Prarostino
| Prarustin Prarostino | |
| Noms | |
|---|---|
| Nom occitan | Prustin ou Prarostin |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Code postal | 10060 |
| Code ISTAT | 001205 |
| Préfixe tél. | 0121 |
| Démographie | |
| Gentilé | Prarostinesi |
| Population | 1 238 hab.[1] (2026) |
| Densité | 118 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 44° 52′ 00″ nord, 7° 16′ 00″ est |
| Altitude | Min. 738 m Max. 738 m |
| Superficie | 1 050 ha = 10,5 km2 [2] |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Turin. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
|
Prarostino est une commune de la ville métropolitaine de Turin, dans le Piémont, en Italie.
Géographie
[modifier | modifier le code]Prarostino se situe dans la zone pédemontane, non loin de Pinerolo, à la confluence du val Cluson et du val Pellice (aussi appelées Valli Valdesi). Le territoire communal s’étend en zone collinaire et montagneuse, avec une altitude variant de 450 mètres (Prustin da val) à environ 1 100 mètres (Prustin da munt). Le chef-lieu, San Bartolomeo, est situé à 738 mètres d’altitude.
Histoire
[modifier | modifier le code]Origines et premières mentions
[modifier | modifier le code]La première mention certaine de Prarostino remonte à un document de la comtesse Adélaïde du XIe siècle, daté du 8 septembre 1064. Ce document, un acte de donation en faveur de l’abbaye de Santa Maria di Pinerolo, cite Prarostino sous le nom de « Villaris Aldini » parmi les propriétés légées à l’abbaye. D’autres graphies apparaissent dans des documents ultérieurs, comme « Villare Aldini », « Villare Odini » ou « Uillararis Eudini ».
Le 17 décembre 1079, un autre document mentionne Prarostino sous le nom de « Villare Endini », dans un texte où Littone, Ottone et Berta s’engagent à ne pas troubler le monastère de Santa Maria di Pinerolo dans la possession du lieu de Miradolo et de Prarostino.
Le 18 avril 1122 (ou 1123), l’évêque Boson de Turin confirme la donation des églises de San Donato et San Maurizio à Pinerolo, incluant Prarostino sous le nom de « Villaris Aldini ».
Évolution médiévale et moderne
[modifier | modifier le code]Au XIIIe siècle, Prarostino est cité dans plusieurs bulles papales, comme celle d’Innocent II en 1139, confirmant les privilèges de l’abbaye de Pinerolo, incluant « Villare Eudinum ».
Prarostino fait partie de la castellanie de Miradolo, dépendante de la maison de Savoie. À partir de 1198, Miradolo est séparé de l’abbaye de Pinerolo et devient un territoire savoyard[3].
Période moderne : divisions et conflits religieux
[modifier | modifier le code]Au XVIIIe siècle, les « patentes de Pinerolo » de 1655 divisent la région en deux zones d’influence : San Secondo (catholique) et Prarostino (vaudois), avec pour chef-lieu San Bartolomeo. Cette division devient effective en 1658, et les communes de Prarostino et Roccapiatta sont officiellement constituées en 1661. Cependant, des décisions ducales dès 1596, 1603, 1609 et 1628 montrent une discrimination précoce entre les deux communautés.
En 1679, une partie du fief de San Secondo est vendue au comte Carlo Bianco, baron de Saint Marcel. En 1682, Victor-Amédée II reconnaît la commune de San Secondo sur les territoires non inclus dans la nouvelle commune de Prarostino. Les tensions entre les biens vaudois et catholiques persistent jusqu’en 1907, date à laquelle un nouveau cadastre fixe la frontière entre les deux communes au torrent Chiamogna.
Époque contemporaine
[modifier | modifier le code]En 1866, les pasteurs vaudois cessent d’être officiers d’état civil, et les registres sont transférés à la mairie. En 1928, un décret royal agrège les communes de Prarostino et Roccapiatta à celle de San Secondo di Pinerolo. La situation actuelle (communes distinctes de San Secondo et Prarostino, incluant Roccapiatta) est rétablie par un décret présidentiel du 16 avril 1959.
Seconde Guerre mondiale : le massacre du Bric
[modifier | modifier le code]Le 17 novembre 1944, un épisode tragique marque l’histoire de Prarostino : le « massacre du Bric ». Neuf civils sont assassinés par des nazis dans une maison isolée, la Casa del Bric. Les victimes, dont Ernesto Paschetto, Giuseppe Barotto, Cesare Simondetto, Michele Magnano, Aldo Nadasio, Cesare Paget et Alberto Coisson, ont été tuées après une journée de captivité. Un dixième civil, Stefano Peraldo, est abattu le 12 décembre 1944 par des partigians, après avoir porté une veste militaire. Une stèle commémorative est aujourd’hui placée près de la maison du Bric[4].
Patrimoine
[modifier | modifier le code]Le Faro della Libertà (Phare de la Liberté), situé à San Bartolomeo, conçu par les architectes Gabetti et Isola et inauguré le 18 juin 1967. Il rend hommage aux 600 partigians des 51 communes des vallées pinerolaises tombés pendant la lutte pour la libération.
Le Tempio Valdese di Roccapiatta (Temple vaudois de Roccapiatta), symbole de la présence protestante dans la région.
L’église San Bartolomeo, église catholique historique de la commune.
Administration
[modifier | modifier le code]Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Saint-Germain (San Germano Chisone), Angrogne (Angrogna), Saint-Second (San Secondo di Pinerolo), Bricherasio.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Comune di Prarostino - Vivere Prarostino - Territorio e storia - Storia », sur comune.prarostino.to.it (consulté le )
- ↑ « Comune di Prarostino » [archive du ], sur Comuni-Italiani.it (consulté le )
