chemistry, vol. 73, coll. « Structure and Bonding », , 199–226 p. (ISBN 978-3-540-52124-2, DOI 10.1007/3-540-52124-0_4), « Heavy elements synthesized in supernovae and detected in peculiar A-type stars ».
- ↑ (zh) AEEA (Activities of Exhibition and Education in Astronomy) 天文教育資訊網 2006 年 7 月 8 日 « https://web.archive.org/web/20120415055723/http://aeea.nmns.edu.tw/2006/0607/ap060708.html »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), .
Liens externes
[modifier | modifier le code]- (en) Kappa Piscium sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.