Canischio
| Canischio | |
| Noms | |
|---|---|
| Nom piémontais | Canis-cio |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Code postal | 10080 |
| Code ISTAT | 001052 |
| Code cadastral | B605 |
| Préfixe tél. | 0124 |
| Démographie | |
| Population | 269 hab.[1] (2026) |
| Densité | 22 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 45° 22′ 00″ nord, 7° 36′ 00″ est |
| Superficie | 1 200 ha = 12 km2 [2] |
| Divers | |
| Saint patron | San Lorenzo |
| Fête patronale | 10 août |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Turin. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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Canischio est une commune italienne de la ville métropolitaine de Turin, dans la région Piémont.
Géographie
[modifier | modifier le code]Canischio (*Canis-cio* [kaˈnisʧʊ] en piémontais) domine la vallée de la Gallenca (it), un torrent affluent de l’Orco, et est surplombée par le mont Soglio (it) et la Cima Mares (it).
Le sous-sol est caractérisé par des roches métamorphiques à la structure particulière, facilement divisibles en dalles. Cette caractéristique a permis, au fil du temps, leur utilisation pour les pavages ou les couvertures de toits en lauze. La vallée du Gallenca est un témoignage d’une faille de la croûte terrestre, la faille du Canavese, où deux plaques tectoniques en mouvement se rencontrent.
Histoire
[modifier | modifier le code]Origines et Moyen Âge
[modifier | modifier le code]Le nom de Canischio semble provenir d’un ermite nommé "Cane", qui vivait dans ces lieux au début du IXe siècle. Selon la tradition orale, transmise par les habitants de la vallée, Adélaïde de Suse aurait passé ses dernières années à Canischio et y serait morte en 1091.
Selon les légendes locales, Adélaïde aurait été enterrée dans l’ancienne église paroissiale Saint-Étienne, construite au-dessus du château de la Sala, dans le hameau de Fogliasso, qui aurait été sa résidence privilégiée. Aujourd’hui, ni le château ni l’église n’existent plus, et aucune trace de leur emplacement n’est visible.
Adélaïde de Suse, fille du roi Arduin, épousa en troisièmes noces Othon de Savoie, comte de Maurienne, lui apportant en dot le marquisat de Suse, le comté de Turin et la marche du Canavais. Ce sont ses enfants, issus de ce mariage, qui implantèrent en Italie l’ancienne maison de Savoie.
Époque moderne
[modifier | modifier le code]Au début du XXe siècle, Canischio comptait 1 550 habitants, disposait d’une banque et d’une mine d’or, toujours visitables, propriété d’une société anglaise. De nombreux habitants émigrèrent au début du XXe siècle vers la France et les États-Unis, où ils fondèrent des communautés soudées et marquées par une forte identité[3].
Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Pendant la Seconde Guerre mondiale, en août 1944, les Allemands, installés à l’hôtel Argentino, brûlèrent toutes les cabanes en représailles à l’assassinat d’un officier allemand par des partisans à Sale, près de la scierie. Les hommes de Canischio, trop âgés pour combattre, furent alignés devant l’église pour être fusillés, mais l’intervention du curé, Don Giuseppe Bosco, permit leur libération. Quelques jours plus tard, les Allemands tirèrent depuis Pratiglione pendant le couvre-feu. Un homme âgé, qui gardait ses chèvres, fut tué dans une fusillade entre les Allemands et les partisans. Une famille juive, en fuite, fut dénoncée et arrêtée, à l’exception d’un enfant caché et élevé par une habitante du village, la signora Boggio.
Le 30 juillet 1944, la bataille de Canischio opposa les partisans aux fascistes. Les combats, déclenchés par une opération de ratissage fasciste après une attaque partisane à Chivasso, impliquèrent des formations locales et des déserteurs tchécoslovaques de l’armée allemande. Les fascistes furent repoussés après plusieurs heures de combat. Les partisans, bien que moins équipés, parvinrent à semer la panique parmi les forces ennemies, qui durent battre en retraite dans l’obscurité[4].
Patrimoine
[modifier | modifier le code]- Église Saint-Laurent (it)
- Chapelle Saint-Grat (it) située dans le hameau de Rua di Sotto, avec un petit portique soutenu par des colonnes sur la façade. À l’intérieur, sur le fond de l’abside et les murs, se déroule un cycle de fresques de la fin du XVe siècle, attribué au "Maître de Canischio".
Administration
[modifier | modifier le code]Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Sparone, Cuorgnè, Alpette, San Colombano Belmonte, Pratiglione, Prascorsano.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Storia - Comune di Canischio », sur www.comune.canischio.to.it (consulté le )
- ↑ (it) Sapere.it, « Canìschio su Enciclopedia | Sapere.it » [archive du ], sur www.sapere.it (consulté le )
